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“Ce que le Père fait est bien fait”, conte traditionnel afin de pourvoir à l’éducation des féministes (version de Hans Andersen).

Publié le 3 mai 2014 par Léonidas Durandal à 22 h 00 min

Ce que le Père fait est bien fait

Cette histoire, je l’ai entendue dans mon enfance. Chaque fois que j’y pense, je la trouve plus intéressante. Il en est des histoires comme de bien des gens: avec l’âge, ils attirent de plus en plus l’attention. Vous avez certainement été déjà à la campagne, et vous avez vu de vieilles maisons de paysans.

Sur le toit de chaume, il y a des mauvaises herbes, de la mousse et un nid de cigognes. Ce sont les cigognes surtout qui ne doivent pas manquer. Les murs penchent, les fenêtres sont basses et une seule peut s’ouvrir. Le four ressemble à un ventre rebondi, les branches d’un sureau tombent sur une haie, et le sureau se trouve à une mare où nagent des canards. Il y a encore là un chien à l’attache, qui aboie après tout le monde, sans distinction.

Dans une de ces maisons de paysans habitaient deux vieilles gens, un paysan et sa femme. Ils n’avaient presque rien, et pourtant ils se trouvaient avoir quelque chose de trop, un cheval, qu’ils laissaient paître dans le fossé près de la grand-route. Le paysan l’enfourchait pour aller à la ville, et de temps en temps le prêtait à des voisins qui, en retour, lui rendaient quelques services.

Mais les vieux pensaient qu’il serait meilleur pour eux de vendre le cheval ou de l’échanger contre quelque objet plus utile. Mais contre quoi?

—Fais pour le mieux, mon vieux, disait la femme. Il y a une foire à la ville. Vas-y et vends le cheval, ou fais un échange; ce que tu feras sera bien fait.

Là-dessus, elle lui fit un beau nœud au mouchoir qu’il avait autour du cou, bien mieux que lui-même n’eût su le faire. Puis elle lissa son chapeau avec la main pour que la poussière s’y attachât moins et l’embrassa. Le voilà parti sur son cheval, pour le vendre ou l’échanger.

—Oui, oui, le vieux s’y entend, murmurait la vieille mère.

Le soleil brillait dans un ciel sans nuage. Il y avait beaucoup de poussière sur la route, car il passait beaucoup de gens qui se rendaient au marché en voiture, à cheval ou à pied. Nulle ombre sur le chemin. Parmi ceux qui marchaient à pied, il y avait un homme qui poussait devant lui une vache. Le vieux pensait:

—Elle doit donner du bon lait! Cheval contre vache, ce serait un bon échange.

—Écoute, l’homme à la vache. Je veux te proposer quelque chose. Un cheval est plus dur qu’une vache, n’est-ce pas? Mais cela ne me fait rien, car une vache me serait plus utile. Veux-tu que nous troquions?

—Avec plaisir, dit l’homme à la vache.

Et ils firent l’échange. Quand ce fut fait, le paysan eût pu revenir, puisqu’il avait obtenu ce qu’il voulait. Mais, comme il était parti pour aller au marché, il voulut s’y rendre, ne fût-ce que pour y jeter un coup d’œil. Il poussa donc sa vache devant lui. Il marchait très vite. Peu de temps après il vit un homme tenant un mouton par une corde. C’était un mouton bien gras.

—Il ferait rudement mon affaire, pensa notre homme. Nous aurions bien assez de nourriture pour lui sur le bord du fossé, et en hiver nous pourrions le garder dans notre chambre. Au fond, un mouton vaudrait mieux pour nous qu’une vache.

Veux-tu troquer avec moi? demanda-t-il.

—Parfaitement, dit l’autre.

On troqua donc et notre paysan continua sa route avec son mouton. Tout à coup il vit, dans un petit sentier, un homme portant une grosse oie sous le bras.

—Diable! voilà une fameuse oie! S’écria-t-il. Elle a beaucoup de plumes et est bien grasse. Ça ferait bien l’affaire de la mère! Elle pourrait lui donner nos restes, car elle dit souvent: «Tiens! si nous avions une oie pour manger ça!» Veux-tu changer ton oie pour mon mouton?

L’autre ne demanda pas mieux. Notre paysan prit donc son oie.

Il était alors tout près de la ville. Il y avait foule sur la grand route. Le champ de foire était plein de gens et d’animaux; on se pressait tellement que des gens passaient dans les champs de pommes de terre à côté.

Il y avait là une poule attachée par les pattes. Elle manquait d’être écrasée à chaque instant. C’était une très belle poule, avec “>

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3 Commentaires

  1. Commentaire de Pll:

    Elle fut écrite par le prêtre Gérard Bessière en 1928.http://equerre.blogspot.fr/2011/06/la-chaine-et-le-peigne-gerard-bessiere.html

  2. Commentaire de Pll:

    Oui ! retenue !Allez une autre histoire pour le plaisir de se remonter le moral !” Il était une fois un homme très pauvre qui vivait avec son épouse. Un jour, son épouse, qui avait de longs cheveux, lui demanda de lui acheter un peigne pour parvenir à se coiffer. L’homme, très désolé, lui dit qu’il n’avait même pas assez d’argent pour réparer le bracelet de sa montre qu’il venait de casser. Emue elle aussi, elle n’insista pas pour sa demande.L’homme alla à son travail en passant chez l’horloger. Il lui revendit sa montre abîmée à bas prix et s’en alla acheter un peigne pour son épouse.Le soir, il revint à la maison, le peigne dans la main, prêt à l’offrir. Quelle fut sa surprise lorsqu’il vit que son épouse s’était coupée les cheveux très courts, les avait vendus et tenait en main un nouveau bracelet de montre.Des larmes coulèrent simultanément de leurs yeux, non pas pour l’inutilité de leur acte, mais pour la réciprocité de leur amour. “

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