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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

une remise en question identitaire intérieure de ces hommes qui les aurait bouleversés au cours de leur engagement (p321). Puis quand il s’agit de dédouaner les organisations féministes de leur responsabilité dans cette remise en question, ce sont les antécédents psychologiques de ces hommes qui servent à justifier leurs taux élevés de suivi psychanalytique et de suicide (p322). Je cite le professeur Jacquemart : « Si trois autres enquêtés évoquent au cours de l’entretien une psychanalyse ou une thérapie, ces démarches ont été initiées avant l’engagement féministe. »

 

 

Alors, état antérieur, ou bouleversement provoqué par des idées extrémistes ? A mon avis, il semblerait bien plus logique de l’imputer à ces deux mouvements, l’un intérieur et l’autre extérieur, qui se trouveraient en résonance chez l’homme fragile :

Quand le militant sans père, féminisé, persiste dans ses convictions au lieu de les retravailler à l’expérience de son histoire, il navigue logiquement entre la dépression et le suicide. La recherche identitaire dans la non-identité, aboutit forcément à une perte d’identité. Dès lors l’explication du professeur Jacquemart sur les hommes qui s’engagent dans des groupes masculins et qui est vu comme un engagement par défaut par rapport au féminisme, ou symétrique, semble inexact (p328-329). Une défaillance dans le genre du côté masculin ne peut être résolue dans des groupes qui défendent les droits et les intérêts des femmes… Au contraire, l’engagement dans la défense des prérogatives masculines semblerait être un meilleur moyen pour eux de se sortir de leur trouble identitaire. Il n’y a donc pas d’un côté l’engagement féministe bourgeois qui se justifierait par une situation familiale particulière et de l’autre, un engagement petit bourgeois dans des organisations masculines qui pourrait se justifier pour des raisons parallèles ou pire par le manque de capital culturel de ces hommes (il faudrait d’ailleurs que le professeur Jacquemart précise sa pensée matérialiste sur ce point, même si l’engagement dans des organisations masculines n’était pas l’objet de sa thèse). Il y a des militants dont le trouble identitaire est tel qu’ils se tournent vers des organisations féministes et d’autres, ayant choisi d’être plus positifs dans leur vie, et donc d’exercer leur sainte liberté, et qui cherchent plutôt à se forger une culture masculine harmonieuse pour se guérir. Les uns s’enfoncent dans le féminisme. Les autres peuvent s’en sortir. Car comme nous allons le voir un peu plus loin, l’engagement féministe pour un homme est souvent vécu comme un emprisonnement tandis que l’engagement dans des groupes de parole d’hommes est souvent vécu comme une libération. Et cela ne doit rien au hasard, ni à une simple mécanique matérialiste. La froide psychologie comportementaliste, et même pavlovienne, de M Jacquemart sur ce point (p330) ne me semble pas efficiente. L’engagement de certains êtres humains peut se révéler beaucoup plus profond que le résultat d’un simple calcul.

 

 

7 L’homme féministe obsédé par la vulnérabilité des femmes.

 

 

Sur l’obsession des femmes, Gilles militant FMA :

 

« À chaque fois que je peux choisir entre un homme et une femme, pour quoi que ce soit, je choisis une femme, je me sens mieux ! » (p382)

 

 

Même lorsqu’il quitte le militantisme, et c’est souvent le cas, l’homme féministe reste féministe et restera souvent obsédé par la place des femmes dans le moindre petit secteur où elles ne sont pas dominantes :

 

« Je me dis toujours, dans un comité de dirigeants, ce ne sont que des hommes… c’est quelque chose qui me vient à l’idée, alors que si j’avais pas été dans une association féministe… quand je prends le métro tard le soir, je regarde le pourcentage d’hommes seuls, de couples et de femmes seules… et là on se dit, ben oui, c’est vrai, la nuit c’est surtout les hommes… ça c’est des choses qui me reviennent souvent, et je me dis que c’est sans doute… un reste de mon passage dans les associations » (p381-382)

 

 

 

8 Dommage collatéral de son obsession et de son éducation, l’homme féministe “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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