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AIMELES Antiféminisme

(Péplum) 300 : la naissance d’un empire, fable antiféministe

Publié le 26 juin 2017 par Léonidas Durandal à 15 h 05 min

les hommes, mais une allégorie de leur immense force morale qui peut faire plier les circonstances matérielles.

Féministe 1ère, n’a donc qu’un but en tête : détruire la société athénienne qu’elle identifie au mal. Elle s’est faite initiée par un étranger, noir, qu’elle identifie au bien, et va se servir de ses pouvoirs pour opposer la société perse à Athènes.

Quand Darius, l’empereur perse, meurt de par la flèche de Thémistocle, il intime pourtant à son fils l’ordre de ne pas poursuivre de sa haine revencharde les auteurs du crime. Comme nombre de ses contemporains, il est superstitieux. Les dieux ne veulent pas le voir vaincre, et s’entêter serait aller au devant d’ennuis sans fin pour son peuple.

Seulement, Arthémis ne l’entend pas de cette oreille. Si les dieux ne veulent pas de la victoire perse, il faut que le fils de Darius devienne un dieu vivant et force ainsi le destin. Usant de ses pouvoirs de femme, elle lui donne alors le boulard, elle le valorise à l’excès pour qu’il devienne l’arme de sa vengeance. Pour arriver à ses fins, elle va détourner les paroles de Darius pour retourner le cerveau du fils, le transformant en une sorte d’oenuque imberbe et d’apparence homosexuelle.

En même temps, elle lui fera croire en sa toute puissance, en même temps, il ne sera qu’un pantin asexué à son service. Image du chevalier maman féministe ou du fils homosexuel sous l’emprise de sa mère symbolique, il personnifie à lui seul, de nombreuses images de mâles dégénérés.

Xerxès, le bourdon

D’ailleurs quand Xerxès, aura l’outrecuidance de s’opposer à ses décisions, et lui fera valoir son statut de dieu vivant, elle se moquera tout net de son avis et poursuivra dans ses idées vengeresses sans tenir compte aucunement de l’opinion de son soit-disant dieu. Entre la gay pride et sa haine, une féministe choisira toujours sa haine. Le film révèle combien les intérêts des uns et des autres s’opposent en vérité et combien cette alliance n’est que le fruit d’une convergence de considérations fragiles.

 

 

Face à Artémise 1ère, Thémistocle

Représentant de ce que la démocratie athénienne a de meilleur, Thémistocle est le pendant masculin d’Artémise. Compétent, ingénieux, courageux, il invite des hommes trop humains à croire en leur liberté, malgré tous les obstacles matériels qui leur font face. La démocratie est une idée qui doit être défendue. Cette défense a un prix. Elle ne peut se faire sans une forme de sacrifice. Le frère doit protéger la liberté du frère, quitte à donner sa vie pour lui au combat.

En filigranes, nous pouvons comprendre d’où la démocratie tire sa supériorité et sa faiblesse intrinsèque. Chacun de ses membres est jugé légitime à verser des fleuves de sang en toute bonne conscience au nom de la défense de ses intérêts. Dès lors, la démocratie ne peut être viable qu’en étant mâle, car quand elle devient femelle, elle oscille entre vacuité et totalitarisme.

Ce combat entre prédominance des valeurs féminines ou masculines, Thémistocle va le vivre intérieurement. Car Artémise, en représentante des femmes, tentatrice de toujours, va lui faire une proposition alléchante pour le faire douter de son engagement. Et voilà le nœud du film qui va se matérialiser dans une scène de sexe, plutôt ratée esthétiquement, mais très signifiante au niveau du scénario : qui va prendre le dessus du désir de confort ou de liberté, chez l’un ou chez l’autre.

La femme invite l’homme dont elle a senti toute la force, à rejoindre son camp. Elle sait qu’avec lui qu’il n’y aurait plus aucun frein à son pouvoir. Perversion toute féminine de l’idée de liberté, la liberté absolu qu’elle lui propose s’y oppose totalement. Pour elle, en suivant nos désirs individualistes, nous pourrions nous réaliser. L’essence du libéralisme quoi. Mais comme celui qui a fait un tout petit peu de philosophie le sait, la liberté se conquiert de haute lutte morale, et non dans un vil laisser aller.

Or, la compétence de Thémistocle le pousse à considérer sa liberté comme ayant plus de valeur que son intérêt individuel. Elle est en tout cas assez enracinée dans son être pour qu’il refuse la proposition d’Artémis. Dans cette scène de sexe où il est difficile de savoir qui va baiser l’autre, où l’affrontement entre hommes et femmes et la recherche de domination sont magnifiés dans des retournements suggestifs, il refuse la trahison, et recule aussi « >

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20 Commentaires

  1. Ping de Cyrus:

    Bonjour Monsieur Durandal,

    Je vous remercie beaucoup de votre réponse. Il n’y a aucun problème. Quant au lien sur l’analyse complète des films de Nolan, l’avez-vous ? Je suis curieux d’en savoir plus, puisque c’est un homme fascinant. Quant au film Interstellaire, rassurez-vous, je l’ai déjà vu, au cinéma avec mon ex-meilleur ami pour mes 27 ans, en janvier 2015. J’ai adoré le film, bien que je n’ai presque rien compris sur le plan scientifique dans la mesure où cela relevait de l’astronomie avancée. J’avais presque l’impression de voir quelque chose relevant d’une présentation post-doctorale. J’ai même acheté le DVD, mais je ne l’ai pas encore revu. Je prévois le revoir encore souvent, car je n’ai pas tout compris.

    Oui, en effet, nous avons des goûts similaires.

    Enfin, je vous rassure, ça ne me vexe pas du tout que vous mettiez de l’avant des films où les Perses, comme vous le dîtes,  » s’en prennent plein la tronche « , car l’identité persane et l’histoire de la Perse sont beaucoup plus une source de fierté, de dignité et de stabilité que le contraire. De plus, comme toute grande nation et ancien empire, nous connûmes des victoires militaires ET des défaites militaires. C’est l’histoire. C’est tout à fait normal. Je n’ai aucun complexe en la matière. De plus, je suis une personne, pour reprendre une expression bien connue,  » très ouverte d’esprit « , mais nullement dans le sens où l’entendent les libéraux-libertaires.

    Par ailleurs, nous les Perses, et ça, c’est aussi pour vous Madame Manuela, on sait faire avec les jolies femmes occidentales. Regardez ça, hihi 🙂 : https://mobile.twitter.com/britneyspears/media/grid?idx=4 sort avec ce beau gosse américain d’origine iranienne Sam Asghari : https://mobile.twitter.com/SamAsghari0/media/grid?idx=2

    So, qu’en pensez-vous ? Britney Spears l’adore. Ils se sont connus sur le tournage de ce clip vidéo de Britney :

    Cordialement,

    Cyrus

  2. Ping de Manuela:

    Personnellement je préfère Demolition Man. 🙂

  3. Ping de Cyrus:

    Bonjour Monsieur Durandal,

    Je vous écris pour vous faire deux suggestions. La première serait de nous faire l’une de vos brillantes analyses à partir de la trilogie Batman de Christopher Nolan. La seconde, de faire la même chose à partir de la trilogie La Matrice des frères Wachowski.

    Qu’en dîtes-vous ?

    Passez un bel été et reposez-vous bien.

    Cordialement,

    Cyrus

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Le problème est que les thématiques développées dans ces films que j’aime beaucoup, ne concernent pas directement l’antiféminisme. Dans la matrice, l’évocation féminine d’un système qui nous contrôlerait est largement développé, cependant, cela n’est jamais fait de manière sexuée, jamais relié aux femmes en tant que tel. La matrice n’est ni homme ni femme, c’est un des défauts du film. Je crois que ce film traite en principal de notre liberté individuelle. Quant aux films de Nolan, je crois avoir vu passer une analyse à laquelle il me serait difficile d’apporter un surplus d’intelligence. Et puis ce film, là aussi, traite des questions sexuelles à la marge. Christopher Nolan est très proche des femmes. J’ai failli faire l’analyse d’Interstellar, puis je me suis ravisé. Je ne sais pas si mes lecteurs, même fidèles auraient compris le lien que je voulais faire entre cette histoire et la crise d’identité du père dans nos sociétés occidentales. Cependant, si vous ne l’avez vu, je vous encourage vivement à le visionner, même si je pense que vous le connaissez déjà étant donné que nous avons des goûts similaires.

      PS : j’espère que vous n’êtes pas trop vexé de ce film où les Perses en prennent plein la tronche. Je me suis toujours demandé comment les Anglais avaient pu accueillir Braveheart.

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