Accueil » Confusion des sexes » De l’abandon des enfants à travers leur revendication d’indifférenciation sexuelle
AIMELES Antiféminisme

De l’abandon des enfants à travers leur revendication d’indifférenciation sexuelle

Publié le 29 mars 2019 par Léonidas Durandal à 9 h 38 min

accéder, et donc, vivent avec des désirs irréalistes d’épanouissement personnel déconnectés de toute altérité. L’identité sexuée est comme le langage. Il faut renoncer à tous les parlers, bébés, pour en acquérir un, sinon à s’interdire toute possibilité de communiquer, et encore plus difficile dans ce cas, s’offrir l’opportunité d’apprendre une seconde langue. Les repères sexués agissent comme la langue, si tant est qu’ils ne soient pas liés. Supprimez-les et vous tuez une personne, littéralement, en la coupant du monde, en l’empêchant d’acquérir une connaissance de son sexe ou de l’autre sexe.

Aujourd’hui, ces zombis du sexe sont pourtant bien présents. Je dirais même qu’ils prospèrent. Ils se méfient d’eux-mêmes, de leur verge ou de leur vagin, ils disent jouer avec les codes alors qu’ils ne les détiennent pas. Perdus, ils doivent se méfier des autres. Terrorisés à l’idée d’entrer dans une identité jugée stéréotypée, ils n’accèdent jamais au monde, à l’univers, ou à son sens. Ils restent en dehors de leurs propres existences qui pourraient seules leur servir de repère pour penser et entrer en relation.

D’où leur niveau intellectuel effrayant. Ce n’est pas seulement une question de soumission à un politiquement correct féminisé chez eux. C’est aussi une limite du pensé. Ils se croient sans limites quand la simple logique leur échappe et comment en pourrait-il en être autrement, puisque la liberté est barrière, et qu’ils n’en ont aucune.

Le sacré chez eux, c’est la maladie du tout permis, du tout possible, soit l’inverse du sacré qui est par définition relève du tabou. Leurs pasteurs dénoncent la définition que toute société se donne de la folie, mais c’est dire explicitement qu’ils sont fous, sans religion. Ils semblent croire, mais ils ne savent le faire que dans la contradiction. S’opposer, c’est peut-être chercher des limites, mais ce n’est pas croire, pas encore.

La religion ou plutôt son absence, n’est pas une anecdote dans notre monde. La religion irrigue la politique, mais aussi la psychologie. Les malades mentaux qui ont des problèmes neuro-biologiques, relèvent de la psychiatrie. Mais ils ne sont pas les seuls. En plus de ceux-là, il y a tous les autres, qui parfois possèdent en sus, de petites tares biologiques, et qui ne peuvent être aidés que par une définition religieuse de la psychologie, assumée. Car derrière tous ces courants si différents, se cachent toujours des religions qui s’assument plus ou moins. Des croyances.

En tant que catholique, en n’ignorant pas que beaucoup d’autres religions psychologiques me rejoindraient sur ce point, je peux vous dire qu’une personne qui refuse son identité sexuelle, est folle. Elle cherche un suicide que nous ne devrions pas lui autoriser.

Cependant, nous ne sommes plus dans une société catholique et nous n’avons plus la main pour aider les personnes en danger, ou plutôt, nous sommes dans une société à ce point catholique qu’elle se revendique de son exact contraire, tout en cherchant à en pervertir la source. Pleine d’une haine rentrée. Du coup, la maladie prospère. Notre Eglise acquiesce pour l’instant, faible et féminisée, mais elle n’en est pas moins combattue car elle reste la seule et unique solution à notre monde. Ses ennemis le sentent si bien…

En même temps ils attaquent, en même temps ils questionnent. Et nous voyons notre propre faiblesse autant dans notre incapacité à réagir, qu’à leur offrir des réponses pleines d’amour, c’est à dire faites d’un « non » paternel. L’Église voudrait aimer comme une mère, mais les croyants ne se réaliseront jamais qu’auprès du Père éternel. Voilà le dilemme de notre époque. L’Église accueille, mais elle doit aussi diriger, être autant père que mère, et secourir ainsi les enfants perdus qui se multiplient, qui arpentent nos rues en s’oxydant le corps et le regard, voués à une éternelle damnation, entourés qu’ils sont par des forces obscures qui semblent avoir toute licence. L’Église doit apparaître comme une lumière pour eux, assez forte pour qu’ils la voient d’autant qu’ils sont très éloignés d’Elle.

Car la responsabilité de leur marasme individuel n’appartient pas seulement aux enfants perdus. Elle est aussi le résultat d’un manque de Communion causé par le péché.

Si notre Eglise peine à leur proposer la conversion, c’est aussi à cause de sa laideur actuelle, qui l’empêche de resplendir, et de son peu de force à vouloir le faire. Le beau précède le bien et le bon, en ce qu’il nous donne « >

Lire la suite

2 Commentaires