Disparition de Metz : libérez M Krackenberger !

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Dans « La police des familles », Jacques Donzelot explique très bien comment les services sociaux doivent finir par laisser certaines filles rejoindre leur père. Fugue après fugue, ces petites dénient au système social le droit de choisir pour elles, et rien ne peut les arrêter. Elles ont une conviction : leur place est auprès de leur papa, et ni leur mère, ni la police des familles ne les empêchera de le retrouver.

Aurore voulait connaître son père. Elle a tout fait pour que sa mère lui accorde ce mois d’août avec lui. Et sa mère a dû céder. Mais elle l’a fait à contre cœur. Tous les jours, la petite devait téléphoner. Elle voulait garder son emprise. Au bout de 4 jours, Aurore a décidé qu’elle ne retournerait plus jamais chez sa mère. Elle désirait partir loin de celle qui l’étouffait. Elle voulait fuguer. Mickaël Krackenberger, son père, a essayé de l’en dissuader. Il savait que le système ne lui pardonnerait pas le moindre écart, à lui et à sa fille. Mais que dire à une petite révoltée de 13 ans alors qu’en tant que père le système lui contestait toute légitimité légale ? Malgré tout, Mickaël a pris le risque d’accompagner la fuite de son enfant, une façon de la mettre en sécurité, pour qu’elle revienne progressivement à la raison. Mickaël est un exclu de notre société. Sous tutelle à cause de problèmes psychologiques, pourtant sans casier judiciaire à l’âge de 38 ans, il a emprunté la voiture de son propre père, il a quitté sa maison avec le peu d’argent que sa tutelle avait bien voulu lui donner en début de mois, 200 euros. Dans un geste symbolique, Aurore a cassé les téléphones portables, le sien et celui de son père, avant de s’enfuir, pour être certaine que sa mère ne les embêterait pas. La mère n’ayant plus de nouvelles au bout d’un jour, la France entière en a été alertée. Dès le lundi, elle pleurnichait de tout bois dans la presse et face aux caméras. Disparition, enlèvement, qui savait ? La presse locale et nationale fut avertie. Tous furent émus. Tous s’inquiétèrent. Tous relayèrent l’information. « Toutes les pistes étaient ouvertes » selon le procureur.

 

Eh oui, on ne met pas en esclavage toute une partie de la population mâle dont on se sert comme de simples reproducteurs, sans en éprouver quelques peurs irrationnelles. Notre société s’étonne à moitié de voir des pères tuer leurs enfants, de les voir abuser d’eux, parce qu’elle sait très bien qu’elle les a poussés à des comportements immatures au possible en leur enlevant toute autorité, toute responsabilité vraie dans la famille. Dès lors, derrière chaque père qu’on exploite, la société s’effraye de découvrir un possible révolté, lui qui est toujours à même de prendre conscience de sa situation objective, et qui peut, du jour au lendemain, péter un plomb. Tout le monde le sent bien et tout le monde réagit en conséquence : par le contrôle et la tyrannie mâtinée de bons sentiments médiatiques. Le monstre créé de toute pièce a certainement perverti l’enfant. En vérité, les pères souffrent de tous les préjugés qui collent à la peau de n’importe quelle minorité exploitée dans une société autocratique.

 

Mickaël au bout d’une journée, n’avait plus d’essence dans sa voiture, plus d’argent. Alors en chemin, il a été chez une habitante pour téléphoner et demander des fonds à sa tutelle et pouvoir ainsi continuer le voyage, peut-être aussi pour rassurer le système, par anticipation. Ce sont les gendarmes qui ont récupéré le père et la fille. Mickaël, l’affreux criminel dort désormais en prison, pour soustraction d’enfant. Aurore est en bonne santé. Pourtant il va falloir que le bourreau reste encore quelques temps derrière les barreaux, pour avoir essayé de compenser l’éducation ratée de son ex-femme auprès de leur enfant. Il faut le punir pour l’exemple. C’est lui le coupable. Qu’a-t-il fait exactement ? On ne le saura jamais. Il avait l’autorisation de la mère pour s’occuper de sa fille (au nom de quoi s’est-elle octroyée ce droit d’ailleurs, ou qui lui a donné de telles prérogatives ?). Il n’a pas cherché à se soustraire aux forces de l’ordre. Il n’a pas abusé de son enfant. Il ne lui a pas porté tort. A l’image de Xavier Fortin (TF1 31/05/2009), il a même agi à sa demande (RTL du 09/08/2013). La mère peut bien remercier le système médiatique, la police et tous les collabos qui ont participé à la traque (Figaro du 07/08/2013). Ils ont fait leur job. Ils ont enlevé un enfant à son père, en toute bonne conscience. Ils ont souscrit à la paranoïa de la mère et à sa folie fusionnelle. Elle peut remercier « tout le monde » cette salope, et surtout notre presse de salopes (Le Point du 08/08/2013, Nouvel Observateur du 08/08/2013), nos fameux journalopes. Elle peut bien le faire, elle qui dans un monde juste devrait rembourser les frais d’une recherche inutile et injustifiée, elle qui a entraîné tout un système dans son délire. Car encore aujourd’hui, personne ne s’interroge sur le comportement de cette mère. Tout le monde semble considérer qu’il fût de son devoir de soustraire la fille à son père, au nom de ses peurs de mère, elle qui « n’a pas compris » la disparition de sa fille, elle qui ne connaissait rien à son enfant, ni de ses désirs, ni de ses attentes profondes.

 

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Cette histoire illustre bien la maltraitance de certaines mères. Mais par un retournement dont notre système médiatique a l’habitude, on n’écoutera, ni la fille, ni le père, et on ne souscrira qu’à la folie d’une pauvre femme qui ne devrait plus avoir, elle, un quelconque droit de résidence pour sa fille. M Soljénistsine écrivait déjà en 1978 : “les mensonges d’une presse qui a besoin d’une information immédiate, ne seront jamais réfutés. Dans nos sociétés occidentales, la presse pourra jouer le rôle de l’opinion publique ou bien la troubler. De la sorte, on pourra voir des terroristes peints sous les traits de héros…” Ici, on se réjouira que l’enfant ait été retrouvée. Mais que penser de cette mère qui aura complètement échoué dans l’éducation de sa fille à tel point que celle-là aura été obligée de fuguer pour que ses désirs de future femme soient respectés ? Que penser d’une presse qui aura permis, envers et contre toute réalité objective, de renforcer tous les stéréotypes misandres envers les pères ?

 

Dans ce contexte l’emprisonnement de M Krackengerger est une insulte à toutes les lois de la justice. Cette arrestation est une des nombreuses arrestations politiques qui ont eues lieu ces derniers temps. Un système illégitime et qui a lui-aussi échoué, punit de manière de plus en plus disproportionnée et injuste des hommes innocents. Il serait temps que nos institutions rendent enfin des comptes et soient condamnées pour ces abus de pouvoir à répétition.

 

Je me demande comment cette mère a accueilli sa fille à son retour. Certainement en essayant de lui transmettre toutes ses angoisses, par son bonheur de la retrouver ou par ses larmes, tout étant bêtement émotionnel chez ces folles. Que va-t-elle pouvoir lui dire ? Cette tarée qui a échoué, qui a envoyé le père de son enfant en prison pour donner satisfaction à son vice… ses manipulations de pseudo victime n’auront convaincu qu’une presse aussi bête qu’elle, certainement pas son enfant qui sait depuis trop longtemps à qui elle a à faire.

3 réponses à “Disparition de Metz : libérez M Krackenberger !”


  1. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    Manifestation contre les abus de placements :


    NDF du 16/08/2013


  2. Avatar de Léonidas Durandal
    Léonidas Durandal

    Sa fille voulait voir la plage, comme je l’avais pensé dans un premier temps. Allez, on met le père en hôpital psy, la mise en examen est reportées aux calendes grecques. Le système social va s’occuper de briser tout le monde pour bien les remettre à leur place. Et on fera tout, au final, pour que sa folle de mère finisse par massacrer son enfant. Les fous ne sont pas là où on le croit :

     

    Nouvel Observateur du 09/08/2013


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