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Donald Trump ou le désir de père Un rendu psychologique des démocrates

Publié le 10 novembre 2020 par Léonidas Durandal à 9 h 00 min

Les progressistes accusent Donald Trump d’être clivant. Il l’est, comme toute personne qui assume ses positions. Le refus d’être clivant vous mène à confondre le bien et le mal, et à privilégier le tout émotionnel, la guerre de tous contre tous. Ce dénominatif qui lui est attribué doit donc être étudié pour ce qu’il est, afin d’en révéler sa substance. Donald Trump clive qui et quoi exactement ?

Je ne le connais pas assez pour affirmer avec certitude qu’il est un saint homme. Les réactions qu’il provoque sont d’un tout autre ordre. Ses détracteurs ne lui reprochent pas exactement de déroger aux règles du bien et du mal, comme je pourrais le faire en tant que catholique. Ils dénoncent sa vulgarité, sa misogynie, sa dangerosité, en somme, tous les qualificatifs qui sont attribués aux mâles modernes par les socialistes sous prétexte de lutte contre la « domination patriarcale », les agressions sexuelles et autres « masculinité toxique ». En principal, ils ne critiquent donc pas ce qu’il fait, mais ce qu’il est, son attitude ou  les mots qu’il emploie ou sa manière d’agir qui ne coïncident pas avec leur conception des codes sociaux, de la bonne morale, de l’attitude à avoir au sein du groupe. Le tout, teinté d’une misandrie certaine. 

Cette régression socialiste se réfère à une vision archaïque des peuplades, majoritaire deux milles bonnes années en arrière, du temps où l’individu n’était pas encore né grâce à Jésus, alors que les partisans de Joe Biden se définiraient eux-mêmes comme progressistes

Au nom de ces supposés défauts du président des USA, le parti pris, l’exagération et la fraude durant les élections sont permis. Tout est permis en fait dans ce cas, tout se justifie face à celui qui n’appartient pas à la tribu et qui de ce fait, dérange ses membres. Comme dans les sociétés passées, celui qui n’appartient pas au groupe risque alors d’être sacrifié, ici politiquement, sans compter la menace qui pèse sur lui de procès iniques dès que son mandat électif sera terminé. 

Plus encore, Donald Trump perturbe leur représentation du monde parce qu’il y introduit une altérité possible : oui, nous pouvons encore croire au progrès ; oui, il est bon de prospérer ; oui il y a des différences entre hommes et femmes ; oui encore, les institutions américaines sont bonnes et légitimes. Oui, ce monde est beau, si nous le voulons comme tel et si nous y travaillons pour ce faire, au lieu de vivre terrorisés face à l’angoisse climatique (qui n’est là aussi, qu’un retour à de vieilles peurs archaïques).

Ce discours responsabilisant de Donald Trump, n’appartient pas spécialement au président américain. Il est celui que tout père digne de ce nom transmet à ses enfants pour les introduire au monde : adapte toi et travaille, pour faire prospérer la nation de tes ancêtres, ta famille, et tu seras heureux, ou tout au moins, tu seras un homme.

Face à ce discours paternel, paternaliste diraient ses détracteurs, les socialistes opposent une vision du monde où chaque souffrance personnelle devient l’objet de revendications politiques globales : si les nègres sont malheureux, ce n’est certainement parce qu’une majorité d’entre eux s’accroche à des pratiques tribales vieilles de 400 ans, mais parce que le système américain serait une institution raciste qui les opprimerait. Si les femmes n’ont pas tout ce qu’elles veulent, ce serait à cause du méchant patriarcat. Si les personnes à sexualité déviante se suicident plus que la moyenne, ce serait à cause du regard qui serait porté sur elles.

Chez tous ces progressistes, la personne ne peut rien face au groupe qui peut tout, qui est responsable de tout, entité divinisée. Ils veulent ne faire qu’un avec la société, et qu’importe si leur situation individuelle se dégrade, car ils n’auront plus conscience d’exister dans ce cas. Seul le sentiment doucereux d’appartenir au groupe et d’être pris en charge par lui leur restera, à moins qu’ils ne soient sacrifiés pour assurer sa bonne marche comme dans les temps anciens, parce qu’ils auront été trop différents, trop monstrueux, trop indépendants, trop vivants. L’inconscience n’a pas que des avantages. 

Les croyants de cette religion primitive ne sont pas des individus, au sens qu’ils ne sont pas individués, qu’ils se confondent avec le groupe, avec la tribu. Leur existence ne leur appartient pas, situation confortable au possible, et la résurgence d’une image paternelle comme celle de Donald Trump, leur rappelle qu’ils sont séparés de leur mère, qu’ils doivent faire des efforts pour devenir grands et forts. En « >

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16 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "*Un-artiste-israelien-peint-a-l'infini-la-figure-tragique-de-Donald-Trump" figaro du 26/01/2021.

    Le désir de père est ici évident. L'artiste s'inflige son désir ambivalent : son amour pour D Trump à le peindre tout le temps, et son dénigrement face à un concurrent qui le délogerait de sa position d'enfant roi. 

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    M. Durandal,

    Que pensez de cette relativement juste mais ô combien nihiliste analyse du départ de Trump : Goodbye Trump, or is it au revoir…? – YouTube

    C'est vraiment chiant de constater à gauche que pour parler de Trump, on ne parle jamais du mérite de ses idées en 2016, objectivement jugées, mais plutôt, et c'est un tic de langage très révélateur de la perception réelle des liberals et des lefties américains, à savoir les '' conditions qui ont créés Trump ''. Soooooo lovely, darlin'…

    Façon de dire que Trump est fasciste et n'a aucune légitimité et que seule la gauche Sanders a le droit de parler des ouvriers. Ma réponse : FUCK la gauche !!!

    Autre point : durant les années Obama, on a jamais entendu aucun de ces enculés d'artistes hollywoodiens britanniques et américains reconvertis podcasteurs (c'est la nouvelle mode sur Internet) avec un cerveau fonctionnel, tel M. Brand, nous sortir son analyse cosmogonique particulaire sur la nature du pouvoir, car quand la gauche est au pouvoir, le pouvoir et son incarnation sont sacrés, et donc M. Obama et la présidence américaine étaient sacrés. Tout d'un coup que c'est Trump, alors là, Trump n'est plus qu'un homme… comme vous et moi et la présidence ? : rien de plus qu'un concentré de pouvoir ossifié, dixit M. Brand. How convenient, bitch.

    M'enfin, la gauche a au moins le mérite d'avoir le talent de savoir nous enculer.

    Un art dont l'érection n'est pas que conceptuelle…

    Cordialement,

    Cyrus

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "L'ambiance aux USA autour de D Trump chez les militaires" conservative zone du 13/12/2020.

    https://conservative-zone.tumblr.com/post/637368854910287872

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