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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

masculines comme supérieures et voyant dans les femmes un être oppressé parce qu’infériorisé en terme de valeurs masculines. Plus que tout autre, il a le sentiment enfoui de vouloir contrôler les femmes et de vouloir en faire des hommes comme les autres. Ce sentiment d’inversion prend naissance dans une enfance dominée par les femmes, ou la frustration de ne pas avoir été bien éduqué, de manière masculine pour un garçon, culpabilité qu’il ne peut assumer, rejaillit sous une forme de volonté d’assujettissement des femmes aux valeurs masculines (insertion par le travail, rôle de l’insertion publique…) :

 

 

Léon Richet, franc-maçon anticlérical féroce, fondateur de l’association pour le droit des femmes (1868), un des premiers féministes historique reconnu (1) :

 « Si la femme est restée aussi longtemps notre inférieure, si, de nos jours encore, elle marche bien loin dernière nous, cela tient uniquement à ce qu’elle a été constamment tenue à l’écart de tout ce qui pouvait élargir son esprit »

 

 

20 ans plus tard, le pauvre féministe désespéré de ses échecs s’en prend même directement aux femmes :

 « j’ai publié un article intitulé : ‘Femme mariée, femme serve’. Quelqu’un s’en est-il ému ? Non. Pas une femme n’a protesté. Pas une n’a manifesté l’indignation que toutes eussent dû ressentir devant les honteuses servitudes que leur impose la loi. Cela est triste. Quoi ! pas un cri ?… Je devrais être, depuis longtemps, habitué à cette indifférence. Les femmes – j’ai plus que personne le droit et le devoir de le dire, depuis vingt ans que je lutte pour les défendre – perpétuent elles-mêmes, par leur insouciance coupable, l’état d’asservissement dans lequel elles croupissent. Si elles sont humiliées, si elles souffrent, – qu’y puis-je ? Est-ce ma faute ? N’ai-je pas tout fait pour éveiller leur attention ? » (1887)

 

 

En plaquant l’échelle de ses valeurs masculines sur les femmes, l’homme féministe les traite en objets dégradants et dégradés. Il se croit secrètement supérieur aux femmes et désirerait qu’elles soient toutes son égal (raisonnement suivi aussi par les lesbiennes mais pour d’autres raisons). Il se surprend à voir les femmes refuser son aide, alors qu’il ne les aide pas du tout, qu’il veut surtout se réhabiliter dans son estime personnelle. Simple objet pour des femmes qui lui sont bien supérieures, il n’est en couple que parce qu’il rassure de par sa médiocrité. L’exemple typique, c’est celui d’un Vincent Cespédès qui défend les femmes sur un plateau télévision, tout en leur coupant la parole (Aimeles youtube de décembre 2012). Ni sûr de sa position, et inquiet par celle des autres, il ne peut s’empêcher d’empiéter sur son prochain, même quand celui-là est femme, au nom de son idolâtrie.

 

 

 

Conséquence d’un manque d’éducation, les hommes féministes sont incapables de retour sur eux. Les cons, ce sont les autres, forcément. Eux, comme ils sont féministes, ils se considèrent exempts de tout reproche :

 

 

Alban Jacquemart :

 « La très grande majorité des militants rencontrés (trente-deux sur trente-six) ignorent ou minorent la question des rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans le cadre militant féministe. En effet, elle n’est souvent pas même évoquée au cours de l’entretien, et lorsque le thème est abordé, c’est généralement pour en nier l’existence ou l’importance. »

 

 

De ce fait, ces hommes féministes ont tendance à se mettre en avant au détriment des femmes, voire à écrire à leur place (Voir aussi l’article aimeles, “Femme au miroir” d’EricEmmanuel Schmitt) :

 

Alban Jacquemart :

 « De la même manière, Philippe a vécu l’effervescence militante féministe des années 1970, même s’il n’a pas activement participé à un groupe en particulier, et est proche des milieux anti-patriarcaux et militant au Collectif contre le publi-sexisme au moment de l’entretien. Il n’interroge cependant pas les mécanismes qui excluent “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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