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Antiféminisme Aimeles

Encore heureux que l’État islamique existe

Publié le 20 novembre 2015 par Léonidas Durandal à 11 h 38 min

Avertissement : il ne s’agit pas de légitimer l’existence de l’état islamique, mais de montrer en quoi nous sommes dans une situation inextricable. D’ailleurs, en matière de situation inextricable, celle-ci commence dès le titre de mon article. Les dernières lois sécuritaires votées dans mon pays concernant « l’apologie du terrorisme » et leur renforcement en état d’urgence pourraient me faire condamner pour avoir proposé des solutions pratiques à la crise que nous connaissons. Gouvernants, passez votre chemin, et choisissez un autre bouc-émissaire à vos erreurs.

Aujourd’hui, la plupart des gens pensent qu’identifier l’ennemi est facile, que nous sommes du bon côté et eux du mauvais. Pourtant ces « terroristes » sont souvent issus de notre territoire. Il ne s’agit pas d’un ennemi extérieur. Nos institutions, nos gouvernants, nous-mêmes, avons légitimé une situation qui n’est plus sous contrôle. Il y a défaut de maîtrise de notre part, tout autant qu’erreur idéologique. Si nous nous interdisons le débat social, il n’y aura plus moyen d’en sortir. Le « Je suis Charlie » est une plaie de l’intelligence émotionnelle qui s’énonce comme telle et qui mène inévitablement aux lois sécuritaires actuelles, car il n’est pas possible de les éviter quand le populo se conçoit uniquement du bon côté. Or ces lois permettent surtout à un système corrompu de perdurer par absence de remise en question.

A court terme, heureusement que l’état islamique existe. Sans lui, ce serait des dizaines de milliers de fanatiques qui seraient dispersés à travers le monde. Dans la position où nous nous sommes mis, nous pourrions être rapidement submergés idéologiquement, si ce n’est militairement.

Grâce à la survie de l’état islamique, nous pouvons encore espérer repérer, contrôler, expulser les fanatiques. La présence de Daesch nous donne une chance de régler un problème intérieur en l’externalisant. Certes, tuer nos nationaux fanatisés en territoire étranger, après les avoir autorisés à partir, ne semble pas très moral au premier abord. Il y a pourtant une situation d’urgence qui mérite que nous ayons un coup d’avance sur notre cancer. Comme dans l’immédiat, il ne nous est pas possible de gagner idéologiquement, nous devons traiter les symptômes et transformer certains de nos concitoyens en étrangers.

Bien entendu cette survie à court terme de l’état islamique, permise, ne nous dédouanera pas de l’affaiblir autant que nous le pourrons. Il s’agira de maintenir tout un territoire dans la misère, d’essayer de le réduire à un état de fonctionnement minimal pour qu’il puisse perdurer dans les conditions les plus difficiles pour lui sans pour autant disparaître. Contrairement à toutes les bonnes intentions qui nous ont conduites là où nous en sommes, la solution que je préconise est sale, mais elle nous permettra de nous donner du temps, ce dont nous avons le plus besoin en ce moment.

Cette solution ne peut se justifier qu’avec un travail spirituel profond à long terme. Il est évident que si nous organisions cette « externalisation » dans le temps comme seule réponse à la difficulté sociale que nous connaissons, nous n’aurions perpétré qu’un simple massacre, et nous ne vaudrions pas plus cher que ces personnes dont nous dénonçons les actions. La France mourrait alors spirituellement au terme d’une longue agonie comme elle se meure aujourd’hui.

Quelque décision que nous puissions prendre à court terme, nous ne saurions donc nous exonérer d’une remise en question profonde, par exemple concernant le système économique que nous avons développé.

Au nom de l’argent, de notre développement, de notre PIB, nous ne pouvons pas continuer à financer directement ou indirectement cette « nation » islamique. Notre développement ne peut se faire dans n’importe quelle condition. Le pétrole à bas coût dont nous nous gavons est un poison lent mais violent. Certes l’intervention de l’état islamique arrive au plus mauvais moment, quand tous nos gouvernements ont échoué à développer notre société de manière harmonieuse. Au moment même où notre mauvaise gestion nous empêche pratiquement tout déficit supplémentaire et où les déficits présents menacent déjà la stabilité de l’édifice, nous devrions nous serrer la ceinture. D’où l’importance d’une prise de conscience sociale large et profonde qui devra aller bien au-delà de ces minutes de silences, sortes de mini-deuils de nos illusions perdues.

De même en matière familiale, nous ne pouvons continuer à promouvoir des modèles individualistes et/ou pervers en forme de suicide. Car la destruction des familles est terreau du fanatisme (1).

Enfin concernant notre politique extérieure, la poursuite de nos intérêts marchands ne peut se faire à coup de bombes sur des populations innocentes dont les dictateurs nous déplaisent surtout quand ils ne se plient pas à nos quatre volontés tyranniques.

Tout nous pousse donc “>

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5 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “L’islamisme et les femmes, par Lina Murr Nehmé”, Breizh du 16/12/2017.

    Mais qu’est-ce que nous dirions si un pays étranger nous disait : “Vos femmes s’habillent comme des putes, il faut les sauver de votre oppression.” Ah bah oui, nous avons déjà nos talibans féministes.

  2. Ping de kasimar:

    Léonidas je n ai rien contre vos articles loin de là d ailleurs je les trouve enrichissant pour la plupart mais faites attention car la censure semble être au gout du jour

    http://www.lelibrepenseur.org/letat-pourra-bloquer-des-sites-internet-sans-aucun-delai-ni-controle/

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