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AIMELES Antiféminisme

Femen, Alia Magda Ehmahdy, les féministes à poil et à vil.

Publié le 19 novembre 2011 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

à la violence intrinsèque contenue en eux. Suffisamment excitée, cette partie du cerveau prend le pas sur les autres, elle prend le pas sur toutes les autres et toute réflexion s’arrête. En même temps l’homme est un homme social, un homme de la norme et de la légalité. Ainsi, l’homme dominé par son désir, mais contraint par toute la société à respecter les femmes qu’il a en face de lui, se retrouvera dans une position totalement contradictoire : respecter, détenir, ou fouler aux pieds. femen1.jpg Par exemple, faire cela en pays musulman, aux yeux de croyants qui respectent d’autant plus les femmes qu’ils les sacralisent, c’est leur poser un casus belli qui n’a pas de solution. Quant à l’homme athée plutôt occidental, il va se mettre à saliver, convoitant intérieurement un de ces corps, qui semble-t-il s’offrent à lui de manière libre mais qu’il ne possédera jamais. Pris entre notre amour pour nos femmes et notre volonté, et de les voir respectables, et qu’elles nous respectent, elles font appel à ce qu’il y a de plus bas en nous pour que nous nous résolvions à notre propre impuissance.

 

 

 

Impuissants devant ces corps que nous aimons mais que nous ne pouvons ni détenir, ni châtier, ni aimer, nous voilà revenu à un stade post-natal, nous voilà confrontés à la toute puissance maternelle qui nous domine, qui nous séduit, qui nous possède, qui peut tout, et qui réduit notre personnalité à un simple détail de sa propre vie, nous voilà sans individualité. Face à cette image, nous voilà résolu à croire de nouveau à la déesse mère. Dans notre société moderne ce culte a un autre nom : l’inceste. Jamais dépris des rapports maternels, l’homme ancien ne connaissait pas sa propre individuation ou de manière partielle. Il grandissait puis mourrait toujours prisonnier de l’image obsédante de sa mère, croyant qu’elle pouvait, tout parce qu’elle engendrait tout. Il fallut que l’homme prenne conscience de son rôle dans l’enfantement pour que ce pouvoir soit entaché de monothéisme. En nous ramenant à ce stade, mais en excitant nos désirs d’hommes, nous voilà confrontés à l’image sexualisée d’un corps de femme tout puissant, nous voilà revenus à ce stade pré-monothéiste où l’homme n’était rien. En agissant comme tel, les féministes sapent les fondements de la civilisation pour reprendre une forme de pouvoir totalitaire qui ne leur a échappé qu’il y a 4000 ans et dont elles gardent la nostalgie inconsciente.

 

Sur cette photo de nu, Melle Ehmahdy, a l’air fragile, presqu’apeurée. AliaMagda.jpg En fait, j’ose émettre ce sentiment qu’elle est effrayée face à sa propre liberté, face à son propre pouvoir. Et angoissée ainsi ou pour le moins fragile, nous en sommes d’autant plus encouragés à protéger cette faible femme, mise à nue, si l’on peut dire. Elle est l’acteur de sa propre dégradation, elle appelle en nous son propre relèvement et nous oblige ainsi à souscrire à ce qui la guérirait : encore plus de liberté.

 

Malheureusement cette liberté ne la guérirait pas. Cette liberté s’appelle une atteinte à la conscience collective, une atteinte à la morale, une atteinte à la pudeur de ce qu’il reste de notre désir de respectabilité. Si les féministes ne prennent pas conscience qu’elles ne peuvent pas tout, elles iront toujours plus loin, et nous mènerons toujours plus loin dans la régression, dans le monde entier. Devrions-nous stopper toute réflexion, tout acte militant parce que nous verrions, en face de nous, des seins, un entre-jambe, des poils pubiens ?

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3 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Une photographe fait poser ses modèles avec ses revendications inscrites sur le corps », Figaro madame du 10/08/2015.

     

    Slogans creux pour idées creuses pour femmes creuses.

  2. Ping de la sorcière:

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    Encore moi… (Je vais vous faire suer un moment je crois)

    On est bien d’accord sur le fait que poser à poil pour faire passer un message feministe ça frôle l’oxymore. Mais du coup, je me dois de préciser quelque chose par rapport à la campagne française sur le clitoris, parce qu’elle ne rentre pas à mon sens dans ce grand mouvement de « montrons nos seins pour attirer l’attention). Peut être vous apprendrais-je quelque chose.

     

    Cette campagne était extrêmement maladroite à mon sens et n’a pas été bien efficasse, j’étais un peu surprise par son contenu. Elle avait pour but de faire passer le message suivant : Nous avons oublié un organe primordial de la sexualité féminine, qui est le clitoris. Personnellement j’ai appris qu’il existait à 20 ans, et son utilité à 23 alors que je savais tout de l’avortement, du sida et du préservatif à 10 ans. Ce message d’oser le feminisme aurait dû être principalement tourné vers les femmes, bien qu’il me semble que la sexualité concerne hommes et femmes. Il était question d’éducation sexuelle et la manière dont ça a été présenté n’a pas touché grand monde en ce sens. C’est bien dommage. La méconnaissance sur le sujet nuit gravement au couple, il n’y a pas d’histoire de dépravation la dedans, seulement de sexualité.

    • Ping de Léonidas Durandal:

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      Je pense qu’au contraire, on privilégie des pratiques homosexuelles, et qu’on sexualise ici des parties du corps des femmes accessibles à d’autres femmes, et ceci à des fins bien entendues.

      Bientôt la panoplie des exigences féminines va se déplacer par là, et nous, pauvres hommes devrons nous calquer sur des pratiques homosexuelles, parce que vous les suivrez. Pauvres homos qui ne peuvent encore se faire greffer un pénis, les voilà discriminées…