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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

masculin en étant « féminisés », les filles, elles, n’en bénéficieraient pas ? On peut interroger ici, ce qui nous est donné comme une évidence. Pourquoi les filles qui remplacent un garçon dans une famille ne bénéficieraient pas des avantages de ce comportement masculin ? Si cette proposition est admise sans être étudiée plus que cela, il y a une raison. De nombreux exemples prouvent que des femmes ont pu bénéficier d’une attitude « masculinisée » dans les sociétés reculées ou récentes, d’une Georges Sand à une Laurence Parisot. En fait ces femmes « masculinisées » ont pu bénéficier de tout temps des avantages des hommes, avec l’accord tacite de la société, et si cela gêne tant le professeur Jacquemart au point qu’il n’ait pas pu faire un raisonnement de bonne foi, contrairement au reste de sa thèse, c’est parce qu’en poursuivant son raisonnement, il aurait invalidé le théorie de la domination d’un sexe par l’autre et qu’il ne pouvait certainement pas le faire dans son document ou le jour de la présentation de sa thèse, s’il voulait obtenir son doctorat. En effet, qu’était-ce cette société du passé qui aurait valorisé les hommes et qui pourtant aurait permis, aujourd’hui comme hier, que certains garçons aient des valeurs féminines, sinon à affirmer que pour cette société, le principe mâle n’était pas et n’est pas conçu comme « dominant », mais simplement différent. Si les parents n’avaient jamais considéré le statut de femme comme inférieur, s’ils les avaient conçues comme dominées, ils n’auraient jamais essayé de faire de leur garçon, une fille. Et plus encore, si jamais ce genre de vision sur la domination entre sexes fut un jour un mode de fonctionnement plausible pour les gens de cette époque, en prenant la décision de faire d’un garçon une fille, il eût fallu qu’ils considérassent le statut de fille comme étant supérieur à celui de garçon… De même, ils ne se seraient jamais essayés à transformer leur fille en garçon en sachant que l’expression de cette « masculinité » n’eût pu trouver sa place dans la société, sauf à vouloir les rendre objectivement malheureux, raisonnement qui était forcément éloigné de personnes qui par définition donnaient un surcroît d’attention pour cet enfant dont ils voulaient qu’il leur ressemblât. Il faudra en conclure que de tous temps, il y aura eu de la place pour des filles et des garçons un peu hors norme, tant qu’ils ne remirent pas en cause la reproduction sociale. Ici, en examinant de plus près les rapports familiaux que Monsieur Jacquemart nous décrit, nous sommes bien loin de la domination patriarcale et d’une forme d’asymétrie en termes égalitaires. Ceci étant dit, passons au principal de notre propos et délectons-nous de la description de l’homme féministe, bien que sa souffrance personnelle nous rappelât à plus de compassion :

 

 

Pour moi, voilà ce qui ressort du travail de M Jacquemart. J’y ferai la description de l’homme féministe par étapes en illustrant mon propos par des phrases prononcés par des militants féministes plus ou moins connus.

 

 

ANTECEDENTS FAMILIAUX DE L’HOMME FEMINISTE.

 

 

1 Un père dévalorisé, une mère omniprésente.

 

 

Jérémy des panthères roses 2010 :

 

« Ma mère est médecin, elle gagne beaucoup plus d’argent que mon père, c’est l’autorité morale à la maison, enfin c’était l’autorité morale, l’autorité tout court, en gros mon père avait juste à acquiescer, et en même temps, elle faisait en plus la cuisine, le ménage et tout, elle avait les deux rôles en fait, mon père était absent, il était jamais là »

 

 

Thierry 2010 :

 

« J’ai grandi sans référent masculin » (Thierry 2010) (14 sur 34 interviewés par le professeur Jacquemart sont dans son cas)

 

 

2 Des garçons en manque de père ou bien des garçons qui jouent le rôle de la fille qui a manqué à la famille :

 

 

Laissons parler le professeur Jacquemart sur ce point :

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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