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Féminisme et ultra-libéralisme AVANT 1968 (1/2): les publicités du Reader’s Digest

Publié le 15 avril 2014 par Léonidas Durandal à 11 h 25 min

dues aux conditions spécifiques d’une époque particulièrement riche.

  • Soit enfin, les femmes ont été les pions manipulés d’un monde marchand machiavélique.
  • En d’autres termes, est-ce la publicité ultra-libérale qui a influencé les femmes ou les femmes qui ont influencé la publicité ultra-libérale de cette époque ? Comme dans l’histoire de l’oeuf et la poule, il faut écarter la question et revenir à un fonctionnement systémique pour comprendre comment l’oeuf et la poule fonctionnent en harmonie plutôt que dans une forme d’opposition. La publicité utilise les aspirations des femmes. Les aspirations des femmes se tournent vers le pouvoir. Quant aux femmes à proprement parler, elles ont décidé tout autant de ce changement,  qu’une part d’elles a toujours vécu d’une forme de domination sociale eu égard aux circonstances de leur époque. Ainsi la domination nouvelle, impliquait déjà une domination plus ancienne qui ne la recouvrait pas.

     

    La publicité comme marqueur social d’une domination de la part des femmes.

     

    Dans ces publicités d’avant 68, c’est la domination ancienne qui va se révéler, celle d’avant le pouvoir assumé. Et bizarrement, vous pourrez voir combien cette domination ancienne recouvre bien des aspects du discours féministe actuel. Comme si en définitive, rien n’avait vraiment changé entre notre époque et la leur. Comme si une partie du discours de domination consistait à faire croire aux hommes que les aspirations des femmes étaient toujours en cours de réalisation. Ce trait se retrouvera d’ailleurs de manière encore plus prégnante dans ma deuxième partie sur les articles du Reader’s Digest. Pour saisir ce mouvement, vous pourrez aussi songer à la « belle époque » qui a précédé cet après-seconde-guerre-mondiale et où déjà, la mode était aux cheveux courts, aux pantalons, et aux revendications extrémistes de tout ordre. Vous songerez également à tous ces mouvements qui ont traversé l’histoire et où les femmes ont essayé de faire avancer leurs pions, révolution de 1789 avec Olympe de Gouges, célébration de la femme et de la nature à la Renaissance, voire idée de sa supériorité. Comme si la tendance indépendantiste des femmes avait retenti à travers les âges pour se concrétiser aujourd’hui, seulement aujourd’hui, mais en s’imposant par saccades successives jusqu’à notre époque de soumission à une technologie omnipotente. Ou encore, et je veux revenir à ma deuxième hypothèse : peut-être que la femme a toujours dominé en s’appuyant sur sa prépondérance familiale, tout en flattant la supériorité sociale des hommes pour promouvoir chez eux le culte d’une civilisation protectrice des plus faibles et donc, de la femme. Dans ce cadre, la différence masculin-féminin n’aurait plus de sens aujourd’hui pour l’avant garde féministe parce qu’elle n’était déjà qu’un artifice à cette époque, artifice qui permettait de manipuler les hommes plus facilement dans des périodes risquées, mais qui aurait été abandonné parce qu’il était devenu inutile au moment où les conditions matérielles de notre société s’amélioraient.

     

    Au-delà de mai 1968, le mouvement continu qui l’a précédé et qui s’est poursuivi.

    De toutes les manières, mai 68 a agi en forme de révélation d’une situation qui lui préexistait plutôt qu’en terme de révolution. A cette date, toute la société était mûre pour se passer du père et elle acheva d’accomplir de manière explicite ce qui avait été préparé de longue date de manière implicite, ou ce qui n’avait été qu’un simple paravent manipulatoire durant des siècles.

    En cela mai 1968 n’a pas du tout inventé le féminisme. Il a été sa victoire complète dans une société qui était vérolée de partout par l’idée qu’elle s’était faite du progrès. Le vote de l’avortement et la facilitation du divorce par une partie des hommes politiques conservateurs dans les années 70, se comprend mieux dès lors. L’avortement était surtout une idée que cette droite avide avait contribué à faire naître et à laquelle elle agréait dans une forme de logique politique du progressisme féminin qui était devenu son unique horizon en matière familiale. Car les dégénérés de gauche ne purent s’imposer en France seulement après que les dégénérés de droite ne se soient rangés aux vues féministes. Et les femmes furent à l’épicentre de ce mouvement en votant pour cette droite molle quand elles furent au foyer puis pour la gauche tout aussi molle quand elles devinrent actives, des gauches et des droites qui dans tous les cas, protégeaient leurs intérêts majoritaires au détriment de ceux de la famille ou de la nation. Quoiqu’on en dise, la conscience politique des femmes a toujours été aigüe (

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    18 Commentaires

    1. Ping de Léonidas Durandal:

      « Le vide-grenier des petits curieux », L’Express du 07/06/2018.

      Le sans arrière pensée d’hier  « cette lessive blanchirait un nègre », est devenu une insulte aujourd’hui.

      Le progressisme, en général, nous prive de notre imaginaire sur l’autre. L’autre est nous, forcément confondus.

      Aussi caricatural qu’il ait pu être, cet imaginaire nourrissait notre rêve. Ce n’est pas un hasard que la plupart de nos romans modernes se vautrent dans le récit exhibitionniste d’intimités banales qui rencontre la pulsion voyeuse de ceux qui achètent ces livres. La volonté d’éradiquer une soi-disant médiocrité, a fait place à une médiocrité bien réelle.

    2. Ping de Léonidas Durandal:

      «  »Les femmes sont bonnes » : parlons maintenant de la charge émotionnelle », L’Obs du 09/11/2017.

       « Il s’agit surtout de ne plus voir cette empathie « féminine » comme un choix ou un trait de personnalité, mais comme un travail légitime qui vaut compensation. »

      Le protestantisme est passé par là. Tout doit se rémunérer, même les relations hommes femmes dans le couple. La prostituée est d’ailleurs mise en avant dans l’article…

      Un autre aspect de cet aveuglement féministe, c’est que ces femmes se croient les seules à donner de l’attention. Exemple avec sainte Marie :

      [caption id="attachment_11893" align="aligncenter" width="606"] Les sentiments du Princes Charles de Liv Strömquist, 2012[/caption]

      Ici, pour la femme de l’article et de la BD, ce n’est pas le Christ qui se sacrifie pour l’humanité, mais Marie qui se sacrifie aux soins du Christ ! Un comble d’aveuglement lié au concept de déesse-mère transposé du monde catholique au monde laïque.

      L’auteur de l’article confond aussi relations professionnelles et personnelles. Fric et sentiment.

      Enfin, les femmes qui sont empathiques dans le couple, telles qu’elles sont décrites (voir la fille qui s’accroche à son mec en train de jouer aux jeux vidéos sur l’image plus haut), sont en fait malades. Elles chouchoutent le type car il rassure leurs complexes d’infériorité. C’est ce que j’ai décrit dans un autre article sur les attirances des femmes : le perdant est attirant parce qu’il rassure. En fait l’auteur de cet article est une de ces femmes malades qui trouve dans le féminisme une caution pour éviter d’avoir à se remettre en question dans sa vie personnelle. Elle fantasme certainement sur ce genre de type, pour pouvoir lui reprocher tous ses défauts et rester dans sa propre médiocrité, confortablement enfoncée :

        Retrouvez le blog du dessinateur Sani ici.

    3. Ping de Léonidas Durandal:

      « L’égalité salariale homme-femme rapporterait 62 milliards d’euros à l’économie », L’Express du 03/11/2017.

      Voilà ce qui s’appelle un calcul de gougnafier. Payer plus, des personnes incompétentes ou absentes de leur travail, et qui sont déjà surpayées, serait une véritable catastrophe. Obliger encore les femmes à travailler autant que les hommes, ce serait les soustraire encore plus de leurs familles. Evidemment, le nombre de malades mentaux augmenterait, l’assurance maladie fonctionnerait à plein, et l’industrie pharmaceutique serait encore plus florissante. Cependant, est-ce bien cela qui s’appelle « développement » et « richesse ».

    4. Ping de Cyrus:

      Bonjour à tous,

      Au Québec, il y a une alliance objective entre le gauchisme institutionnel incarné par le parti souverainiste de gauche Québec Solidaire et le parti fédéraliste de centre-droit, au gouvernement actuellement, le Parti Libéral du Québec. Cette alliance me fait vomir. Il y a même un article de Radio-Canada.ca où l’on voit la députée lesbienne de Québec Solidaire (Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques à Montréal) faire un high five avec la Ministre de la Justice, Madame Stéphanie Vallée, députée de Gatineau (dans la région de l’Outaouais) pour le PLQ. C’est l’image ultime. Parfaite. Paroxystique. Indépassable. L’alliance objective de la libérale, au pouvoir, et de la libertaire, dans « l’opposition » (ma foi, mais quelle « opposition », hein !). Du PLQ et de QS. De la haute finance internationaliste et du gauchisme mondialiste, tous les deux féministes, homosexualistes, immigrationnistes, écologistes, « ouverts sur le monde » (nous savons ce que cela veut dire), tolérants, amoureux, OMG et LOL LOL LOL (In. Your. Ass.).

      L’article en question : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/784683/transgenre-jeune-nom-changement-legal-identite-genre-loi-103-justice-code-civil-quebec

      Le profil de Stéphanie Vallée sur le site de l’Assemblée nationale du Québec : http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/vallee-stephanie-223/index.html

      Le profil de Manon Massé sur le site web de l’Assemblée nationale du Québec : http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/masse-manon-15421/index.html

      Voyez l’image que le journaliste Sébastien Bovet met en évidence dans son compte Twitter et que Radio-Canada a repris dans l’article (Sébastien Bovet travaille pour Radio-Canada). Tout y est. Et puisqu’ils ne s’opposeront donc que sur l’économique et le social, pour les plus avisés, cela signifie donc que contrairement aux affirmations de Québec Solidaire, ce parti n’est pas complet, il est en fait, fondamentalement en tant que parti moderne et moderniste, un parti économiciste, mettant l’économie au centre et au-dessus de tout. Il n’y a QUE l’économique et le social qui compte pour Québec Solidaire et le Parti Libéral du Québec. Tout le reste N’EST qu’identité de REPLI SUR SOI. Et fuck le conservatisme et la réaction, n’est-ce pas ? N’est-ce pas l’amour de l’autre, l’ouverture à l’autre, le all-inclusive de mes deux, la tolérance à tout et n’importe quoi. Certes, ils s’opposeront aussi sur le statut constitutionnel du Québec, à savoir si le Québec doit demeurer une province de la fédération canadienne ou devenir un pays souverain. Néanmoins, la vision anthropologique de l’Homme de Québec Solidaire recoupe à bien des égards celle du PLQ UNE FOIS le Québec souverain. Le résultat étant que, anthropologiquement, le Québec souverain version Québec Solidaire ne devrait pas déplaire au PLQ, même si celui-ci est fédéraliste. Voici une intervention du nouveau député de QS dans la circonscription montréalaise de Gouin, récemmment élu, Gabriel Nadeau-Dubois, en faveur des réfugiés. Les mots qu’il emploie, et portez-y BIEN attention, car cela dit tout de la duplicité de QS et du PLQ, sur la question de l’immigration, comme plus haut sur la question de la sexualité : https://www.youtube.com/watch?v=DJS1mflDcAg

      D’autres exemples du profil politiquement transsexualiste de QS avec Manon Massé : https://www.youtube.com/watch?v=2Z4qX9E8xMM

      Remarquez que le député de QS dans Mercier (à Montréal aussi), Amir Khadir, est d’origine iranienne comme moi. Je n’en suis pas fier lorsque je le vois défendre… ÇA.

      Cordialement,

      Cyrus

    5. Ping de Léonidas Durandal:

      « Le travail des femmes pourrait faire bondir le PIB mondial », Figaro du 14/06/2017.

      Le travail « salarié » veut-elle dire ?

      La droite à vomir…