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AIMELES Antiféminisme

Eugénie Bastier, exemple d’« Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises féministes »

Publié le 20 juin 2017 par Léonidas Durandal à 20 h 14 min

nuancée. Cette incarnation de la vérité chez un locuteur ou dans une idéologie serait pour le moins suspect en ce qui la concerne. 

Or il est des pensées nuancées qui peuvent atteindre la simplicité claire d’une eau de roche, et distinguer le bien du mal. L’objectif d’un croyant n’est-il pas d’obtenir cette grâce ? De l’incarner ? Ainsi, chez Eugénie Bastié, au-dessus de Dieu qui donne la grâce, il y a un homme, bien faillible, qui mène son esprit. Comme beaucoup de femmes en matière idéologique, elle décroche quand les conceptions de cet homme ne sont pas à la hauteur du débat. Dans cette fidélité qui la tient à cette personne, le mal passe effectivement par elle, et lui fait dire qu’il pourrait y avoir un bon féminisme, une bonne attitude bourgeoise qui la préserverait des excès de l’histoire, que la mesure serait en elle une valeur indéboulonnable pour se rapprocher d’une quelconque vérité.

Que ce christianisme ressemble à celui qui nous a conduit à la misère actuelle. Que ses fruits doucereux sont sclérosants.

Comme toutes ces femmes intelligentes, Eugénie Bastié a peur de sombrer dans l’hystérie qui lui ferait quitter les amarres masculines pour sombrer dans la folie. Ces terres qu’elle ne peut explorer sans risquer de se perdre, elle les identifie au mal. A quai, elle est sûre de ses positions, de la logique qui lui a été transmise, de ne pas devenir comme toutes ces folles dont objectivement un spectateur impartial peut s’inquiéter de l’état psychologique. Mais elle ne sera jamais dans l’ordre de la pensée.

Or, toute cette intelligence féminine sous-tendue par une logique paternelle très supérieure à la moyenne mais étriquée, fonctionne à plein. Loin de servir la cause de l’antiféminisme, elle mène le débat féministe, fabrique le réseau, met en lien les gens, développe, donnant une caution morale à cette idéologie de mort en la personne de quelqu’un de jeune, d’intelligent, de rassurant etc… Elle lui donne des perspectives tandis qu’elle a failli en tout. Comme un bon prêtre, elle voudrait conduire son troupeau progressivement vers des terres plus justes et plus fertiles, là où féminisme et antiféminisme n’ont peut-être plus de sens.

L’infanticide par avortement, ce n’est pas bien. Mais la solution ne serait pas de l’interdire. Il faudrait faire appel à la liberté de conscience des femmes, car des lois seraient forcément brutales et incomprises. En cela, nous pouvons voir à quel point les valeurs féminines dominent notre monde, combien le féminisme a vaincu, car ce discours cherchant à prendre en compte les personnes avant une recherche collective de vérité, montre que nous sommes prêts à tout céder aux injonctions libérales de respect des désirs individuels. La liberté est masculine. Le libéralisme est féminin. Là où la liberté s’arrête au moins à la liberté des autres, de ne pas tuer un enfant, le libéralisme cède tout aux désirs de femmes matérialistes pour se nourrir de notre égocentrisme avide, cette influence maternelle sans père, tyrannie de l’aveuglement. Ainsi, la limite est prêchée comme une notion abstraite qui ne s’incarnerait pas dans le monde, par peur de l’autoritarisme. Or cette précaution est plutôt une continuation de notre mode libérale d’où l’autorité a été exclue, qui ne serait qu’un accessoire de la pensée pour des femmes persuadées d’avoir raison en tout, mères de notre patrie.

La pensée est extrémiste, l’autorité est extrémiste. L’une se définit par sa liberté totale dans l’ordre de la logique, l’autre s’autorise un « non » légitime qui stoppe toute discussion. Eugénie Bastié se nourrit de penseurs tout en se défiant de cet extrémisme qui lui fait peur et la met en insécurité. Elle est un peu comme dans la chanson « Léa », de Louise Attack, entre plusieurs eaux, aux confluents de ce qui s’est dit pour qu’une force immanente la guide, et comment pourrait-il en être autrement ? Car tel est le destin des femmes, se nourrir de l’énergie, en être le catalyseur, lui donner vie, mais jamais en être à la source créatrice. Elle est ainsi observée par la gauche comme d’un ovni, car d’habitude cette vocation s’exerce pour l’énergie des femmes elle-même. Cependant, si vous lui rajoutez l’intelligence d’un père, dès lors, vous obtenez un drôle de mélange, une force de conviction mêlée à une démarche toute féminine, du jamais vu en France depuis longtemps.

Quand bien même une pensée aboutirait, je reste persuadé qu’une démarche en dit plus long que tous les raisonnements du monde, chez elle aussi. Les enfants le savent. Tous les discours « d’adultes », ne pourront leur faire « >

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4 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « LE HARCÈLEMENT DE RUE : Solveig Mineo », Reconquête française du 04/04/2019.

    Elle affirme affronter les féministes de gauche. Cependant, elle conteste simplement les moyens mis en oeuvre par celles-là et qui soumettent leur féminisme à l’idéologie progressiste. Elle ne conteste pas les fins. Ce n’est qu’une manipulation pour que les hommes continuent à défendre les femmes de manière aveugle, ce qui nous a mené là où nous en sommes en Occident.

     

  2. Ping de Lou:

    Je suis pratiquement sure d’avoir entendu de sa bouche « je ne suis pas féministe » dans une interview

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Natacha Polony : «Éloge de la virilité» » Figaro du 20/10/2017.

    « La France de Rostand n’est pas celle de Weinstein », Figaro du 20/10/2017.

     » Le problème n’est pas dans le fait que des femmes clament enfin leur colère de se voir traitées comme de la viande par des goujats plus ou moins puissants et plus ou moins entreprenants. « 

    C’est pourtant une grosse partie du problème. Dans aucun des cas cités, il n’y a eu viol. Par contre, il y a bien une chasse aux sorcières effective et une criminalisation des comportements impolis. Le problème ne concerne pas du tout les hommes contrairement à ce qu’évoque ces deux articles, mais plutôt les femmes afin que :

    « Hollywood : « Que ton oui soit oui, que ton non soit non » », homme libre du 21/10/2017.

    Mais le féminisme réussit à faire prendre les conséquences d’un problème pour sa cause, même chez celles qui doutent du féminisme.