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Donald Trump ou le désir de père Un rendu psychologique des démocrates

Publié le 10 novembre 2020 par Léonidas Durandal à 9 h 00 min

même temps, ils voudraient pouvoir s’assumer, en même temps, ils sont bien au chaud dans leur merde. Du coup, exigent-ils du père président un coup de force. Car ils ne veulent pas entendre les arguments, la logique, la cohérence. Ces modes de pensée n’appartiennent pas encore à leur monde enfantin.

Dans leur manière de réfléchir, si le père est si fort et si admirable que ça, doit-il être capable de briser leur volonté et de s’imposer contre toute logique. Or ce père le peut-il sans s’attaquer aux valeurs légitimes qu’il défend, sans détruire l’image du père elle-même ? Triste paradoxe d’enfants dont les mères n’ont pas accrédité le père auprès d’elles. Si leurs mères avaient fait leur travail, même sans père présent à la maison, ces enfants comprendraient Donald Trump. Ils ne se révolteraient pas de manière puérile contre lui, qu’ils soient journalistes, appartenant à la bureaucratie américaine, ou démocrates. Ils lui auraient répondu d’homme à homme, proposant une alternative crédible au projet républicain trumpien, et sans verser dans le misérabilisme, les postures intellectuelles bien pensantes, ou la féodalité mafieuse.

Ces élections américaines illustrent particulièrement bien l’impasse dans laquelle peut se retrouver un homme d’honneur. D’un côté, des tricheurs démocrates qui ont menti, qui ont fraudé même dans leur propre camp, qui agissent en traître, et qui élisent un fantôme féminisé, prélude à une future tyrannie habillée de tolérance et de respect. Et de l’autre, un Donald Trump qui doit s’imposer en misant le plus possible sur ce qu’il reste de sain dans les institution américaines, si la corruption socialiste n’en est pas encore à un stade trop avancé.

Penchons-nous un peu sur la marge de manoeuvre de notre héros face à ses ennemis. Tel un enfant, le démocrate rêve intérieurement d’être brisé par une force supérieure, ce patriarcat qu’il dénonce. Mais l’homme pour rester homme, doit décider de la manière la plus civilisée qui soit, c’est à dire en n’agissant pas tel que des socialistes le feraient, sur des bases affectives. Il doit jouer de virilité et de légitimité à la fois, chemin escarpé.

Sans vouloir se justifier, dans leur sentiment de toute puissance enfantine, les démocrates accusent Donald Trump alternativement d’être mauvais joueur, c’est à dire de refuser la tricherie, ou bien tentent-ils d’ignorer ce qu’ils considèrent être des gesticulation de sa part, faisant fi de son existence même. Face à ce genre de déni suspect, Donald Trump incarne le respect des règles et des personnes, respect qu’ils occultent en l’ignorant, lui et son action.

Donald Trump est ce bon, ce juste et ce beau qu’ils ne connaissent pas, ou dont ils refusent l’influence par peur de l’altérité. Or, face à ces caprices, Donald Trump ne peut se permettre d’agir en tyran ou en affable sans se féminiser, sans se « socialister ». Nos démocrates veulent pourtant voir un roc en lui sur lequel se brisera leur volonté d’enfants rois. Les institutions américaines seront-elles assez solides pour lui donner ce pouvoir de normalisation sans que lui ou un autre ne dusse user violence pour stopper cette crise mimétique quand elle aura pris trop d’ampleur ? Il est à espérer que la civilisation s’impose aux USA en validant l’élection de Donald Trump. 

Je voudrais maintenant relier cette situation politique à tout ce que nous vivons en tant qu’homme dans notre société. Car vous l’aurez remarqué, si vous faites preuve d’un tant soit peu de virilité en France, vous vous affronterez à ce type de comportement, opposition pour le moins touchante, mais implacable, de la part de nombreuses femmes de votre entourage (aux USA comme en France, les femmes sont majoritaires à voter pour le parti socialiste). Par « opposition touchante », j’entends que vous sentirez bien la volonté, surtout de vos interlocuteurs de sexe femelle, de grandir. Mais ce désir s’exprimera de manière si maladroite et violente, qu’il vous mettra gravement en porte à faux. A ce jeu là, avec des hommes français inféodés aux femelles, et des femmes dominant naturellement leur famille, vous vous retrouverez vite en marge socialement ou même par rapport à vos intimes pour avoir exprimé un point de vue masculin. Chaque action virile de votre part appellera une réplique chez elles et chez tous leurs chevaliers-maman, en forme de : « montre-nous que tu as le phallus toi qui assume ta différence, qui nous renvoie à nos complexes de castration mal résolus, à notre mal être, à des règles immuables. Montre-nous qu’il y a un monde en dehors de la mère. »

Il y a bien un monde en dehors de la mère, mais « >

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16 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    "*Un-artiste-israelien-peint-a-l'infini-la-figure-tragique-de-Donald-Trump" figaro du 26/01/2021.

    Le désir de père est ici évident. L'artiste s'inflige son désir ambivalent : son amour pour D Trump à le peindre tout le temps, et son dénigrement face à un concurrent qui le délogerait de sa position d'enfant roi. 

  2. Ping de Cyrus de sexe male:

    M. Durandal,

    Que pensez de cette relativement juste mais ô combien nihiliste analyse du départ de Trump : Goodbye Trump, or is it au revoir…? – YouTube

    C'est vraiment chiant de constater à gauche que pour parler de Trump, on ne parle jamais du mérite de ses idées en 2016, objectivement jugées, mais plutôt, et c'est un tic de langage très révélateur de la perception réelle des liberals et des lefties américains, à savoir les '' conditions qui ont créés Trump ''. Soooooo lovely, darlin'…

    Façon de dire que Trump est fasciste et n'a aucune légitimité et que seule la gauche Sanders a le droit de parler des ouvriers. Ma réponse : FUCK la gauche !!!

    Autre point : durant les années Obama, on a jamais entendu aucun de ces enculés d'artistes hollywoodiens britanniques et américains reconvertis podcasteurs (c'est la nouvelle mode sur Internet) avec un cerveau fonctionnel, tel M. Brand, nous sortir son analyse cosmogonique particulaire sur la nature du pouvoir, car quand la gauche est au pouvoir, le pouvoir et son incarnation sont sacrés, et donc M. Obama et la présidence américaine étaient sacrés. Tout d'un coup que c'est Trump, alors là, Trump n'est plus qu'un homme… comme vous et moi et la présidence ? : rien de plus qu'un concentré de pouvoir ossifié, dixit M. Brand. How convenient, bitch.

    M'enfin, la gauche a au moins le mérite d'avoir le talent de savoir nous enculer.

    Un art dont l'érection n'est pas que conceptuelle…

    Cordialement,

    Cyrus

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) "L'ambiance aux USA autour de D Trump chez les militaires" conservative zone du 13/12/2020.

    https://conservative-zone.tumblr.com/post/637368854910287872