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Antiféminisme Aimeles

Comprendre l’homme féministe grâce à la thèse du professeur Jacquemart EHESS

Publié le 30 novembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 22 min

ou mettent au second plan les femmes dans l’univers militant, malgré cette socialisation féministe : « J’ai jamais eu de mal à écrire au nom des femmes.C’est une chose que je fais très régulièrement dans le monde libertaire… ça m’a jamais été reproché, quelquefois en anecdotes comme ça en disant ‘tiens c’est encore un mec qui écrit sur un sujet de femmes’, ben je disais ‘écoutez les filles, si vous voulez pas qu’un mec écrive, vousprenez la plume, et vous le faites’ » » (p370)

 

 

Même quand ces hommes croient servir les femmes, ils montrent un dénigrement forcené pour d’autres qui s’occupent de leur famille. Ils semblent juger la relation à une femme au foyer, moins intéressante. Au final, ils profitent d’une situation qu’ils trouvent beaucoup plus intéressante pour eux sans se poser la question de savoir si cela comble vraiment leur femme. Exemple de discours d’un militant d’homme féministe :

 

 

« Qu’est-ce que tu gagnes à être un mâle dominant ? T’as plus de place dans les conseils d’administration, en politique, tu fais pas la vaisselle, machin, mais tu perds aussi plein de choses en accès à des… enfin tu te fais violence à rentrer dans un rôle qui n’est pas forcément le tien à la base, donc moi j’ai pas l’impression de perdre quelque chose à faire autant la vaisselle que ma compagne quoi, c’est pas un sacrifice… et puis j’y gagne en étant, en espérant en tout cas, en essayant d’être sur un pied d’égalité avec elle, je pense que c’est une relation humaine vachement plus enrichissante que ‘je vais bosser, reste à la maison’ »

 

 

 

2 La fascination religieuse pour LA FEMME.


La haine secrète des femmes ou l’ignorance de leur nature propre ne va pas sans une forme d’idolâtrie. L’un et l’autre sont l’envers d’une même pièce faite de sacralité et de tabous.

 

 

Henri, médecin lorsqu’il s’engage au MLAC, raconte ainsi :

 « Quand j’étais interne, j’étais une nuit en réanimation et j’ai veillé une femme de dix-huit, dix-neuf ans, qui était très belle, et qui était comme du cuivre à cause de la fièvre, et donc je l’ai veillée, et elle est morte le matin d’une grande septicémie après avortement, et ça, ça a été décisif. Je me suis dit ‘plus jamais ça, c’est pas possible, assez d’hypocrisie’, et là j’ai balayé tous les derniers garde-fous religieux que j’avais »

 

 

Il est très significatif que ce médecin fasse référence à la religion dans son dernier paragraphe. La vue d’une femme belle et mourante, l’exonère de toute réflexion sur son engagement. Telle une déesse lascive, il tombe amoureux de sa divinité. Morte, elle ne doit pas cesser de vivre en lui. Qu’importe que cette femme se soit volontairement mise en danger pour tuer un enfant, qu’elle ait eu l’idiotie de croire que sa vie était finie parce qu’elle était enceinte, qu’une faiseuse d’ange ait eu l’audace de la charcuter à cause de lois laxistes envers les femmes, rien de tout cela n’est valable à ses yeux. Comme fasciné par l’image de la morte, de la sainte, devant une situation de responsabilité qu’il juge inacceptable, la pauvre enfant entre au panthéon personnel de son imaginaire. Il aurait pu se battre contre les faiseuses d’ange. A cause de sa nouvelle religion, il va prendre la place des faiseuses d’anges. Quand cet homme veut faire cesser l’hypocrisie, pense-t-il à cette hypocrisie du droit de tuer comme allant de soi quand c’est un homme qui opère ? Bien sûr que non. Il pense à l’hypocrisie qui faisait qu’on ne sanctionnait pas assez les femmes tout en leur laissant faire n’importe quoi. La libéralisation de l’avortement n’a rien changé à cette hypocrisie là, et les professeurs de médecine qui ont eu à travailler sur des fœtus humains peuvent vous dire que la vie des unes qui n’est menacée en rien si elles poursuivent leurs grossesse, vaut bien la vie des autres qui sont implacablement “>

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35 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Gisèle et Béatrice”, la BD érotique “féministe” qui charrie les pires clichés sexistes”, L’Obs du 05/06/2018.

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas autant marré.

    Un mec met tous ses fantasmes en BD. Du coup, pas d’hommes, ou tous débiles. A l’inverse, deux lesbos dont l’une viole l’autre qui finit par y prendre du plaisir.

    En fait, le type voulait produire un truc féministe. Mais il a confondu ses pulsions sexuelles et son idéologie. Ou bien, il s’est sacrément bien fichu de la gueule de son éditeur. Résultat : un bon scénario de porno soft bien antiféministe (dommage que ce soit par défaut).

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “Raphaël Liogier, mâle bêta : “Tant d’hommes sont sexistes sans même s’en rendre compte””, ER du 05/05/2018.

    L’une des très nombreuses contradictions de Raphaël Logier à la fin de cet article dans la dernière vidéo :

    Il défend la libre expression du désir des femmes. En même temps, il demande une rééducation du désir des garçons dès la petite école. Les unes ont le droit de désirer. Les autres doivent être brimés dans leur désir. En fait, le type n’est pas indépendant psychiquement de sa mère. Il est toujours sous son influence symbolique, et il vient nous parler de domination masculine…

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “#MeToo, #BalanceTonPorc… Les hommes se cherchent encore” L’Obs du 10/02/2018.

    Les hommes féministes se cherchent encore et toujours, pas les hommes, ou en tout cas, pas dans cette direction pitoyable.

    “Réaliser qu’on est un privilégié”

    Esclavagistes.

    • Ping de SXA:

      C’est vrai qu’il l’est.
      Des fois, avec les psys, je me demande quand même si nous ne sommes pas tous fous, et si la normalité n’est pas l’exception. Par exemple dans cet article : l’homme hystérique trouve parfois une femme hystérique, et ils sont heureux. Mais que demander de plus ?
      Pour parler plus précisément, je ne crois pas que cette définition de l’homme hystérique recoupe celle de l’homme féministe. L’homme hystérique n’est pas vraiment convaincu de son féminisme. Tandis qu’à mon avis, beaucoup d’hommes féministes sont convaincus de l’être, et certains méritent même qu’on leur fasse crédit de leur croyance, sans pour autant les ranger dans la catégorie des malades psychiatriques. A l’identique, nous avons des femmes féministes réellement malades, et d’autres convaincues, quand bien même, le féminisme devrait être défini, à mon avis, comme une maladie sociale.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “Au NON des femmes : la parole des femmes harcelées et agressées s’organise”, L’Obs du 30/10/2017.

    Le chevalier maman a encore frappé. Il a demandé à sa mère, à sa femme, à sa copine (sic) et il a pris la décision de sauver les femmes des affreux hommes qui ne lui ressemblent pas.

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    “Cantat-Trintignant: “Au nom de Marie”, ELLE répond à l'”obscène” Une des Inrocks”, L’Express du 17/10/2017.

    Là où le progressisme coince. Cette idéologie a besoin des hommes qui ont du talent pour faire sa promotion, et puis dans la réalité, ces hommes ne sont que de fausses idoles. Du coup le féminisme doit manger les donneurs de leçons qui ont assuré sa promotion. Très amusant ce mouvement d’auto-cannibalisme.

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