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Combat bioprotecteurs contre transhumanistes : nous ne sommes pas encore à la hauteur

Publié le 9 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 11 h 15 min

Constat

Qui a conscience que le combat autour des unions de duos oppose les bio-protecteurs et les transhumanistes ?

Les premiers se référant à la sacralité de le Création, se sont levés pour que les commandements qu’ils pensent avoir reçu de Dieu soient respectés. Les autres, ont décidé de se détacher progressivement d’une conception biologique des rapports humains et de suivre leurs propres désirs. Parfois inconscients de leur positivisme, ces derniers défendent le genre comme construction sociale pure de la sexuation. Le pouvoir de tout faire est leur horizon quelles qu’en soient les conséquences. Aucune manipulation biologique ne leur fait peur pour peu qu’elles soient entreprises progressivement. Cette ligne de fracture qui n’est pas encore nette parce que le combat n’a connu pour l’instant que quelques escarmouches, se révèle progressivement à la société au fur et à mesure que les modes de vies de chacun s’éloignent s’éloignent les uns des autres.

 

Combattants en place

Aux deux extrêmes, il y a Google et  par exemple, les universités de sociologie, d’un côté. Et de l’autre, les Catholiques accompagnés d’autres croyants monothéistes.

Les premiers veulent définir l’homme comme ils l’entendent et lui donner tout pouvoir d’agir sur son destin. Ils ont le désir d’aller vers un au-delà qu’ils ne sentent pas en eux. Les seconds ont accepté la présence de Dieu dans leur être et ils pensent que les limites naturelles de l’homme lui révèlent son humanité. Ils pensent aussi qu’à s’écarter de ces limites, les désordres au bonheur entraînés sont plus grands que les avantages. Les premiers accusent les seconds de vouloir les contraindre à une morale étroite qui sacrifie leur réalisation personnelle à une domination collective dont ils souffrent. Les seconds accusent les premiers de faire le malheur de l’humanité.

Les transhumanistes partent donc d’une vision personnelle de la société et pensent pouvoir prendre en charge toute souffrance individuelle pour faire advenir une révélation démiurgique (immanence). Les Catholiques pensent avoir reçu cette Révélation et croient pouvoir s’en servir pour essayer de prendre en charge les souffrances individuelles, dans l’imperfection.
A ce point de mon développement, je préfère préciser qu’il y a des personnes qui se croient transhumanistes alors qu’elles sont proches de la catholicité (certains écologistes) et qu’à l’inverse, il y a des Catholiques persuadés de vivre leur religion mais qui sont plutôt transhumanistes (progressistes).

 

Aspects génétiques : le déséquilibre entre sexe.

Le combat a commencé il y a longtemps, peut-être même depuis toujours si l’on considère que le bien et le mal existent. Les Catholiques dialoguent depuis longtemps avec ceux qui pensent pouvoir tout penser de leur propre chef, qu’ils soient marchands, Protestants, scientistes, darwinistes… Par contre, les transhumanistes appartiennent souvent à la génération spontanée. Ils suivent leur propre voie et s’ils font culture, ils la définissent par rapport à eux-mêmes et repartent toujours du début. Ils ne sont héritiers de rien et s’en défie d’ailleurs avec violence, ne sachant pas apparemment porter ce genre de croix. L’exemple qui m’a le plus marqué est celui du Protestantisme en Suède. Là-bas, l’immanence a tant imprégné les esprits que les églises chrétiennes poussent comme des champignons comme aux premiers temps de l’ère chrétienne. Il est proprement sidérant de voir ces enfants de Dieu essayer de réinventer le dogme en une seule génération et constater à quel point ils peuvent renouveler ces erreurs que nous avons dépassées depuis longtemps (on peut ainsi classer certains d’entre eux comme transhumanistes quand ils montent des églises homosexualistes par exemple).

 

Plus récemment le combat a pris une tout autre tournure avec l’entrée en lice de moyens scientifiques sans précédent. Il devient possible de procréer en intervenant à des niveaux biologiques de plus en plus précoces. Nous avons d’abord avorté les enfants avant de prendre conscience par l’échographie que le fœtus était vivant. Puis nous avons reproduit artificiellement la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule en dehors de l’utérus de la femme, pour donner naissance aux premiers enfants nés par procréation médicalement assistée. Nous avons sacrifié beaucoup d’enfants viables à cette fin. Puis nous avons sélectionné de plus en plus les spermatozoïdes et les embryons pour obtenir certaines caractéristiques génétiques. Une femme lesbienne peut désormais choisir  la couleur des yeux, le sexe, et plus généralement le patrimoine génétique de son enfant. A noter qu’elle choisit à 80% une fille quand elle en a la possibilité  (

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30 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Le PDG de Netflix pense qu’en 2070, il divertira des robots – avec ses très controversés « Casques Blancs » ? », RITV du 28/02/2017.

    Divertir des robots avec des humains. Toute une allégorie de l’homme orgueilleux.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « «Nous volons vers l’utérus artificiel» », Causeur du 13/06/2016.

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Jean-Marie Le Méné reçu à TV Liberté suite à la parution de son livre :

    • Commentaire de Manuela:

      Ils sont vraiment atteint, et ils pourront allaiter aussi? et ce sera uniquement pour les couples ou les hommes seuls pourront le faire? génération de psychopathe.

    • Commentaire de observateur:

      Aucune source pour l’article. Je me méfie du contenu.

      Une équipe de trois chercheurs américains? Lesquels? liens vers un résumé de leur publication, qui les a financé? Le lien vers l’article en anglais motherboard.vice.com n’est pas une source primaire.

      Il n’y a pas que les médias officiels qui racontent des bêtises.

      Surtout que j’ai pu lire exactement le contraire: nos chromosomes seraient porteur d’une horloge moléculaire qui quand elle est arrivée a terme déclenche la mort de la cellule. Cette horloge est impliquée dans le vieillissement mais aussi dans les mécanisme anticancer. Il semblerait que la mort soit le prix à payer pour maintenir la cohérence d’un organisme multicellulaire.

       

      • Commentaire de Léonidas Durandal:

        C’est parfois le soucis sur ce site; je crois que la personne qui s’en occupe néglige les sources car elle juge que ça n’a pas d’importance. Mais je remarqué qu’en général, les infos y étaient plutôt exactes. Donc pour cette info, mettre un point d’interrogation.

  4. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « Des spermatozoïdes créés en laboratoire », Figaro du 07/05/2015.

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