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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

féministes reviennent par la fenêtre. Animés par le complexe du sauveur, il est très difficile de leur faire entendre raison. Les femmes féministes essaient de s’en servir, mais après usage, elles s’aperçoivent souvent que leur présence pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Chassés de partout, voilà comment ils réagissent dans les années 70 :

 

« Les filles ont dit ‘on ressent le besoin de se mettre ensemble, c’est un message qu’on vous envoie à vous les mecs’… alors, oui, le message est passé, mais en même temps on disait ‘oui, ça va, mais arrêtez vos conneries, on est avec vous, vous allez pas nous rejeter’. Et ben, non, même si on était avec elles, par principe, parce qu’elles avaient quelque chose à échanger et qu’elles pouvaient pasle partager avec nous, il fallait qu’elles nous rejettent, qu’elles nous excluent. […] En réaction à la réunion de ces groupes de femmes, ben les hommes ont dit ‘mais qu’est-ce qu’on va faire nous ? Etben on va se réunir nous aussi et on va parler de nos rapports avec les femmes’. Et ça a donné ces groupes de conscience qui ont d’ailleurs perduré après à Paris et à Lyon aussi » (Robert 1972)

 

 

Christine Delphy résume bien la situation. Elle considère que ces hommes féministes « ne visent rien moins qu’à maintenir leur pouvoir jusqu’à l’intérieur du petit bastion de résistance à ce pouvoir » (p385)

 

 

Si je trouve cette idée ridicule parce que je ne crois pas que LES hommes dominent quoi que ce soit , je ne peux m’empêcher de penser qu’elle, au moins, est logique avec son idéologie. Ce n’est pas le cas de ces hommes féministes.

 

 


UN CONCEPT DE DOMINATION MASCULINE IMPOSSIBLE A ARTICULER POUR DES HOMMES.

 

 

Pourquoi la présence des hommes est une gène pour les féministes. Pour Mme Delphi, les hommes ont tendance à reproduire la domination patriarcale. Il y aurait donc une nature masculine ce à quoi, j’agrée entièrement, en particulier en ces temps de trouble sur le genre. Oui, chassez le naturel comme on dit et il revient au galop. En effet, comme tout homme, les hommes féministes sont :

 

1 Tentés de profiter de la présence des femmes.

 

 

Comme le précise Alban Jacquemart :

 « Le fait d’être un homme dans un groupe quasi exclusivement féminin peut se révéler valorisant ou simplement plaisant pour les militants, d’autant plus s’ils ont été en partie socialisés dans le monde des femmes. » (p266)

 

“Ayant grandi « dans les jupes des femmes » selon ses propres termes, Jean-Pierre se reconnaît dans un univers féminin comme une association féministe, d’autant plus que celle-ci le reconnaît comme légitime. Ainsi, il peut conclure, « donc je suis pas forcément un militant pour qu’il y ait plus d’hommes…».” (p267)

 

“Quand Benjamin souligne qu’il « y a aussi un côté valorisant d’être un homme féministe auprès de certaines femmes qui sont sensibles à ça, qui cherchent pas à avoir un homme dominateur, viril… bon ça, je pense que j’en ai joué un peu aussi, d’arriver avec une tarte aux pommes dans une soirée… c’est assez valorisé quoi »” (p267)

 

 

Un autre militant précise :

 

“« Y-avait beaucoup de tentations, la dimension sexuelle n’était pas exclue… c’était ça que vous vouliez me faire dire, hein ? [rires]

 

Non, pas du tout…

 

Je n’y étais pas insensible, je n’ai pas beaucoup pêché, mais c’était agréable… y avait, y avait “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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