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Analyse du livre de Mme E Badinter, « le conflit »

Publié le 26 octobre 2009 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

Dans le précédent livre de Mme Badinter, «fausse route», celle-ci tentait de faire la part des choses entre un mauvais et un bon féminisme. Elle essayait de recenser les erreurs qui avaient été commises par le féminisme. Nous, hommes militants, y avions vu une perche qui nous était tendue, comme une bouffée d’air au milieu du brouillard de la pensée unique. Enfin, la critique du féminisme n’était plus tabou (tout au moins par une femme). A l’époque, les folles totalitaires l’avaient fustigée comme une traître à la cause.

Pourtant tel n’était pas le cas.

 

Mme Badinter savait que la barque était en train de couler et qu’il fallait la sauver en donnant une issue viable à ce féminisme qui était en train de stériliser l’ensemble de la société, que ce soit idéologiquement, psychologiquement et même physiologiquement.

 

Dans ce livre, «le conflit», elle révèle enfin ses vraies intentions : couper chez les femmes le lien entre culture et nature continuant par d’autres moyens son travail de stérilisation. La mère est une gêne à l’épanouissement de la femme, et il faut que ce «travail» de mère, qui ne satisfait pas de nombreuses femmes, soit mis sur un second plan dans la vie de ces dites femmes (voir sur www.aimeles.fr l’antinomie entre féminisme et maternité). Les femmes de la nouvelle génération qui se concentrent sur leur vie de famille sont en train d’échouer pour elle. Elles reviennent au foyer et mettent en jeu l’indépendance des femmes si chèrement acquise. Les femmes françaises qui feraient un peu plus d’enfants que les autres, le feraient à cause des systèmes de garde de crèche et parce qu’elles auraient une distance culturelle envers leur progéniture.

 

Or tous ces raisonnements pèchent autant par idéologie que par logique. D’abord, ces femmes trentenaires qui ont choisi de s’occuper de leur famille plutôt que de s’investir dans leur milieu professionnel, ne sont pas plus bêtes que d’autres. Au contraire. Elles se sont aperçues que cette libération qu’on leur avait promise n’était qu’un mensonge. Loin d’être libérée, elles se sont retrouvées sous la double contrainte familiale et professionnelle. Mme Badinter explique que ce sont les hommes qui auraient dû prendre le relais, qu’ils ne l’ont pas fait, et que tel est la raison de l’échec de l’intégration professionnelle de ces femmes. Mais elle se trompe lourdement.  

 

Ce sont les femmes qui n’ont pas voulu lâcher prise sur le territoire de la maison, preuve en est les demandes des femmes lors des séparations, même seules, même insérées professionnellement, et désirant systématiquement assumer la résidence principale des enfants. Si ces femmes n’avaient attendu que d’être libérées de la «charge» des enfants lors des divorces, elles auraient majoritairement encouragé les résidences alternées et égales. Mais tel n’a pas été le cas. Au contraire, les femmes ont cherché à garder leur pouvoir dans le domaine qui leur était réservé, celui de la famille, tout en restant insérées professionnellement. Evidemment, cette double tâche, a été un poids qu’elles n’ont pas ou mal assumé. Mais ce n’est pas cette génération qui a remis en question ces choix idéologiques, elles en étaient bien incapables. Ce sont leurs filles. Ayant constaté l’échec total de leurs mères, premières victimes de la destruction des familles, ces femmes devenues responsables, se sont dites que le partage traditionnel n’avait pas que des désavantages. Ce partage leur offrait une sécurité plus grande, du temps pour s’occuper de ce qui les intéressait : les enfants; ce partage leur offrait également des hommes valorisés auprès d’elles, plus susceptibles de les soutenir. Mme Badinter analyse ce changement d’orientation des femmes trentenaires comme une simple révolte des filles envers leur maman, révolte générationnelle. Mme Badinter ne s’étonne même pas que cette révolte se fasse contre la mère et non plus contre le père comme c’était le cas quand les hommes avaient un peu d’autorité à l’intérieur de la famille. Elle accuse les mouvements naturalistes d’avoir travaillé à la régression (ligue du lait, naturopathie…).

 

Désormais, seules entres féministes dans le débat idéologique, après avoir exclu les hommes de la réflexion sur la famille, elles s’entretuent. Comme en 1789, tuer le père n’a pas résolu la violence mais n’a fait que l’amplifier.

 

Il y a plusieurs autres points qui pèchent dans l’analyse de Mme Badinter.

 

Passons sur le volet discrimination faites aux femmes, débile et mensonger au possible, et regardons les bons chiffres de la natalité aux USA qu’elle n’explique pas (bien meilleurs qu’en France qui n’arrive même pas au seuil de reproduction). Elle se félicite de la fécondité française en arguant des avancées féministes, système de “>

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5 Commentaires

  1. Commentaire de kasimar:

    Quant à la rhétorique de cours d’école sur celui qui aurait le plus peur et qui est un peureux, laissez-moi vous dire qu’il y a longtemps que j’ai dépassé ce stade

     

  2. Commentaire de kasimar:

    03b6cb79c98b0de1c9e31857dafb7211

    Des arguments LOL la bonne blague !

    En fait si t’as un minimum de neurones ce qui ne doit pas être ton cas, tu comprendrais qu’il voulait parler de féministes insultantes du genre sale macho phallocrate mangeur d’enfants, homme des cavernes …

    95 % des féministes à défaut d’avoir des arguments bien souvent à l’emporte cruche/pièce, font dans le procès d’intention malhonnête, la condescendance,la mauvaise foi ….

     

    C’est vous qui avez peur de vous confronter à nous n’inversez pas les rôles comme vous savez si bien le faire

     

    Si je ne connaissais pas quelques féministes assez intelligentes pour avoir un débat sérieux, je dirais que toutes les féministes sont des pauvres dindes sans cervelle qui ne cherchent qu’à enquiquiner l’autre et perdre le temps de l’adversaire .

  3. Commentaire de Olympe Groult:

    “(ici, les féministes sont mal venues :”

    Refusez-vous tout débat avec celles que vous prétendez combattre ? avez-vous peur qu’on vous oppose des arguments crédibles ? Je vous trouve bien peureux.

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