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AIMELES Antiféminisme

Editoriaux d’une résistante sur le vote des femmes.

Publié le 14 mars 2013 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

(emploi), moralité, éducation, salubrité des logements (3).

– Le fait que les femmes négligent la politique comme un domaine inintéressant et superflus à leur vie (4).

– Les femmes ont été devant les hommes pour les pousser à la guerre (5).

 

Un an plus tard, Mathilde Mir, résistante, écrivain, est devenue plus pessimiste dans son discours :

 

Dans un éditorial du 15 mars 1945 de la Charente Libre

 

 

 

 

 

La politique et les femmes

 

 

 

« Contrairement à ce que pensent les hommes, les femmes ont accueilli sans joie la nouvelle de leurs nouvelles qualités d’électrices et d’éligibles (1). C’est précisément cette indifférence des femmes pour la chose municipale et cantonale, puis ensuite pour la vie nationale, en un mot pour la chose publique, qui est grave et qui inquiète ceux qui ont le souci de la grandeur française.

 

………………………………..

 

 

Je comptais sur les femmes françaises pour que notre pays soit rétabli dans sa grandeur et son indépendance comme le proclamait Churchill en juin 1940 (2). Mais les femmes boudent au bulletin de vote, par timidité, par crainte du ridicule, par paresse, mais surtout parce que les moeurs électorales de la 5e République répugnent à leur délicatesse. Quelle est celle d’entre nous qui ayant, le plus souvent par hasard, assiste a une réunion électorale, n’en sortait pas écoeurée par les calomnies, les médisances, les sous-entendus, les équivoques, échangées par les candidats (3). Et je ne parle pas des horions, des coups portes par les partisans adverses. Mes yeux d’enfant ont assisté à un meurtre autour d’une urne, au cours d’une élection municipale et j’ai plus d’une fois songé à Roger Salengro. Entrer dans une bagarre politique, dans ce monde haineux ou l’on ne se pardonne rien, est pour les femmes une angoisse et elles préfèrent leur tranquillité (4). »

 

 

C’est en songeant à cette appréhension si facilement compréhensible que les sections féminines des Mouvements de Résistance ont décidé une campagne par affiches où les femmes électeurs poseront leurs exigences. Elles n’accorderont leurs votes qu’aux candidats et aux candidates qui s’engageront a mener la campagne électorale avec décence et courtoisie, et a ceux qui_leur paraîtront les meilleurs au point de vue moral (5).

 

Que nous voila loin de la notion de parti. Ce sont les partis qui sont responsables de cette atmosphère brutale, cynique, pour ne pas dire plus…….(6)

 

……………………………………………

 

 

 

Ici, le ton est plus désenchanté. Il apparaît que :

 

– Ce sont des hommes qui ont poussé les femmes à voter (1).

– L’auteur fantasme un monde où la participation des femmes améliorerait le sort de l’humanité (2)

– L’auteur trouve des excuses à leur non-participation politique et accuse déjà les hommes et leurs moeurs (3)

– Les femmes n’ont toujours aucun désir d’entrer en politique car elles préfèrent leur tranquillité (4)

– Une minorité d’entre elles se chargent de leur « montrer la voie » et de leur donner un prêt à penser quitte à commencer à faire pression sur les hommes pour que cette majorité de femmes se sente à l’aise en politique (5).

– La notion de parti est complètement incomprise (6). Les femmes lui préfèrent celle d’individus (relations personnelles). Ceci explique mieux comment certaines femmes de droite, dernièrement ont favorisé le camp adverse sur certains sujets qui heurtait leur sensibilité (mariage homosexuel). Si l’esprit partisan est effectivement à dénoncer comme le fera Mathilde Mir dans la suite de son texte, il ne faut pas s’attaquer non plus à l’esprit de loyauté et croire que le monde peut fonctionner sans divergences d’opinions affichées, sans modèles généraux et parfois antagonistes. Le prix de l’excellence ne s’obtient qu’après un long débat d’idées.

 

Ainsi l’entrée en politique des femmes se soldera à terme par une accalmie dans les relations politiques, pacification voulue et exigée par les femmes elles-mêmes, dès le début. Certains pourraient trouver cela positif, d’autres comme moi, pensant que la politique est aussi affaire de conviction, de croyance, de combat et donc de débats, regretteront ce progressif changement de culture vers une concorde de surface qui réduira nos principaux partis politiques en France à penser la même chose sous couvert de diversité, voire créera une doxa qui stigmatisera la moindre personne essayant de sortir du cadre fixé par quelques unes. Je pense que si nous sommes tant bloqués aujourd’hui en France, sans croyance, sans conviction, cela est aussi dû à une forme de discours social féminisé qui nous a été imposé par des femmes détestant les esclandres, une forme policée qui sied mal à l’affrontement d’idées et qui finit par empêcher toute expression réduite à une communication marketé (voir le (5) dans le premier texte)

 

A l’avenir, avant de légiférer sur les femmes, « >

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) Le vote (des femmes) aux municipales de 1945 :

    Droit de vote des femmes : Municipales du 29… par droitsdesfemmes

    La propagande est déjà en marche : il n’y a quasiment que des femmes sur cet extrait ! Le pouvoir leur est cédé galamment. Elles sont majoritaires. Le monde se portera mieux.

    Dans l’intimité, Mme De Gaulle accusait son mari de donner un droit de vote aux femmes dont elles n’avaient rien à faire, mais publiquement, elle participe à la mascarade politique. Les femmes vont prendre une place que nous leur avons cédé et elles vont exercer leur pouvoir sans se départir de ce qu’elles sont. Qui pourrait le leur reprocher ?

    • Ping de kasimar:

      C’est quand même très audacieux cette malhonnêteté qu’ont les femmes particulièrement dans le milieu de la presse féminine, de mettre toute leur misère (psychologique?) sur le dos d’une main invisible (patriarcat, « obstacles » à l’ « épanouissement » professionnelle des femmes, quoique quand on voit l’état des entreprises, on comprend mieux en quoi c’est épanouissant) le summum de la bêtise, du mensonge effronté et de la futilité, je ne m’étais pas trompés sur le compte de la presse féminine