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AIMELES Antiféminisme

(Décryptage) Image de femme malade / séductrice 2019 par Boba Jovanovic

Publié le 15 mars 2019 par Léonidas Durandal à 11 h 10 min

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Barré par son bras, il semble en interdire l’accès. Mais très mal. Comme de nombreuses femmes, notre sujet aime ici jouer avec l’ouverture sublimée de son sexe qu’elle prolonge par le jeu de son entre jambe.

Nous voudrions voir plus loin en tant qu’homme, qu’est-ce qui se cache par là, l’originalité de la chose si j’ose m’exprimer ainsi, originalité qui n’en a rien d’une, qui n’est que la volonté de conquérir un nouveau trésor, nouveau jouet qui sera bien vite abandonné après un court usage. Cependant la conquête rapide de terres inconnues augmenterait notre tableau de chasse, nous rendrait plus valeureux à nos propres yeux et donc aux yeux du monde. Nous le savons, nous manquons de confiance, nous les mal-aimés hommes encore prisonniers des états d’âme de nos mères. La victoire sur une telle femme nous rassurerait quant à notre valeur, quand bien même cette sirène appuierait probablement sur nos manques si nous nous laissions aller à l’aimer, et nous naufragerait.

Son bas résille moitié filet de pêche moitié toile d’araignée signale aussi la possibilité d’un retournement de la victime en bourreau. La fameuse malédiction de la trilogie bourreau-victime-sauveur qui se répète sans cesse dans des souffrances éternelles. Notre fille mère se fera libérer de ses chaînes par le premier chevalier venu, qu’elle transformera en coupable de ses manques en lui assignant le statut de bourreau, ce qu’il deviendra effectivement, avant qu’un autre ne soit chargé de la sauver, ou bien le même, selon la force de l’emprise qu’elle aura sur le malheureux. Elle se fera battre avant d’aller se faire plaindre. « I can’t live with or without youuuuuu ! » .

La posture des jambes désarticulées renforcent encore l’idée de poupée perdue, presque folle.

 

 

Le bas résille troué

Souvent utilisé par des prostituées, le bas résille est ici percé. Tous ces habits détériorés, mal mis, expriment un vécu intérieur cassé, saccagé ou même violé. La déchirure est relative à l’abus de l’usage de l’objet concerné, ou au forçage. L’abus sexuel ou la maltraitance dont cette fille a été victime n’est pas exhibé en signe de repoussoir mais comme d’une invitation à ce que l’abus se répète. Elle fait appel à la part sombre de l’homme qui la regarde. Elle a été sexualisée par la maltraitance à son corps défendant, et elle prend désormais son plaisir dans la souffrance.

 

Elle n’est donc pas comme toutes ces lesbiennes abusées et qui ont renoncé à leur féminité car elles sont incapables d’en gérer les effets, qu’elles sont terrorisées des réactions qu’elles pourraient susciter chez les hommes. Au contraire, elle invite à l’abus de son corps.

Soit dit en passant l’extrémisme féministe appelle lui aussi au viol mais pas toujours comme d’une invitation faite par le corps, plus souvent par un rejet idéologique haineux et puritain des hommes qui signifie en relief : « Vous m’avez déçu, vous m’avez interdit de vous aimer correctement dans mon innocence, je vous hais ».

 

La mamelle avenante

Là encore, un classique de l’attirail féminin en matière de séduction, le décolleté plongeant, avec une lumière venue d’en haut, qui offre à la vue une partie de la mamelle et du soutien gorge. Une possibilité d’y mettre les mains pour un homme. Pour la femme, une exaltation de son moa nourricier. Son corps est donné à la vue, mais interdit dans les actes. Voilà comment la frustration chez l’homme est organisée. Il a le choix entre devenir fou ou indifférent. Et dans ce premier cas, il a intérêt que la donzelle souscrive à sa folie, ou qu’elle soit bien présentée. Dans le second cas, il doit se couper de sa nature de mâle. Tout un programme.

Un grain de beauté et la blancheur de la peau accentuent encore le mouvement asynchrone, l’image de pureté mêlée de tache, à côté de vêtements froissés. Le manque d’unité crée la tension entre deux pôles opposés : celui de l’innocence, celui de la licence.

 

Le rouge à lèvre

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