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Antiféminisme Aimeles

Explications sur la régression grammaticale féministe

Publié le 26 mars 2015 par Léonidas Durandal à 15 h 38 min

n’a plus de mot pour s’envisager, ces femmes là n’existent plus. Elle n’est plus souhaitée. On est déjà « femme » au mariage et on se marie alors en toute connaissance de cause, quand on se marie… Le divorce suit de prêt ce genre de routine. Si elles voulaient s’incarner dans leur vie, il me semble que les femmes auraient dû vouloir s’envisager de manière spéciale avant ou après le mariage, pas indifférenciées. Pour tout choix, et au nom de l’égalité, les féministes ont réduit celui des femmes à n’être rien en promouvant ce genre de décret.

 

Les autres règles grammaticales attaquées.

La compréhension faussée des règles de grammaire françaises par les féministes ne peut s’expliquer que par le complexe et donc, le désir de dominer. En effet, quel scientifique objectif ne peut pas constater l’étonnant équilibre différencié qui règne encore dans notre langue malgré le travail féministe. Pour comprendre comment notre peuple a évolué, il faut savoir qu’au début du langage sur notre territoire, tout était féminin et masculin. Mais pour marquer le féminin, notre langue a choisi de rajouter des lettres aux mots. Elle a donné un petit plus au féminin, le rendant particulier. Si le masculin l’emporte encore face au féminin en matière d’accord des adjectifs, et ce malgré les dernières revendications féministes (1), ce n’est pas à cause de l’affreuse domination hétéro-patriarcale ou à cause d’une époque où seuls les hommes élaboraient des discours (2), mais parce que le masculin englobe souvent le neutre dans notre langue et parce que justement nous avons choisi de donner quelque chose de particulier au féminin. Ainsi, le masculin qui englobe aussi le neutre, devait obligatoirement servir de mesure d’accord quasi-universelle en cas de litige.

Ex en Français : « Ces rivages et ces fleurs sont beaux ».

L’utilisation passée de la règle de proximité pour accorder les adjectifs provenait du latin.

Exemple si le Français appliquait la règle du Latin : « Ces rivages et ces fleurs paraissent belles »

Sans règle de prééminence, la notion de neutre inclue dans le masculin disparaît et il faudra parfois se poser la question de savoir si l’accord de l’adjectif englobe les deux noms; c’est un petit recul logique qui se retrouve à l’identique quand l’interlocutrice veut féminiser toutes les fonctions et les adjectifs d’une phrase :

 

Exemple de suppression du masculin-neutre et de son remplacement par le féminin qui rend la phrase moins cohérente 

La phrase au masculin :

” Madame Vidé Lebrun est l’UN des peintres portraitistes les plus fameux”.

On la compare avec TOUS les portraitistes Hommes et Femmes.

Cette phrase n’a aucun sens au féminin car cela reviendrait à la comparer avec les seules femmes…et elle deviendrait :

” Madame Vigé Lebrun est l’une des peinteuses portraiteuses les plus fameuses”…..

Exemple pris à Noémie Albert dans son commentaire du 06/11/2015 sur l’article du Figaro  “«Dites écrivaine, pas écrivain» : le guide pour lutter contre les stéréotypes de sexe”

Cette règle de proximité, on la comprend mieux quand on sait que le latin marquait le neutre de manière plus évidente pour les noms. Ainsi la règle de proximité était la seule possible dans un système où le neutre ne pouvait servir d’accord universel à des noms qui pouvaient être tout aussi bien neutres, féminins ou masculins. En résumé, la neutralité qui se retrouvait dans les noms latins, ne pouvait être utilisée pour les adjectifs, et la règle de proximité devait primer. For heureusement, l’esprit gaulois reprit le dessus et la marque du neutre qui était moins évidente chez nous pour les noms se traduisit logiquement par l’accord des adjectifs au masculin/neutre quand il y avait litige. La phrase de l’abbé Bonhours en 1675 (“Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte”) régulièrement citée pour prouver le machisme d’une époque n’a donc été utilisée que dans une forme de généralisation abusive de la part des féministes à partir d’un exemple grammatical mal compris.

 

Les noms de métiers.

Cette règle du neutre influence encore les noms de métiers. A cause de son origine, notre langue qui valorisait les femmes sans toutefois discriminer les hommes, donnait des noms de métiers masculins/neutres là où il y avait forcément des hommes. Car malgré tout, il faut le rappeler aux oublieux, les noms de métiers féminins se comptaient à la pelle. Ils “>

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11 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “L’Académie française se résout à la féminisation”, L’Express du 19/02/2019.

    Donc pour faire plaisir à des cruches jalouses, la notion de neutre recule en Français. Le progrès féministe je vous dis.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    “”Nous rendons aux Français un français augmenté” : rencontre avec la championne de slam du Bénin”, L’Obs du 03/06/2018.

    Pendant que les gauchistes favorisent un sous-français avec l’écriture inclusive ou encore grâce à leur politique scolaire, ils font la promotion d’un “français augmenté” venant de l’étranger. Ouaih.

    • Ping de Pauvreconsentimental:

      Le slam est le cercueil de la poésie, et le rap celui de la musique.

      • Ping de Léonidas Durandal:

        Les mouvements artistiques sont ce que nous en faisons. Ils reflètent les attentes sociales, l’état de notre société et le talent de nos artistes. J’arrive à écouter des productions modernes de qualité. Je manque surtout de canaux pour me faire découvrir de grands talents parmi la multitude de toujours, forcément médiocre. Quand j’écoute France musique, je suis obligé de me taper toute la propagande LGBT. Cela a fini par me dégoûter. Du coup, je n’écoute plus. Idem pour France culture, dont le niveau est passé en dessous de celui de France Inter. L’émission de Taddeï a été supprimée. Mais grâce à lui, j’ai découvert Guillaume Perret. Cependant, impossible désormais de me nourrir d’une vraie culture. Le rap s’est un peu renouvelé grâce à Kroc Blanc. Mais il répond à une politisation de la culture. Non, le vrai problème, c’est cette omniprésence de la politisation culturelle. La nouvelle religion progressiste se sert de la culture pour faire passer ses idées. Et comme c’est une religion basse et médiocre, nous avons un art qui a du mal à décoller.

        Un philosophe disait il y a quelques décennies que nous étions passés du cultuel, au culturel, et désormais au loisir. Mais il se trompait. Personne ne peut supprimer le cultuel, ni le culturel, ni le loisir. Simplement, le cultuel définit le culturel qui définit lui-même le loisir. Si le cultuel est médiocre, par voie de conséquence, le culturel est médiocre, et nos loisirs aussi. Le culte est au sommet d’une chaîne qui irrigue toute la société. C’est la pauvreté spirituelle de notre époque qui nous entraîne vers le bas. Mais cela n’empêche pas le talent, et de trouver quelques ballons d’oxygène de temps en temps. Le rap et le slam ne sont que des canaux. Ils se sont imposés car la poésie a besoin de vivre, et que nous ne lui donnions plus vie. Nous nous interrogeons toujours sur ces éléments extérieurs qui corrompent notre société. Nous ne nous interrogeons jamais sur ce qui permet la corruption. L’attentisme et le statu quo sont à l’origine de ce pourrissement. Beaucoup de gens refusent l’idée qu’ils vont mourir. Du coup, ils végètent et espèrent que le monde de leurs 20 ans va durer. Ils ne transmettent rien de vrai à leurs enfants. Ils veulent tout garder pour eux. Par la suite, ils pleurent parce que le monde ne prend pas les orientations qu’ils imaginaient. En fait, ils ont refusé de construire le monde, et le monde les a emportés. Il y a une mentalité 68arde conservatrice, comme une mentalité 68arde progressiste. Les uns nous ont conduit vers le n’importe quoi. Les autres ont refusé que le monde ne ressemble plus à celui de leurs vingt ans. Le “c’était mieux avant” est vrai. Mais cela n’empêchera jamais le monde d’être ce que nous en faisons. Nous devons arrêter de nous plaindre et fabriquer du beau, ne jamais vouloir sortir de l’éternel combat contre l’ensauvagement. Notre camp est paresseux intellectuellement, spirituellement, paresseux tout court. Et il se cache souvent derrière l’idée que tout est la faute de la société, des méchants gauchistes, des autres. Notre camp soi-disant catholique, soi-disant soucieux du monde valide alors la théorie fumeuse de Sartre que “l’enfer c’est les autres”. L’enfer n’a rien à voir avec les autres. De tout temps, les catholiques sont allés au supplice en chantant, plein d’allégresse. Aujourd’hui, ils se plaignent. Tout du monde leur est étranger. C’est dire que nous sommes loin de valoir nos glorieux aînés. Non, moi, ce qui m’inquiète, ce n’est pas que le monde soit le monde, c’est de voir combien nous voudrions, et je m’inclus dedans, combien nous voudrions que le monde soit un cocon doucereux, combien nous désirons suivre un troupeau qui nous conduirait vers de verts pâturages. Mais notre joie doit être la croix. Le rap doit être la croix. Le slam doit être la croix. Nous devrions être à la pointe de tous ces mouvements. Nous les suivons, ou nous ne proposons rien. Tout vient de notre médiocrité personnelle. Nous attendons trop d’une société, qui n’a jamais rien donné, excepté quand elle fut catholique, parenthèse historique qui n’a jamais réussi à changer profondément le coeur des hommes.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    “Edouard Philippe bannit l’écriture inclusive des textes officiels”, L’Obs du 21/11/2017.

    il légitime quand même l’emploi du féminin à la place du neutre en certaines circonstances jugées politiques.

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    “«Dites écrivaine, pas écrivain» : le guide pour lutter contre les stéréotypes de sexe”, Figaro du 05/11/2015.

    Voilà, la notion de neutre entame sa disparition progressive en Français.

  5. Ping de kasimar:

    “Comme si la culture et le langage pouvaient vivre indépendamment l’un de l’autre. ”

    Justement, c’est parce que les mots forment la culture que ces malades s’attaquent à cette dernière.

    “Soit le neutre se généralise et alors la différence sexuelle des mots reculera”

    Mais n’Est-ce pas justement le but des associations LGBT et des féministes que de détruire la différentiation par tous les moyens ?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      J’aurais voulu justement en parler dans le texte. A mon avis, il y a un rapport avec la revendication du neutre grammatical et les revendications sur le transgenre. Le groupe Indochine parlait déjà dans les années 80 du “3ème sexe”. Il me semble en général que la souffrance ne dût pas exister pour tous ces gens. Par la suite, ils ne veulent pas être mis dans des cases, et ils en créent de nouvelles qui sont complètement incohérentes. A la fin, la subversion devient éclatement des identités, et donc de la personne. D’où plus de souffrances, et par la suite encore plus de revendications de destruction des identités.

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