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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

cherche à être reconnu aux yeux des femmes (cf le cas Patrick Jean)

 

 

Pour l’homme féministe, voué à sa mère symbolique, la femme représente une sorte d’icône quasi-religieuse dont il cherche l’approbation, la reconnaissance. Déjà en 1897, un de ces célèbres féministes (Edouard Lallement) n’hésitait pas à écrire, toute honte bue :

 

« Madame la directrice de La Française», Cécile Brunschvicg, parce que « depuis 1897(33 ans) je milite en faveur de votre cause et je serais heureux que cela soit constaté et publié par notre organe féministe »

 

Le professeur Jacquemart rajoute :

 “Accordant visiblement une forte valeur aux titres, il tient à ce que son engagement féministe soit reconnu.”(p264)

 

De même pour ce médecin homme qui a consacré tout un livre au corps des femmes (…) et qui s’apitoie sur le sort de son livre :

 « je l’ai envoyé à Andrée Michel l’an dernier, j’avais eu un contact, et puis elle me dit de l’envoyer à unetelle, unetelle, et à Florence Montreynaud… donc je lui ai envoyé et elle m’a invité à en parler et puis finalement je l’ai envoyé à Nouvelles questions féministes là cet été…».

 

 

Le professeur Jacquemart rajoute :

 “Cette reconnaissance féministe, qu’il attend d’autant plus qu’il redoute les réactions des féministes (il rajoute au cours de l’entretien) : « je me suis dit elles vont se foutre de ma gueule »), et que lui offre Florence Montreynaud en l’invitant à présenter ses travaux, le conduit à s’engager auprès d’elle aux Chiennes de garde. Ce sont donc les féministes qu’il désigne comme aptes à juger son travail et le jugement positif offert par l’une d’elles est gratifié en retour d’un engagement militant.” (p266)

 

 

 

9 Un profil psychologique qui explique les motivations d’un engagement.

 

 

La thèse du professeur Jacquemart :

Les motivations d’un homme féministe : le lien privilégié avec une féministe, leur « loyauté » envers une femme « particulière dans leur vie », l’expérience de la violence masculine, une identité masculine stigmatisée, une remise en cause des stéréotypes de genre, ou des convictions politiques pour la justice (p217)

 

 

Loin d’y voir des éléments séparés les uns des autres, ces éléments de motivations peuvent s’articuler, bien souvent, les uns avec les autres : le lien avec une femme particulière peut induire une expérience de violence masculine déformée, disproportionnée et incomprise quand elle est ressentie par un enfant. Ce lien peut induire également une identité masculine stigmatisée avec ou sans exemple de violence, et provoquer une remise en question sur le genre. Quant aux convictions de « justice », comme nous l’avons vu précédemment, cet engagement semble plutôt constituer une forme de recherche de limites propre à des enfants sans repère paternel stable, manque de repère paternel stable qui peut être la source d’une survalorisation des femmes etc etc… Ainsi, loin d’être protéiforme, l’engagement féministe pour un homme semble plutôt être le résultat d’un cheminement assez univoque qui regroupe tout un tas de caractéristiques dont certains sont pourvus et d’autres non, mais tous allant dans une même direction : de l’idolâtrie envers une femme à la remise en question de son propre genre, en passant par une lutte contre toute valeur masculine identifiée (et parfois contre soi-même).

 

 

 

10 Typologie d’hommes féministes selon David Kahane (1998) reprise par Léo Thiers Vidal.

 

 

 

 Pour les besoins d’un énoncé que je veux clair, j’ai renommé le type d’hommes féministes recensé par l’auteur :

35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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