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AIMELES Antiféminisme

« Histoire du premier sexe », André Rauch, (2000-2004)

Publié le 4 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 21 h 44 min

bien public. Seules un volonté d’indifférenciation des hommes et une pudeur défensive féminine ont pu nous faire croire à l’inverse. Et seuls un complexe d’infériorité au féminin et une lâcheté masculine nous empêchent aujourd’hui de faire ce clair constat : une minorité de femmes conçoivent la politique comme la gestion du bien-être général. Et même quand elles en sont capables, c’est souvent à un niveau bien inférieur à celui des hommes. Il y a bien entendu des exceptions, et il y en aura toujours. Mais une exception personnelle ne devrait jamais faire règle comme c’est le cas trop souvent de nos jours.

 

(après la guerre de 39-45)« La formation des cadres, c’est à dire d’une domination masculine adaptée aux besoins de la nation et apte à affronter la nouvelle économie de marché, devient une préoccupation d’Etat. » (p379)

 

Ici, l’auteur définit la présence historique et logique des hommes dans les métiers publics comme le signe d’une domination patriarcale. Il n’a pas évalué l’hypothèse que cette minorité d’hommes aient été sélectionnée dès la naissance par des femmes pour défendre leurs intérêts. Il n’a pas imaginé non plus que les autres hommes, la majorité, s’était pliée à un joug féminin qu’ils se faisaient une gloire d’honorer.

 

 

Le manque de connaissance des garçons.

 

Si l’auteur méconnaît les désirs de ces dames et veut y plaquer une logique proprement masculine, il ignore aussi la psychologie masculine ou fait mine de l’ignorer quand cela l’arrange :

« Au cours des années 60, la Revue l’Ecole des Parents publie enquêtes et entretiens qui confortent le bien-fondé de la réforme… L’enquête tend à montrer que la mixité a ouvert un espace où les garçons ont acquis le souci de l’altérité et sont devenus attentifs aux réactions qui valorisent la communication entre élèves. » (p408-409)

 

Comme si les garçons ne défendaient pas la mixité scolaire pour se retrouver en compagnie du beau sexe tout en donnant des raisons alambiquées aux adultes pour leur faire plaisir.

Selon les « journalistes » de l’époque, les garçons trouveraient aussi très bien la mixité car il y aurait moins de compétition.

En vérité, j’ai rarement vu garçon qui n’aime la compétition. En les privant de se retrouver ensemble, on les a surtout rendus incapables de collaborer en équipe. Ils se sont retrouvés alors à satisfaire leur penchant entier pour l’individualisme. Ainsi, l’histoire que fait André Rauch n’est pas celle d’une domination patriarcale comme il en utilise parfois le terme, mais au contraire, il démontre sans s’en apercevoir à quel point certains hommes ne sont jamais sortis d’une lecture féminisée du monde :

 

« Dans les codes de l’amour également, une obligation nouvelle se fait jour. Pour devenir un partenaire désirable, un garçon devra se montrer capable de formuler sa passion et pas seulement de « faire ses preuves » ».( p566)

 

Des hommes contrôlés par le désir de ces dames, pas de plus belle formulation pour décrire la domination féminine.

 

La misandrie pointe.

Féministe essayant de faire l’histoire des hommes, André Rauch devait forcément sombrer dans la misandrie pour trouver une issue à son récit. Outre la description de mauvaise foi des jeunes garçons de banlieues telle qu’elle a été reprise par de nombreux autres depuis (2), les garçons en général ne trouvent pas plus grâce à ses yeux :

 

(à l’époque moderne) « L’éducation sexuelle au sein de l’enseignement s’avère la pièce maîtresse d’un dispositif où l’obligation de sonder son identité sexuelle est devenue une préoccupation essentielle du jeune garçon » (p570)

Ici, l’auteur avoue la nécessaire intrusion de l’Etat dans la sexualité des enfants. L’éducation sexuelle devient alors un moyen de contrôler les garçons en canalisant leurs appétits. Quant à l’idée que la sexualité serait l’horizon indépassable pour les jeunes garçons de notre époque… c’est triste qu’il ait pu le formuler tel quel. Et si c’était vrai, ce serait encore bien plus triste et sujet à réflexion.
Si les garçons sont valorisés quand ils détruisent leurs pères et déconsidérés quand ils soutiennent leurs valeurs, les autres hommes ne valent guère mieux dans l’esprit d’André Rauch. Exemple à travers un discours d’après-guerre sur les poilus de 14-18 :

 

« L’exclusivité de la parole revient enfin, aux personnalités masculines, ainsi que le confirme l’oraison funèbre qui couronne la cérémonie… Celui qui fait l’éloge des victimes et parle de l’avenir à l’assemblée, subtilise leur deuil aux familles pour en confier l’administration à des autorités politiques, d’où sont exclues les femmes. » (p304-305)… Il (le discours d’après guerre « >

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Il lance une alerte à la bombe pour que sa partenaire sexuelle ne rate pas l’avion », Le Point du 24/05/2015/

    Un homme, normalement garant de la loi, panique parce que sa petite chérie n’aura pas ce qu’elle veut. Il perturbe le fonctionnement de toute la société pour la satisfaire, persuadé d’être dans son bon droit. Si ce n’est pas de la perméabilité au sexe faible ça…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Lettre de Dostoïevski à sa femme : « Envoie-moi d’urgence de l’argent pour partir » », Rue89 du 23/11/2014

    L’exemple pitoyable d’un homme bourgeois malmené financièrement par sa femme (pour de bonnes raisons)

  3. Ping de Nazdaq:

    Le féminisme plus fort que le respect de la communauté juive! Le retour du nazisme!Le féminisme, meilleure et nouvelle couverture de l’antisémitisme! Julien Aubert condamné en sanction immédiate pour une seule erreur de grammaire subit une retenue de salaire de 1300 euros alors que:Philippe Le Ray imite la poule pour moquer une députée : aucune sanction!Pierre Charon pour sa sortie indigne sur Jouanno ne risquera rien!2 poids 2 mesures! Le féminisme permet tout!

  4. Ping de Demonanar:

    Effectivement, ils commencent à comprendre puisqu’ils se sentent concernés pour la première fois de leur existence. Là où le féminisme dans son aspect rudimentaire englobait une faible portion de victimes, la négligence populaire lui a permis d’orchestrer son expansion et d’élargir son cercle de victimes à mesure qu’il s’amplifiait. Désormais, ne pas voir relèverait du dénie. Quant à ce monsieur Rauch, disons qu’il m’embarrasse…Etre aussi naïf à son âge est bien la preuve qu’il n’est pas fait pour penser.

  5. Ping de ALLINE:

    Je crois que vous avez raison. Ils commencent JUSTE à comprendre. Je vois que dans mon propre réseau d’amis, les hommes sont passés du déni à l’écoute et pour certains à l’approbation. Espérons que la prise de conscience générale ne sera pas trop tardive…

  6. Ping de ALLINE:

    Une video très intéressante de l’excellent Yann Carrière sur la volonté de déconstruction orchestrée du masculin.J’imagine que vous l’avez vue Léonidas ?http://www.youtube.com/watch?v=dCghT14kTdc

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Oui, elle est sur mon site (aimeles.fr) depuis qu’elle est sortie, et avec toutes les autres que j’ai jugé utile de rajouter sur le sujet pour faire un dossier complet : http://www.aimeles.net/5bconfu.html (oups, je viens de m’apercevoir que celle que j’avais mise en lien a été supprimée !)

      je me demande d’ailleurs pourquoi cette vidéo ressort en ce moment. Comme si les gens commençaient juste à comprendre. Je l’avais déjà trouvé édifiante au moment de sa publication. A noter que Yann Carrière a été bien attaqué à l’époque par les homosexualistes, qui, ne pouvant contester son discours, ont affirmé que c’était un psy de pacotille. Bravo le niveau des attaques, comme d’habitude. Pour eux, les arguments, ça ne peut être utilisé que par des gens qu’ils reconnaissent, preuve que leur capacité réflexive est souvent limitée à un potentiel de dénigrement envers ceux qui ne servent pas leurs intérêts immédiats.

  7. Ping de kasimar:

    Si j’en ai parlé effectivement c’est que j’ai jugé utile de présenter des auteurs  comme Rauch, Pölony ou encore Badinter et leurs bouquins respectifs : « L’identité masculine à l’ombre des femmes » , « l’homme est l’avenir de la femme » « fausse route » et « XY de l’identité masculine  » afin de faire ouvrir les yeux à des adversaires ou des gens qui ne rejoignent pas forcément nos points de vue. Et Dieu Sait que je ne suis pas toujours d’accord avec ces trois là. D’ailleurs ces trois personnes bien que dénonçant des conséquences liées directement ou pas au féminisme, ont un point commun, l’un que vous avez très bien décrit dans ce billet, l’une est en désaccord avec les psys sur la symbiose mère-enfant et l’autre qui dit que l’instinct maternel n’existe pas. Là dessus je ne suis absolument pas d’accord, mais je ne développerais pas ici mon point de vue, par manque de temps et que ce n’est pas le but.Voici le secret de ma stratégie 🙂 Pour mes lectures personnelles j’en suis à Soral, Zemmour et Schneider. Je compte bien attaquer du Rousseau ou du Céline un jour 😉 

  8. Ping de alexandre:

    A l’opposé de la vision d’André rauch, le dernier billet d’humeur de Papacito: http://fdpdelamode.com/

  9. Ping de kasimar:

    Ainsi vous avez vous-aussi lu le livre ? J’ai lu le dernier tome il y a presque un an (le premier j’ai d’autres priorités de lectures avant de le dévorer )et j’ai senti rien que dans son résumé la position faussement neutre de l’auteur. Le mérite de ce bouquin- car soyons honnête tout n’est pas à jeter loin de là – est d’éclairer quelque peu le quidam sur l’Histoire et le déclin de la virilité. Et il faut reconnaître qu’effectivement la Grande Guerre a joué un rôle dans la dévirilisation. Ce qui rejoint le point de vue de Zemmour et d’autres. C’est d’ailleurs depuis cette époque que la chute de la virilité, l’ « émancipation » des femmes a commencé à prendre une tournure un peu plus significative.C’est le lecteur averti ou pas qui doit avoir l’esprit suffisamment critique pour ne pas se laisser emporter par un idéal ou un autre. (on en a tous). Donc quoique l’on dise de cet auteur, rares sont ceux de sa trempe qui arriveront à reconnaître l’évidente chute de la virilité en Occident.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      J’ai lu ce livre parce que vous en avez parlé à plusieurs reprises. Il y a bien une chute de la virilité en occident. S’il l’a identifiée, le problème est que cet auteur ne la trouve pas forcément négative. Et ça, c’est vraiment un problème en ce qui me concerne. Continuez à me parler de vos lectures et ne soyez pas offusqué que je les aborde sous un autre angle ou que je vous contredise. Nous n’aurons pas toujours les mêmes points de vue et c’est tant mieux, ceci d’autant plus que l’idéologie antiféministe est en train de se construire et qu’elle doit se trouver une cohérence. Je ne suis pas ici pour prouver que j’ai toujours raison mais pour chercher la Vérité. Faîtes de même et nous saurons bien nous respecter.

  10. Ping de observateur:

    La lecture de votre article est intéressante comme d’habitude.

    Juste une suggestion:
    Est ce que nous ne devrions par remplacer le mot féminisme par le mot gynocentrisme?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Non parce que :

      Pour l’instant, nous n’avons pas la force politique d’imposer un néologisme aussi éloigné du langage des gens.
      L’obligation qui nous est faite de ne pas critiquer le féminisme constitue justement le moyen de nous enfermer idéologiquement. Utiliser un langage détourné n’empêchera pas nos adversaires de nous ostraciser.
      Il faudra passer à un autre mot vraiment significatif comme gynocentrisme quand cette idéologie mortifère aura abandonné le terme de féminisme. L’identification du gynocentrisme au féminisme est pour l’instant une chance pour nous. Le loup est sorti du bois politique. Entièrement caché, ce serait plus difficile.

      Acceptons enfin l’affrontement.

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