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AIMELES Antiféminisme

Art

(Roman) La grande libération #5 : la grand messe hologrammique

Publié le 1 septembre 2021 par Léonidas Durandal

Joyeuse de pouvoir se presser contre Donald, Caroline ronronnait. Elle avait sauté tel un petit cabri sur le lit puis s’était enfournée dans les draps aussi rapidement qu’une vipère cherchant le soleil en hiver, collant ses pieds froids contre les siens, tout chaud. Donald avait maugréé devant tant d’impudence, pris entre le plaisir de lui être utile cependant défiant. Puis elle avait commandé à la grande intelligence de leur transmettre les informations hologrammiques. C’était l’heure. A 20 heure tapante, ce que la ruche appelait la grand messe, sa grand messe avec son clergé, ses rites, ses animateurs, débutait implacablement. Les yeux de Caroline se mirent à briller devant le présentateur qu’elle chérissait plus que tout. Il avait l’air si rassurant avec ses gros sourcils broussailleux et sa voix grave. Un sorte de Donald bis.

Cet animateur avait commencé sur l’information choquante de la journée : des terroristes patriarcaux avaient voulu mettre le feu au bâtiment des novellantes, mais ils avaient été arrêtés in extremis chez eux, avant de commettre leur forfait. A leur domicile, la police de la ruche avait retrouvé des ustensiles proscrits comme des allumettes, des copeaux de bois non déclarés, et même un peu de pétrole. Et puis surtout, ils avaient tenu des propos dissidents sur les réseaux sociaux. Caroline trembla de tout son long. Ils l’avaient échappé belle. Heureusement que la ruche veillait sur elles.

Happée par l’image, elle finit par se confondre avec elle. La lumière hologrammique rebondissait sur sa peau lisse et quand bien même cette dernière aurait été ridée, elle aurait retrouvé sa prime jeunesse à cause de la surexposition, effaçant les plis et les bosses qui sont le produit de la souffrance et de l’incertitude d’une vie. A force de fixer les images, ses yeux semblaient comme sortis de leur orbite. Son regard béat et immobile fixait l’éternité. Mais à l’intérieur que de rebondissements ! Son âme passait par tous les états émotifs qu’elle devait refouler le reste de la journée pour ne pas froisser les autres membres de la ruche : peur, haine, mépris… tout allait en direction des terroristes, ou des autres.  Ses terreurs la poussait à faire toujours plus confiance aux reines, et à maudire toujours plus ceux qui désiraient bouleverser son monde et la perception qu’elle en avait, tous ces barbares qu’elle ne comprenait que trop, en marge de la ruche. Ces fous, ces anarchistes mettaient en péril le bonheur et le futur des petits enfants du groupe au nom de leur idéologie obscure et affreusement patriarcale. Ces « fanatiques » disait Yannick Pyjamas avaient fomenté leur plan durant des années. Représentant des extrêmes, ils s’étaient montés le cou sur internet, lieu heureusement infiltré par la police de la ruche. Que du factuel. L’information était implacable. Le crime ne faisait aucun doute. Caroline éructait. L’ordre avait été rétabli.

For heureusement, la ruche n’était pas entourée que de criminels. La deuxième information montrait une manifestation en faveur des droits de la ruche à combattre le patriarcat. 20 courageuses femmes avaient monté un opération d’envergure pour dénoncer les abus de Georges et autres Bill mal conçus. Elles réclamaient une élimination des modèles défectueux pour prévenir les débordements de violence.

Caroline n’en pouvait plus : 5 épouses malheureuses avaient dû subir les défauts de leur compagnon cette année. Et la ruche n’avait rien fait ! Tant de souffrances… Caroline frissonna de tout son long. Que toutes ces femmes aient pu endurer un si long calvaire ! Quand le journal télévisé donna les noms des martyres molestées tout en montrant leur photo, Caroline ne put retenir un cri de révolte. S’adressant aux assassins, elle lâcha : « Les salauds ! ». Puis elle jeta un œil de travers en direction de son Donald en se demandant si elle hébergeait un patriarcal à ses côtés et dans quelle mesure il pourrait dévier. Heureusement, le reportage précisait que son modèle n’était pas concerné, qu’il y avait eu défaut d’élevage au milieu de la pouponnière à cause de militants extrêmes infiltrés. Ceux-là aussi avaient été mis aux fers.

Interrogées durant la manifestation, nos courageuses militantes dénonçaient le « patriarcat résiduel » au sein de la ruche, mouvement qui devait être traqué par tous les moyens possibles et imaginables. Car le ventre de la bête immonde était encore chaud. Tapie dans l’obscurité, elle n’avait besoin que d’un peu de liberté pour nous faire revenir en arrière. Tant qu’une seule souffrait à cause d’elle, il faudrait combattre. Toutes étaient concernées. De ce fait, elles exigeaient « >

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(Roman) « La grande libération » #4 : la cuisine et le suicide

Publié le 9 juillet 2021 par Léonidas Durandal

Le monde s’enquit bizarrement de la blessure de Donald, surtout au travail, surtout les femmes. En rigolant, elles lui demandèrent s’il avait voulu jouer les guerriers en bricolant, comment ce pauvre chéri s’était fait mal, est-ce que ça faisait souffrir ? Lire la suite de cet article »

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Pour ne parler que de l’animation, Elfen Lied est un manga en 13 épisodes de Monsieur Okamoto Lynn (+ twitter). Nos elfes ont eu un succès incontestable au Japon. A ce point que désormais là-bas, ils peuplent nombre de créations originales. Il faut dire qu’ils renouvellent la personnification de ces petits kamis de la nature si chers à l’imaginaire nippon. Vous l’aurez compris, Elfen Lied, ou chant des elfes en Allemand, reprend notre folklore européen pour lui donner une autre dimension. Quoique.

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… (ce qui précède restera privé)

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(Microfiction) La farce

Publié le 8 février 2021 par Léonidas Durandal

(Microfiction) La farce

_ Nous vivons dans une société formidable.

_ Merveilleuse.

_ Quel spectacle !

_ Tu crois ?

_ Je me frotte les yeux tous les matins. Lire la suite de cet article »

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_ Alors on l’a fait !

_ Yes we can ! Lire la suite de cet article »

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(Roman) La grande libération #3 : la cérémonie de mariage

Publié le 28 décembre 2020 par Léonidas Durandal

L‘effervescence de sa nouvelle épouse surprenait Donald. L’annonce de la cérémonie l’avait soumise à une agitation peu commune, et qui l’avait entraîné. Et le choix des invités, n’était-il pas important ? Et leur place les uns par rapport aux autres ? Et ce que chacun porterait ? Ou dirait ? Et ce qui serait servi ? Et la musique durant la cérémonie ? L’imagination de Caroline ne tarissait pas avec la ferveur hallucinée d’une putain entrant dans la carrière. A ce point qu’elle tentait d’impliquer Donald sans s’attrister de le voir si apathique. Jubilant d’être à la tête des opérations, elle constatait avec délectation qu’il était peu enclin à lui damer le pion. Donald ne comprendrait jamais rien d’une telle démarche et elle le trouvait touchant parce que docile. 

-« Donald, que dis-tu de cette couleur pour les tables ? 

-Ca a l’air joli, c’est bien. »

Caroline s’était mise à sourire. Vraiment il n’y entendait rien. Elle aurait pu lui mettre n’importe quoi sous le nez, il ne serait pas sorti de son répertoire de phrases convenues. Son côté de mâle idiot la comblait d’aise. Elle s’était même amusée à se fâcher :

-«  Tu n’écoutes rien à ce que je te racontes.

-Mais si, je t’assure ma chérie. »

Ou une autre fois :

-«Je suis fatiguée, tu pourrais quand même me soutenir un peu plus.

-Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

-Vraiment, tu n’y comprends rien à rien. »

L’épouse parfaite. Il ne fallait pas le laisser aller ce gros imbécile. Elle allait le secouer, juste de quoi prendre le contrôle sur l’épaisse couche de graisse qu’elle ambitionnait de lui planter au milieu de son ventre trop parfait. Ainsi lui appartiendrait-il totalement, privé des moyens de réaliser ses pensées interdites.

***

Grâce aux conseils de Brigitte, et après plusieurs mois d’un travail acharné pris sur son temps libre, elle y était. Une robe hologrammique blanche, longue, et pleine de froufrous aux entournures, rehaussait sa chiche poitrine exposée à tous les regards. Quelques séances d’UV certifiés bio, avaient maté sa peau pour la faire ressortir. Et la voilà qui s’avançait à l’entrée de l’église hologrammique, apparemment sûre d’elle, vers l’autel tout au fond, au bras de son père réquisitionné pour la circonstance. Ce dernier, très mal à l’aise, avait été déstabilisé à l’annonce de cette mise en scène et du rôle qu’il devait y jouer. Une fresque si archaïque… Pourquoi le convier à un simulacre de cérémonie pour un banal contrat de mariage ? Qu’attendait-elle de lui exactement ? Sa fille était bien libre après tout, libre de faire ses choix et d’avancer dans la vie. Quelle mouche lui avait piqué d’en revenir à des stéréotypes d’un autre âge. Augurant son malaise, elle s’était pourvue de phrases bien senties :

-« Ne te prends pas la tête. Tiens-toi droit et marche lentement. Je te prendrai le bras jusqu’à l’autel et dès que nous y serons arrivés, tu pourras retourner à ta place. J’aimerais que tu ne regardes personne dans l’assemblée durant ton parcours. Fais comme si tu n’étais préoccupé que de moi, que j’étais le centre de tes attentions et que tu me cédais comme ton bien le plus précieux. »

Son père faillit s’étouffer : 

-« Mais c’est du n’importe quoi ! Qu’est-ce que t’a mis ta médiatrice dans la tête bon sang ! Mon bien le plus précieux ! C’est du patriarcat ça. Tu es libre ma petite. Tu ne vas pas te bercer de telles sornettes !

-Calme-toi papa. C’est un jeu, juste pour la cérémonie, une sorte de théâtre avec des figurants pour débloquer mon karma intérieur. Brigitte nous fait jouer une comédie du temps ancien. Cela ne changera rien à ce que nous sommes. Nous reviendrons à nos habitudes dès la cérémonie terminée. Tu ne dois rien prendre de tout cela au sérieux et au contraire t’en amuser.

-J’ai du mal à comprendre, mais pour le bien de la ruche, j’agirai selon tes ordres. Ca va bien au moins avec Donald… ça ne vient pas de lui toutes ces bêtises. Il ne force pas ton consentement au moins ?

-Ne t’inquiète pas. Je suis une grande fille maintenant. La ruche nous a appris à prendre en compte nos aspirations, bénies soient les reines. Et Brigitte m’est d’une aide précieuse sur ce chemin. Cela ne prêtera pas à conséquence pour le futur de mon union. Nous resterons à nos places. Mais j’en ai besoin inconsciemment… juste.. pour me débloquer… pour procréer.

-Ah… ce n’est que ça ! Tu aurais pu commencer par là. Maintenant, « >

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D’accord, les croyances païennes étaient prises au sérieux malgré leur ridicule. Elles étaient même jugées plus crédibles que celles des prêtres qui ont pourtant relevé l’Angleterre de l’époque. Et puis, il y avait aussi des femmes qui n’étaient pas à leur place, comme d’habitude. Mais diantre, en refusant de voir une hystérique hallucinée l’arme à la main, dans une telle production, je me privais de donner sa chance à celle-là ou à n’importe quelle autre. J’ai aussi supporté avec probité, le thème des violences conjugales, introduit aux forceps, mal traité et incongru comme une crotte de nez dans la soupe. Par habitude. Oui, car je n’ai pas encore renoncé à prêter l’oreille aux récits falsifiés de notre époque pour peu qu’ils me promettent de voyager un peu. J’étais même prêt à accepter le discours multiracial plaqué sur la nécessité de s’entendre entre différentes tribus saxonnes, danoises, et autres, afin de construire une grande nation ! 

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Le clown

Publié le 18 mai 2020 par Léonidas Durandal

Mal dans sa famille, il rêvait de jouer un autre. Réussissant tout ce qu’elle entreprenait, elle fantasmait d’être la muse d’un élève talentueux qu’elle porterait aux nues. Dans ce petit collège de province catholique étriqué, ils suivirent leur voie. Personne ne les en empêcherait puisque dans ce monde, tout n’est qu’apparence. L’enseignement catholique ? Une façade. D’ailleurs, les prélats conciliants se pressèrent de recaser la femme adultère, pauvre pécheresse en direction d’un mineur de moins de 15 ans sur qui elle avait autorité. Pour le bien de tous évidemment. Le milieu bourgeois ne fut pas en reste. La liaison du professeur et de l’élève en fit rire plus d’un ouvertement. Allons donc, dans trois ans, tout serait oublié. Le petit trouverait vite une plus jeune sur qui s’appuyer. Quant à cette femme, si belle, ne pas lui pardonner aurait été un péché.

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(Roman) La grande libération #2 : Donald arrive chez Caroline

Publié le 8 avril 2020 par Léonidas Durandal

Donald attendit sagement une parole de sa part. Caroline prit tout son temps. Elle l’observa fixement durant 30 secondes. Toujours son impassibilité qui la rassurait. Elle continua donc : Lire la suite de cet article »

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(Roman) La grande libération #1, le mariage de Caroline

Publié le 25 mars 2020 par Léonidas Durandal

Les filles étaient parties dans un éclat de rire :

_ « Tu ne vas pas choisir ce balourd de Donald quand même ! »

_ «  C’est mieux que ton Bill et son sourire niais ! »

_ « Il fait tout ce que je veux, j’ai pas à m’en plaindre. Et au lit…. » Lire la suite de cet article »

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Lettre aux survivants

Publié le 24 février 2020 par Léonidas Durandal

Bravo d’être encore là après la catastrophe. Ne dit-on pas que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Vous maintenez le flambeau de l’humanité allumé au milieu de l’ordure. Grande est votre mission. Petits sont vos moyens. Fausses sont vos idées. Doublement fausses même. Fausses parce que la vérité est une, mais qu’elle nous est cachée et qu’elle le restera à jamais, sauf si Dieu en décide autrement. Mais fausses aussi parce que vous avez survécu pour de mauvaises raisons. Vous étiez là au bon endroit au bon moment, par hasard. Il en est toujours ainsi durant les crises. Les plus chanceux ont survécu, est-ce une chance d’ailleurs ?

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Comment sortir de la haine ? Thomas Boulgrour a été leader d’un groupuscule gauchiste black bloc féministo intersectionnel multiracial non sexiste et non binaire. Aujourd’hui, fondateur de l’association Equilibrate life, il décrypte les mécanismes de radicalisation et alerte sur la montée d’un « gauchisme délirant ».

Thomas Boulgrour a été un des leaders du mouvement Black bloc One feet under, groupuscule gauchiste de centre Auvergne, avant de s’en éloigner dans les années 80’. Il a aujourd’hui fondé l’association Equilibrate life pour alerter sur les mécanismes du discours de haine qu’il connaît parfaitement : c’est lui qui gérait la ligne téléphonique Auvergne liberty net, qui permettait à des gauchistes d’être mis en contact avec leurs comparses. A l’heure où cette idéologie est aujourd’hui considérée comme une menace par Europol ou le FBI aux Etats-Unis, il décrypte les mécanismes de radicalisation des Black blocs forever.

La société entière semble plier sous les attaques gauchistes. Assassinats en série dans le ventre des femmes. Mutilations génitales de changement de sexe financées par la sécurité sociale. Fabrication d’enfants artificiels à la demande et racialement safes. Tiersmondisation des institutions. Stérilisation des populations intégrées. Que révèle ce mouvement ?

Il me fait penser à ce que j’ai vécu au milieu de mon groupe de gauchistes. Personne n’était jamais assez radical pour ne pas être suspect. La surenchère était permanente et définissait qui avait autorité sur les autres. Il fallait montrer patte blanche ou plutôt patte noire. Car personne n’était jamais assez bien surtout s’il ne cochait pas au moins 3 cases dans le « tableau victimaire » : négro, pédé, bougnoule, trans, homo, femme, migrant, asexuel etc… et comme dans le groupe nous étions tous des mâles blancs hétérosexuels fils de bourgeois, je ne vous raconte pas l’ambiance. Jamais nous ne nous posions la question de notre efficacité, ou de notre situation réelle, mais toujours nous nous perdions dans des revendications personnelles sans queue ni tête, et identitaires.

Peut-on vraiment parler de revendication identitaire chez les gauchistes ?

Nous étions persuadés que nous allions créer l’homme nouveau. Pour « libérer l’individu de ses chaînes », nous mettions les uns et les autres dans des cases, parfois biologiques, parfois culturelles. Qu’importe en vérité. Nous ne cessions de multiplier les identités nouvelles pour donner un cadre à notre délire collectif, et justifier nos attaques contre les identités anciennes sur lesquelles pourtant, nous définissions nos revendications. Sans identités, je crois que nous aurions perdu pieds. C’était une sorte de nazisme mais avec une nouvelle carapace en forme de tolérance pour tous. Mêmes effets, mêmes causes, et d’ailleurs mêmes revendications eugénistes, d’exclusion des mal pensant, de désocialisation de la dissidence. De l’étouffement à la mort. En un sens, nous étions plus efficaces que les génocidaires d’avant, car notre crime n’avait rien d’évident, même à nos propres yeux, surtout à nos propres yeux.

Comment avez-vous réussi à vous en sortir ?

Cela n’a pas été sans mal. Quand je suis parti, j’ai été blacklisté de partout. J’ai perdu mon travail, mes relations, mes amis. Ils m’ont tous tourné le dos du jour au lendemain. Même au pôle emploi, j’ai dû cacher mon pedigree sous peine de finir à la rue. Heureusement, il me restait encore un peu de famille réac qui était prête à m’accueillir, loin de mes « anciens amis ». Nombre de personnes qui restent dans le mouvement, le font d’ailleurs par peur, parce qu’ils n’ont aucun soutien à l’extérieur. Ils ne peuvent pas se permettre de tout quitter au risque de devenir SDF. La magie du socialisme.

Quel a été le déclic qui vous a permis de tourner le dos à ce mouvement ?

Je ne parlerai pas de déclic intellectuel. Le discours, tout ça, ça me convenait encore. J’étais un fervent croyant au service de la cause commune, contre l’oligachie. Je ne comprenais pas en quoi je la soutenais d’ailleurs. Je me voyais comme un vrai rebelle, surtout pas un kapo du système. Sauf qu’un jour, j’ai « >

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Dans notre pays, l’argent irrigue des productions culturelles de plus en plus folles, dernièrement liées à l’hypothèse du genre. Et la question se pose : que montrer à des adolescents qui ne soit pas niais ou toxique ? Dans les années à venir, il va falloir envisager de nous réfugier à l’étranger pour résoudre la question, au moins de temps en temps. Ca tombe bien, le Japon refuse l’immigration de masse et s’est plutôt décidé à donner des repères natalistes à ses natifs. Du coup, « Darling in the franxx » a pu voir le jour, manga en 26 épisodes qui remet l’Église au centre du village. Enfin, parlons plutôt de loi naturelle, puisque les Japonais, comme à leur habitude, aiment nager spirituellement dans le syncrétisme le plus complet. Vous y retrouverez donc surtout une conception culturelle païenne, mais avec quelques éléments disséminés de ci de là de catholicisme. Toujours est-il qu’en ces temps de stérilisation des populations en occident, ça fait du bien, un bien immense.

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Un jour, j’ai dit non au féminisme

Publié le 5 décembre 2019 par Léonidas Durandal

Je me rappelle clairement avoir vu mon pays du haut des marches du tribunal. Il n’y avait presque personne, qu’un vent froid et quelques passants obnubilés par leur travail. J’étais là avec ma pancarte, seul, cherchant à comprendre comment tant de bons sentiments dans les paroles avait pu déboucher sur si peu de dialogue. Mon regard s’est fait plus clair tandis que j’acceptais de voir d’où venait le problème, quel était un des noyaux nucléaires de l’hypocrisie, d’un de ceux qui m’avait conduit ici même.

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