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AIMELES Antiféminisme

Assassiner la juge

Publié le 8 mars 2016 par Léonidas Durandal à 17 h 16 min

Par hasard, son regard s’était posé sur son cul. Ecorchu se demandait combien elle en avait violés. Pierrot avec ses fines moustaches et sa coupe « one again » sortie tout droit des années 80 avait bien la gueule de l’emploi. Mais les autres… Des petits, des grands, des maigres, des gros, des efféminés, des soldats, des commerciaux, généreux ou avides, courageux ou trouillards, des électriciens des services de télécommunication, des entrepreneurs dans le BTP ou des professeurs. Ecorchu avait beau les passer au crible, il ne leur trouvait rien en commun. La plupart étaient de grands naïfs, certes. Mais d’autres étaient perspicaces, comprenaient rapidement la situation dans laquelle ils s’étaient mis, faisaient preuve de sensibilité. Les visages des papas de l’association défilaient dans sa tête et le laissaient songeur.

Ce serait peut-être une bonne idée de la violer avant d’en finir avec elle. Cela lui ferait comprendre. Dérider ce cul raide et sans grâce de demi-lesbienne déjà vieille. Ecorchu en était certain, au moment où il la forcerait, avec un manche de pelle car il n’arriverait jamais à bander pour ça, les masques tomberaient. Les faux-semblants avec eux, non pas que ce fut elle d’ailleurs. Non, il en était convaincu, même la plus corrompue des juges tairait son indifférence à ce moment là. Elles ne choisissaient pas ce métier par hasard. Les plus saines croyaient participer à l’édification d’une société de malade. Mais s’amuser à singer des hommes pour toute cause d’orgasme était incompatible avec une sodomisation sans consentement. Ecorchu était rassuré.

L’apparence de probité de celle-là avait craqué durant l’audience. Son incompétence avait fait ressurgir dans ses yeux quelques bribes d’humanité. Bientôt il n’en resterait plus rien. Pas à cause de l’agression bien entendu, mais parce que c’était son destin. L’inexpérience seule avait promu cet instant de fragilité. Bientôt, il y aurait ce visage accueillant, bien maquillé, détendu et presque aimable, qui donnerait le change. Le pigeon la regarderait rassuré. Il se ferait plumer sans rien y comprendre.

L’agression était leur dernière chance de devenir humaines. Il la fallait comme rémanence de la loi naturelle, inévitable, juste, et qui seule donnerait à ces juges une opportunité de rédemption. Notre monde ne meurt pas de violence. Il meurt de lâcheté envers les vrais violents, les juges, les hauts placés, les inhumains lorsqu’ils gouvernent en toute impunité et que nous les laissons faire car ils peuvent tout nous enlever, notre maison, nos revenus, nos enfants, notre liberté. Ceux-là appellent loi, des lois qui protègent leurs agissements contre les libertés fondamentales des citoyens. Ils appellent probité de servir un système de collusion où la somme des incompétences sert à faire pencher le poids de la balance en faveur de leurs préjugés. Ils appellent humanité de servir la machine plutôt que les êtres humains qui permettent à cette machine de fonctionner. Mais pas besoin de tant de grandes phrases pour les connaître. Riches ou pauvres, ils peuvent se regarder dans la glace sans l’ombre d’un remord. Les gens honnêtes ne le peuvent pas.

Ecorchu savait tout cela. Trop bien éduqué, il avait mis du temps à faire sauter ces barrières sociales en lui, tout ce qu’il avait appris en matière de respect du corps humain, et des autres en général, tout ces empêchements à l’amour et à la justice. Et puis un jour, son rêve s’était accompli. Il n’avait plus vu ses proches pour ce qu’ils lui faisaient de mal ou de bien, mais pour le bien et le mal qu’il aurait pu leur faire. Il jugeait désormais de leurs besoins, plus que de ses besoins personnels. Certes, il ne savait pas toujours quoi faire, mais pour la juge, cela avait été clair rapidement. Il avait repensé à cette policière tunisienne qui avait privé de revenu un petit marchand ambulant, juste avant que celui-ci ne s’immole, et que la révolution n’éclate dans ce pays féministe. Au pays d’Ecorchu, l’immolation, ce n’était pas vraiment une solution. Les petits patrons s’immolaient dans leur entreprise, les chômeurs s’immolaient devant l’agence de l’emploi, les pères se suicidaient, mais personne ne réagissait. Il fallait autre chose pour susciter l’indignation, peut-être même susciter l’indignation contre soi pour obliger les gens à réfléchir.

C’est ainsi qu’Ecorchu s’était mis en tête de butter la dernière juge qu’il avait croisé. Au bout de quelques semaines, cette idée s’était imposée à lui comme d’une évidence. Sinon rien ne changerait. Les huissiers continueraient à fournir des constats partiaux voire erronés, les experts à évaluer des situations qui les dépassaient, les travailleurs sociaux à violer l’intimité des gens sans raison, les juges à échapper à leurs obligations sur ces bases faussées, et les innocents à être presque toujours condamnés.

Et puis celle-là avait tout pour plaire. Quand il l’avait suivie pour connaître l’adresse de son logement, il l’avait entre-aperçue faire ami ami avec l’avocat de la partie adverse. Ce con lui suçait la chatte, c’était évident. Avec son air de drogué efféminé, il faisait un joli couple tous les deux. Elle, juge, avec sa coupe militaire, son faux air viril fardé pour préserver ce qui lui restait de féminité, lui, ses cheveux longs et son teint suintant et pâle. Cette putain qui, durant l’audience, s’était gonflée d’orgueil quand Ecorchu avait dénoncé le conflit d’intérêts entre l’expert et certains prestataires… elle était passée rapidement à autre chose, et pour cause, elle se faisait brouter le minou tout en restant persuadée d’avoir les idées claires. Un comble. Son lécheur ne s’était pas d’ailleurs contenté de lui faire bénéficier des largesses de sa virilité dans l’intimité, il avait aussi monté un dossier sur mesure pour maîtresse Domina, tout plein d’erreurs de procédures, de faux semblants, de médisance… Si Ecorchu n’en était pas à son premier constat en la matière, il se disait que cette fois, l’allégorie judiciaire avait été poussée à son comble. Une audience médiocre dirigée par une femme pleine de certitudes désirant trancher entre celui de deux paons qui se plaindrait le mieux, et à qui il était demandé de jouer les putes, non décidément, c’était la shoah de la morale.

En se renseignant sur le net, Ecorchu avait retracé le vécu de la donzelle. En fait, elle était passée par le barreau avant d’être intégrée au tribunal, mêlant tous les défauts possibles des professions de juge et d’avocat. Elle végétait désormais dans une instance de province, attendant d’être à la hauteur de ses aspirations tandis qu’elle repoussait toujours plus loin le constat évident de sa faillite personnelle et professionnelle. Ecorchu souriait en s’imaginant lui rendre service.

Pour rester discret, il avait pris son temps et avait su la filer en toute discrétion. Le chasseur était maintenant chassé, et cette idée le remplissait d’une joie qu’il réprimait autant que possible. Il n’était pas tellement sain de se faire plaisir en même temps que de rendre justice. Il fallait rester lucide, la vie offre très peu d’occasions de ce genre, d’habitude. Mais là, qui sait, Dieu lui envoyait peut-être un signe.

Elle prenait son café à 8h précise, arrivait en retard, discutait avec ses collègues, parfois des avocats. Elle finissait par demander qu’on lui apporte un ou deux dossiers afin de les étudier, puis prenait des notes le dos bien raide, faisant voler son crayon à encre noire et quelques stabilos aussi rapidement que possible. Il fallait anticiper sur l’audience pour que le jugement soit rendu prestement, et surtout, pouvoir partir au plus tôt.

Ecorchu s’était dit qu’au tribunal c’était trop risqué. Il avait donc crocheté la serrure de sa petite maison de ville, puis avait trouvé une planque sous le faux plafond. La première fois, il avait pris le temps de l’observer jusqu’à ce qu’elle fut couchée. Là, une idée géniale lui était venue. Il ne fallait surtout pas qu’elle meurt. Elle ne devait pas servir seulement d’exemple, non, elle avait droit à la rédemption. Il fallait qu’elle fasse comme tous ces pères ou ces autres justiciables qu’elle avait brisés, qu’elle continue à souffrir après l’exécution de la sentence pour enfin pouvoir réagir. Se mettre dans la peau d’un survivant à qui on avait tout pris. Enfin, pas comme toutes ses victimes à elle, dont certaines s’étaient suicidés avant je veux dire. Plutôt comme lui, Ecorchu, qui était revenu de l’enfer pour s’attaquer au démon. Oui, elle comprendrait bientôt le mal qu’elle avait fait en suivant la loi qui ne se dit pas, sans l’ombre d’un remord.

Ecorchu ne lui demandait pas de prendre tout sur elle, mais seulement un peu, juste pour qu’elle s’aperçoive. Inutile de l’écraser, même si elle, n’avait jamais hésité dans son métier. Ecorchu ne voulait surtout pas se rabaisser à son niveau, mais au contraire, faire de la politique au sens noble du terme. Dans ce monde judiciaire tellement fier de ses actes qu’il ne cherchait qu’à se prémunir contre toute responsabilité individuelle, elle assumerait un peu, enfin, sa culpabilité personnelle. Bon, si elle devait mourir à cause de lui, ce serait vraiment dommage. Mais de toutes les manières, que valait la peau d’une juge, quand une seule de celles-là poussait au suicide des dizaines de pères chaque année, ou qu’elle les jetait à la rue, ou qu’elle fabriquait des orphelins à la pelle… en fait, Ecorchu en était persuadé, c’était une mesure de salut public.

Le nez encore rempli des odeurs de vin et de miel de la veille, il était donc revenu dans l’après-midi avec son fusil de chasse, démonté et caché dans son épais cuir. De nouveau il avait crocheté la serrure, avait jeté un coup d’oeil du côté des alcools en regrettant amèrement de ne pouvoir en profiter. Il avait monté son arme avec concentration, puis s’était posté dans l’angle des toilettes où il savait qu’il pourrait l’avoir de dos. Et là, il était resté immobile, repensant aux visages présents ou disparus de ces pères de l’association qui l’avaient convaincu d’agir. Il se disait que si parmi les milliers de pères qui s’étaient suicidés, 2 ou 3 avaient retourné la violence injuste subie contre 2 ou 3 magistrats corrompus, le problème de la responsabilisation des juges aurait été résolu depuis for longtemps. Mais comme disait le dicton, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Quand elle entra, elle agit à l’identique de la veille, mécanique bien huilée, posant ses vêtements et ses clés sur la table, allumant la radio, avant d’aller se préparer un petit noir. Tandis qu’elle appuyait sur le bouton marche de la cafetière, Ecorchu était déjà derrière elle, à 5-6 m de distance. Il pointa le fusil de chasse dans sa direction, puis abaissa le canon au niveau de ses genoux et fit sonner du corps en un coup précis tiré sans l’ombre d’un remord. Enfin, le diable était puni et gisait dans une marre de sang. Il s’approcha en faisant tomber des casseroles par terre avec perte et fracas pour ne pas éveiller les soupçons des voisins. Il se demanda s’il devait décharger une deuxième fois en direction des jambes, mais il était satisfait. Le tir avait touché les deux membres inférieurs sans provoquer une hémorragie trop prête de la cuisse. Par contre, ses genoux étaient en bouillie. Elle aurait tout le temps de songer à ses péchés dans son fauteuil roulant. Bien vite, il se retourna, défit son arme, et la remit dans son cuir, prévint le baveux de cette pute avec le téléphone fixe de la maison, en veillant à ne laisser ni empruntes, ni traces ADN, puis sortit de la maison aussi calme qu’il y était entré. Evidemment, il prévint aussi la presse, en promettant d’autres actions de son groupe politique etc etc. ce qu’il ne fit jamais pour laisser ce plaisir à d’autres, et perdre la police en conjectures.

12 Commentaires

  1. Ping de gastirad39:

    A l’occasion du 8 mars, la propagande féministe s’est déchaînée une fois de plus pour plaindre ces femmes victimes, exploitées par leurs compagnons. La réalité, c’est l’inverse !

     Les preuves ? 3 enquêtes  irréfutables http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1377#inter1

    Temps professionnel :  moyenne H : 3h55/j (37h15 /s)  / F : 2h39/j (29h05 / s) 

    Temps Domestique : moyenne H : 2h24 / F 3h52 

    Il apparait donc  que les hommes travaillent professionnellement 1h16 mn/j  de plus que les femmes et celles-ci en temps domestique font 1h 28 mn  de plus. Au total, les femmes effectuent 12 mn de plus de travail gratuit. Gratuit ? Non ! Car l’homme effectue ainsi les 2/3 du travail professionnel du couple et par conséquent apporte les 2/3 des revenus.

    Vérifions avec

    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1492

     

    En moyenne, les femmes contribuent à hauteur de 36 % aux revenus du couple (en 2011). Ce qui signifie qu’en échange des 12mn/j  de travail gratuit de sa femme, l’homme apporte 64% des revenus ! Presque les 2/3. Et cela ne change pas beaucoup . Entre 2002 et 2011 le revenu apporté par elles est passé de 33 à 36%. Il est évident que ce « partage » les avantage énormément. Car  ces 12mn leur permettent de régner sur la famille. La preuve avec :

    http://www.ilec.asso.fr/ADMIN_ILEC/download/publications/bulletins/450.pdf

    Selon notre panel sur la consommation des ménages à domicile, dans 85 % des cas les

    femmes sont les « personnes responsables des achats » au sein du foyer. Il apparaît aussi

    que le budget total dépensé par les femmes en PGC  (produits de grande consommation) était, en 2013, 2,5 fois supérieur à celui dépensé par les hommes.

    Il faut s’interroger sur qui décide, qui dépense quoi, qui contrôle… », prévient Caroline Henchoz.
    Qui exploite qui ?

    Et ce n’est pas tout. Ce temps domestique leur permet aussi de régner sur les enfants et de gagner 75% des divorces. Hors gagner un divorce c’est s’attribuer une part prédominante des biens communs, dont les 2/3 proviennent du travail professionnel de l’homme.

    Résumons. Dans un couple, même en 2011, l’homme travaille les 2/3 du temps professionnel et en toute logique gagne les 2/3 des revenus du couple. Sa femme compense en temps domestique effectuant les 2/3 de ce travail (+12mn / J). Mais ce travail féminin est loin d’être gratuit, car il donne le temps (et le pouvoir) à la femme d’effectuer 85% des achats (donc de dépenser les ¾ du salaire de l’homme) , de régner sur les enfants et de gagner 75% des divorces grâce aux lois féministes des années 1970. Je pose donc la question. Dans un couple, est-ce l’homme qui exploite la femme ? ou bien est-ce la femme qui profite outrageusement du travail de l’homme grâce à la propagande et aux lois féministes ?

  2. Ping de gastirad39:

    Voilà une bonne façon de célébrer la journée de la femme ! Sans doute extrême et provocatrice … Quoique ? cette violence m’amène à poser des questions. Comment se fait-il que ces hommes dépeints comme violents, surtout envers les femmes n’aient jamais, à ma connaissance attenté à la vie des juges, hommes ou femmes ? Des millions de pères ont subis toutes sortes d’injustices (privations de leurs enfants, spoliation de leurs biens, humiliations répétées …), souvent justifiées par d’injustifiables mensonges, sans jamais avoir recours à la violence. Voilà qui en dit long sur leur prétendue violence envers les femmes. On voit bien qu’il existe une sorte de sidération des hommes face aux injustices répétées dont ils sont l’objet. Est-ce parce qu’ils sont convaincus qu’ils sont impuissants face à la loi ? ou qu’ils manquent d’arguments pour se révolter face à une propagande tyranesque ?

  3. Ping de Hannibal:

    Absolument ignoble..

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