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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

pas mal de filles, bon… je dirai pas que toutes les militantes étaient particulièrement sexy, mais enfin bon y en avait quelques-unes qui étaient très très belles »”

 

 

Alban Jacquemart poursuit :

 « Dans ce cas, il ne s’agit pas tant de se « reclasser » sur le marché sexuel que d’envisager le militantisme féministe comme une opportunité de multiplications des conquêtes sexuelles selon le modèle masculin hétérosexuel dominant. (p268)

Il est ainsi possible de relire la carrière militante de Léon Richer comme une tentative de s’imposer dans l’espace politique républicain alors en construction en s’arrogeant le leadership d’un problème social encore marginal. Tout son travail militant consiste alors à imposer la question des droits des femmes, dont il se fait l’expert, au cœur du programme politique républicain pour mieux s’imposer sur la scène politique. C’est d’ailleurs d’abord comme journaliste républicain qu’il est connu. » (p269)

 

 

Alban Jacquemart va jusqu’à faire le constat de l’étrange volonté de sortie pour le dominant du système de domination :

« Dans ce sens, les différentes rhétoriques mises en place visent à souligner que la lutte féministe n’est pas nécessairement contre les intérêts des hommes. Il est ainsi tout à fait significatif qu’aucun homme ne s’attarde sur les coûts pour les dominants de la sortie du rôle de dominant. Autrement dit, la mise en équation des coûts et bénéfices de l’abandon de l’exercice de la domination est sans conteste en faveur des bénéfices. (paradoxe du dominant qui tire plus de bénéfices au renoncement de la domination) »

 

 

L’homme féministe est donc soit un masochiste, soit un exploiteur qui s’ignore. Tel est l’un des paradoxes de cet objet militant non identifié.

 

 

Plus encore, il est persuadé d’avoir un rôle important dans sa soumission aux femmes :

« Ça marchera jamais si les hommes ne sont pas impliqués, si y a que des femmes d’un côté et les hommes de l’autre, ça marchera pas » (p363)

 

 

Comme si le dominant avait forcément besoin de son petit esclave pour survire… Toujours ce même complexe du sauveur au service des femmes. Je crois qu’il est possible ici de parler d’une forme de galanterie déplacée et que je vais étudier juste après :

 

 

2 L’impossible humanisme de l’homme féministe.

 

 

La théorie du genre queer, celle qui mène la danse de l’avant-garde féministe en ce moment est une forme d’humanisme désincarné qui a contaminé tous les esprits :

 

 

Jean -Claude militant mixité :

 « …mais ma préoccupation c’est pas le droit des femmes, c’est le droit de l’être humain » (p 394)

 

 

Cette réflexion pourrait être reprise par bon nombre d’hommes et de femmes imprégnés par l’esprit de notre temps. Elle vient d’une théorie qui réduit l’individu à une non-appartenance de sexe. Et elle a gagné une majorité de personnes de notre société terriblement individualiste, si ce n’est notre société individualiste qui a accouché de cette horreur intellectuelle. Et comme le fait mention Alban Jacquemart lui-même :

 « Le registre identitaire implique donc de se mobiliser au nom d’individus rejetant le système de genre. Il ne s’agit donc plus de suspendre la différenciation hommes/femmes uniquement dans la sphère publique, comme dans le cas du registre humaniste, mais d’en combattre la validité dans l’ensemble des sphères sociales. » (p396)

 

 

Se considérer humain sans se considérer homme relève d’un grand écart que beaucoup ne peuvent effectuer intellectuellement, et pour cause :

 « Jonathan regrette alors que certains soient « intéressés par les questions de déconstruction du genre, le queer, mais qui en fait refusaient de se “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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