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Festival de Cannes : comme un dégoût

Publié le 19 mai 2017 par Léonidas Durandal à 11 h 00 min

Je comprends tous ces nombreux jeunes qui refusent notre modernité en se tournant vers le « vintage ». Les objets et les musiques du passé représentent pour eux un monde meilleur que le leur, à l’évidence. S’ils se trompent, car l’ancien monde n’était pas meilleur, ils ont raison en ce qu’il était moins dégénéré. Et ils ont raison aussi d’espérer, envers et contre ce politiquement correct qui étouffe toute créativité en eux. Oui, le passé renferme des trésors de culture. Et aucune création ne naît d’elle même. Elle va vers son propre dessein. Ils le savent bien, ceux qui ont été laissés nus.

Car pour se renouveler, notre monde artistique ne sait plus quoi faire. Le festival de Cannes est emblématique de ce mouvement. A celle qui portera la robe la plus courte, à celle qui embrassera n’importe qui,  à celle qui exhibera ses formes comme fin de l’histoire, à celle qui montrera un bout de nichon. Même commenter ce genre de performance est risqué tant nous touchons ici au non sens. Je le fais parce que rester coi, serait laisser toute place au mal. Ce dernier élève de simples humains au statut d’icônes pour mieux les dévorer. Par son entremise, ils deviennent le jouet fantasmatique de personnes avides de consommer de la chair humaine. Les végans disent vouloir refuser de manger de la viande. Avant cela, ils devraient militer pour que ce genre de spectacle soit interdit. Ici, la chair nous est présentée à consommer en direct. L’habit s’efface pour laisser place aux corps nus, sans distinction. Il faut que l’orgie soit suggérée. Le vulgaire lui est consommé. Comme si rien n’avait changé depuis les jeux du cirque.

Car si vous observez avec le bon regard, vous verrez combien ces personnes qui se disent à la pointe de la création, sont des ringards. Toujours les mêmes sanguinaires qui exaltent l’être humain pour mieux le réduire. Toujours ces progressistes au discours bestial, qui déifient le progrès et le statut quo naturel en même temps. Toujours ces donneurs de leçons de morale qui refusent de s’appliquer une morale. Ils sont les criminels de toujours, et répètent leurs forfaits en changeant l’histoire à leur avantage. Pour eux, les religieux seraient les criminels. La belle rigolade. Rien n’a tué autant de personnes que le veau d’or auquel ils rendent un culte. Sans comparaison.

Pour eux, il faudrait se laisser aller car la retenue serait hypocrite, voire nuisible. Comme le monde ne peut être parfait, autant se laisser aller au mal. Le puritanisme est leur essence de toujours. Le péché ne peut être vaincu, alors ils finissent par se laisser aller au péché, ou se protestantisent, au choix, aujourd’hui les deux en même temps, la cohérence dans l’absurde étant de nouveau au menu du jour.

Le festival de Cannes, comme l’eurovision, c’est leur défilé. Ils accusent l’Église de ses richesses, mais jamais l’Église ne s’est laissée allée à une telle gabegie pour des fins aussi basses, même dans les pires instants de son histoire. Ils nous suggèrent de vendre le Vatican, de ne plus avoir de local en somme, tandis que eux, dépensent tous les ans l’équivalent de l’édification de plusieurs Vaticans. Cette incohérence ne les dérange pas. Il faudrait que nous détruisions un des joyaux de notre civilisation, aller à la rue, et voir de loin ce triste spectacle se perpétrer, pour rien. Comme cela, il n’y aurait même plus place à la contestation ?

Nous ne vous ferons pas ce bonheur. Le Vatican est le signe qu’une richesse a été employée au service du monde, de personnes qui ont dévolu leur vie au Christ. Faites-en de même, donneurs de leçons. Sacrifiez déjà une centaine d’euros par mois pour sauvez le monde, et on en reparlera. Vous vous rapprocherez alors de très loin d’un prêtre moyen.

Car loin de sauver le monde, les mécréants investissent dans des associations qui le détruisent, tuant hommes, femmes et enfants selon qu’il s’agisse de s’attaquer à la famille, aux handicapés, à leur nature même qu’ils ne respectent pas en disant la défendre. Aucune cohérence, aucune intelligence. Juste le désir de se perpétrer à l’image de ce personnage d’Interstellar glorifié pour son courage alors qu’il est prêt à tuer tout le monde pour se sauver. Et encore, leur manque-t-il souvent la conscience du mal qu’ils accomplissent.

Le festival de Cannes ainsi que toutes ces cérémonies que le pouvoir de l’argent autorise, est la célébration de cette vulgate. Toutes les honorables institutions sont phagocytées par des dégénérés qui finissent par imposer leur loi, sans conteste, si bien que la création en est corrompue. Par le passé, ils ont déjà fait sombrer le système plusieurs fois, il n’y a qu’à penser à la France du Front populaire avant et au début de la seconde guerre mondiale, et à tous les échecs cuisants que nous avons connus depuis deux centenaires. Mais à chaque fois, l’esprit maçonnique revient, toujours plus fort, toujours prêts à imposer ses raisonnements envers et contre tous les ratés précédents qui n’ont qu’une seule et même source : sa médiocrité.

Pour lui, ce peuple de France a tort. Il ne saurait pas. Il n’aurait pas encore reçu les fruits des tristes lumières qu’il s’acharnerait à vouloir lui transmettre. De nos jours, il faudrait absolument que les femmes soient représentées à l’égal des hommes dans tous les secteurs. En même temps que les productions artistiques ne sont plus jugées sur leur fond mais d’un point de vue strictement politique, la féminisation et la vulgarité progressent d’un même corps, ceci expliquant cela.

Dès lors, sans considération pour leur niveau, le nombre de réalisatrices a augmenté parce que la tête de la vulgate avait décidé qu’il devait en être ainsi. Il était nul quand les films étaient jugés sur leur performance, il y a encore quelques années de cela. Il représente aujourd’hui 1/4 du total. La seule femme ayant obtenu une palme d’or à ce festival a produit un film que je n’ai pas réussi à regarder plus d’une demi-heure. Il est à se demander si elle ne l’a pas conquis sur son sexe seul, ou bien si les juges n’étaient pas complètement bourrés ce soir là, voire achetés.

A cela s’ajoute désormais la promotion du lesbianisme et la pornographie, le tout donnant une impression générale de fin de civilisation. Car s’il suffit d’exciter les appétits sexuels de nos contemporains pour performer, il semble bien que la féminisation totalitaire soit en passe d’avoir accompli son œuvre séductrice et rêveuse, laissant aux personnes qui auront dépassé le stade de l’adolescence, un sentiment amer de fatuité salissante. Ce mouvement distrayant s’imposant dans les prix censés consacrer une élite, où les esprits libres pourront-ils continuer à se nourrir ? 

8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Cannes 71e : journée de la f(l)emme », L’Express du 13/05/2018.

    82 femmes sur les marches pour dénoncer le sexisme du milieu, ou son ultime réussite tandis que le grand n’importe quoi gagne d’années en années.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « La satire suédoise The Square décroche la palme d’or du 70e Festival de Cannes », Figaro du 29/05/2017.

    Au lieu de décerner la palme aux militants LGBT, Pédro Almodovar récompense un film qui montre la fragilité des puissants de ce monde. Peut-être n’a-t-il pas voulu être réduit à son homosexualisme…. en tous cas, les journaux de gauche ne comprennent pas. Peut-être que le personnage du « Square » leur ressemble trop.

  3. Ping de Quelqu'un qui passait:

    Et maintenant c’est au tour des « actrices » (prostituées, ça marche aussi) Eva Green et Emmanuelle Seigner (femme du pédophile Roman Polanski) de se faire des mamours devant les caméras et les photographes:

    http://www.purepeople.com/article/cannes-2017-emmanuelle-seigner-eva-green-et-un-baiser-fougueux-devant-polanski_a237217/1

  4. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo)  Cannes : Le festival de La bien-pensance – Journal Tv liberté du lundi 22 mai 2017

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « Opération « Toutes en burkini » au Festival de Cannes », Le Point du 21/05/2017.

    Ahaha, il met sur le même plan le burkini et la putasserie, pour mieux légitimer le premier. Il fallait le faire.

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