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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

considérer comme un homme, et du coup… comment dire… prenaient pas acte de leur position privilégiée dans les rapports sociaux de sexe » (p374)

 

 

Si socialement, on ne se considère plus comme un homme, il faut qu’en même en revenir à ce concept, parce que la société l’impose. En fait sans ces catégories, hommes-femmes, c’est toute la réflexion féministe qui perd pieds, pas seulement la société. S’il n’y a plus d’hommes et de femmes, les catégories de la société sont aussi artificielles que la réflexion féministe sur le sujet. Il faudra bien nommer ce paradoxe que la théorie féministe traîne comme un boulet depuis plusieurs années sans pouvoir le résoudre, parce qu’il est tout simplement contradictoire avec le concept de domination patriarcale. En effet, le concept de genre queer qui est la théorie la plus aboutie en matière de genre, en vient forcément à nier la valeur proprement masculine ou féminine des êtres, et donc, à nier une partie de l’humanité tant qu’elle est différenciée et tant qu’elle rentre dans des catégories qui sont sensées perpétuer une forme de domination (elle peut ainsi définir la catégorie homme n’importe comment par exemple comme des postes de directions occupés par tel ou tel sexe, et qui ne correspondent à rien en nombre ou ou en pointant du doigt des portions de salaires entre hommes et femmes qui signent un manque d’implication des femmes dans le milieu salarié mais en l’imputant aux hommes, tout est bon pour obtenir l’indifférenciation en exigeant que l’ensemble de l’humanité fonctionne d’une manière unique, par rapport à la prise en compte du seul sexe, le féminin, tout en lui plaquant des valeurs masculines). La position humaniste de l’homme féministe qui se veut humain sans être dominateur, homme sans se référer à sa propre nature, et surtout sans se référer à la domination patriarcale intrinsèque de l’homme, cette position idéologique n’est tout simplement, pas tenable. De même pour les hommes qui se fantasment dégenrés. S’ils n’appartiennent plus à la catégories homme, la théorie féministe ne peut plus leur donner de place. Toute théorie qui est forcément un agrégat de quelques généralités ne peut plus se théoriser si elle ramène tout à des cas particuliers. Elle est le chaos, ici individualiste, qui résume tout à des rapports personnels comme savent si bien le faire les femmes quand elles ne comprennent plus rien à la science, quand elles n’ont plus été éduquées par des hommes respectables. Cette tentative de féminisation de la science n’est pas un cas unique dans l’histoire. En 1882, Céline Reenoz déclarait déjà que toute science était fausse car étant le résultat d’une pensée masculine. Le transfert de la pensée féminisée à la science se solde toujours par un chaos indescriptible. En 1882, ce discours ridicule pouvait aisément être rejeté loin de la société. Aujourd’hui, de nombreuses femmes malades ont contaminé de nombreux secteurs de l’université. Leur discours s’est affiné. Elles parlent toujours en tant que femmes. Elles attaquent toujours les hommes, et ce qu’elles considèrent être leur science, mais cette fois de manière indirecte et alambiquée. Dans ce couloir obscur, une vache n’y retrouverait pas son veau.

 

 

3 Réinventer l’eau chaude.

 

 

Ces personnes sans culture, qui veulent tout « déconstruire » comme ils se le proposent dans leurs programmes, redécouvrent l’eau chaude et s’affrontent de nouveau à toutes les expériences humaines qui ont été tentées il y a bien des années et qui ont fait que nous en sommes arrivés là où nous en sommes (à une société catholique). Ils ne proposent pas un modèle novateur quoiqu’ils puissent en penser, ils régressent aux premiers stades de la civilisation et jouissent de quelques découvertes qui ne sont que les prémisses d’une organisation sociale un peu plus évoluée. Ainsi reproduisent-ils de manière simple des relations de domination qui étaient prises en compte dans les sociétés traditionnelles avec plus d’acuité :

 

Un groupe d’anarchiste féministe :

 « Souvent ces milieux-là, on a beau être une poignée, ça s’est souvent transformé en guerre de coqs…on a pu assez vite retrouver les archétypes de la domination masculine, c’est-à-dire guerre de coqs, compétition…» (p373)

 

 

Le mur de la “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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