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AIMELES Antiféminisme

« Histoire du premier sexe », André Rauch, (2000-2004)

Publié le 4 octobre 2014 par Léonidas Durandal à 21 h 44 min

14-18) devient l’instrument qui sert à dissimuler les contradictions internes d’une société mixte, composée d’hommes mais aussi de femmes revendiquant désormais les mêmes droits. »

Ainsi, concernant cette période charnière de notre histoire, la douleur des femmes devrait être mise selon lui, au même niveau que celle des hommes. Comment un homme peut-il imaginer que la guerre de tranchée puisse se comparer aux difficultés à l’arrière des lignes ? Ici, André Rauch participe à briser tout tabou quant à la vie humaine, à mettre tout sur le même plan, certainement au nom de ce pacifisme qu’il défend de manière peu assurée dans son livre. Or puisqu’il faut encore le répéter : le sacrifice de millions de vies a été celui d’hommes, pas de femmes, poussés au combat par un parlement de gauche, l’arbre Jean Jaurès cachant mal la forêt de la bêtise anti-cléricale masculine française de l’époque (le Pape était contre la guerre). Aujourd’hui, ces mêmes gauchistes contrôlent notre Etat, et s’il y en a quelques uns pour relativiser l’idéologie homosexualiste, ils sont très peu nombreux à l’image de Jean Jaurès, et ils se retrouvent plutôt dans le camp catholique, comme d’habitude quand il s’agit de bon sens.

Dans ce tableau honteux quand on approfondit les concepts de l’auteur, les pères ne sont plus en reste que les garçons de banlieues ou les soldats :

 

« La contestation des moeurs propre aux années 60, s’est donnée ensuite pour objet de libérer les jeunes filles de l’obligation de virginité et de chasteté qu’imposaient pères et maris. » (p540)

 

C’est tellement anachronique (féministe) de croire que la virginité n’était pas une aspiration des femmes de cette époque… La virginité avant le mariage ne favorisait pas que les pères et les maris. Elle permettait aussi d’empêcher la corruption des moeurs et donc d’atteindre le statut des femmes mariées. Ainsi, ces dernières étaient mieux protégées des naissances, et des relations illégitimes. Les ressources de leur mari ne quittaient pas, pour ainsi dire, leur foyer. Face à ce risque, les femmes de cette époque se protégeaient en ostracisant l’aguicheuse. Seule notre richesse moderne a pu permettre aux femmes d’agir différemment.

 

 

Une vision fantasmée de notre présent et de notre avenir.

« De ces évolutions essentielles (avoir de multiples partenaires sexuels avant mariage après 1968), hommes et femmes tirèrent le bénéfice d’être des élus. » (p540)

Jolie élection que celle de ceux qui ont surtout appris objectivement à se tromper, à changer unilatéralement de partenaire, à détruire leurs enfants. En parlant d’élection, André Rauch trahit son appartenance à une génération dépassée. Ici, il défend la vision d’une époque qui a objectivement échouée en terme d’élection et qu’il idéalise pourtant. Comme s’il faisait de l’histoire au présent de sa jeunesse sans en avoir retenu les leçons.

Ses longues célébrations de la mixité, de la libération sexuelle, de notre époque moderne en général, ne s’arrêtent pas à l’esprit qui a amené et suivi mai 1968. Elles se tournent aussi vers l’avenir :

 

« Or genre et sexe sont aussi, peut-être surtout, des réalités psychologiques : comment savoir ce qui est désirable sans tenir compte d’une existence personnelle, toujours complexe ? » (p541)

 

En avalisant la théorie fumeuse du genre, comme espérance de notre époque, André Rauch souligne à quel point l’esprit de notre temps et de nos élites est corrompu, justement parce qu’il n’avait que la prétention de faire de l’histoire en écrivant son livre tandis qu’il a récité son bréviaire laïcard. En outre, il voit bien que l’identité masculine est en train de disparaître, mais en démiurge irresponsable et orgueilleux du commun, il ne s’en inquiète pas plus que cela.

 

Conclusion :

Le livre d’André Rauch ne casse pas des briques. Sous des apparences affables, il contribuera à maintenir le lecteur dans cette idéologie qui perpétue nos échecs depuis très longtemps, à cet esprit horrible qui fait ressentir à notre société sa propre dégénérescence tout en en ignorant les causes. Quelques passages intéressants feront voyager le lecteur vers d’autres lieux, d’autres époques mais ces moments seront souvent salis par une vision négative du masculin en filigrane. Dans cette époque de déconstruction, toute notre histoire est à revoir, car presque toute notre élite universitaire sur le sujet, est corrompue, même de ceux qui se voudraient accomplir un travail objectif comme André Rauch a cru certainement le faire.

1 « Editoriaux d’une résistante sur le droit de vote des femmes », Mathilde Mir 28/11/1944.

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14 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Il lance une alerte à la bombe pour que sa partenaire sexuelle ne rate pas l’avion », Le Point du 24/05/2015/

    Un homme, normalement garant de la loi, panique parce que sa petite chérie n’aura pas ce qu’elle veut. Il perturbe le fonctionnement de toute la société pour la satisfaire, persuadé d’être dans son bon droit. Si ce n’est pas de la perméabilité au sexe faible ça…

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    « Lettre de Dostoïevski à sa femme : « Envoie-moi d’urgence de l’argent pour partir » », Rue89 du 23/11/2014

    L’exemple pitoyable d’un homme bourgeois malmené financièrement par sa femme (pour de bonnes raisons)

  3. Ping de Nazdaq:

    Le féminisme plus fort que le respect de la communauté juive! Le retour du nazisme!Le féminisme, meilleure et nouvelle couverture de l’antisémitisme! Julien Aubert condamné en sanction immédiate pour une seule erreur de grammaire subit une retenue de salaire de 1300 euros alors que:Philippe Le Ray imite la poule pour moquer une députée : aucune sanction!Pierre Charon pour sa sortie indigne sur Jouanno ne risquera rien!2 poids 2 mesures! Le féminisme permet tout!

  4. Ping de Demonanar:

    Effectivement, ils commencent à comprendre puisqu’ils se sentent concernés pour la première fois de leur existence. Là où le féminisme dans son aspect rudimentaire englobait une faible portion de victimes, la négligence populaire lui a permis d’orchestrer son expansion et d’élargir son cercle de victimes à mesure qu’il s’amplifiait. Désormais, ne pas voir relèverait du dénie. Quant à ce monsieur Rauch, disons qu’il m’embarrasse…Etre aussi naïf à son âge est bien la preuve qu’il n’est pas fait pour penser.

  5. Ping de ALLINE:

    Je crois que vous avez raison. Ils commencent JUSTE à comprendre. Je vois que dans mon propre réseau d’amis, les hommes sont passés du déni à l’écoute et pour certains à l’approbation. Espérons que la prise de conscience générale ne sera pas trop tardive…

  6. Ping de ALLINE:

    Une video très intéressante de l’excellent Yann Carrière sur la volonté de déconstruction orchestrée du masculin.J’imagine que vous l’avez vue Léonidas ?http://www.youtube.com/watch?v=dCghT14kTdc

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Oui, elle est sur mon site (aimeles.fr) depuis qu’elle est sortie, et avec toutes les autres que j’ai jugé utile de rajouter sur le sujet pour faire un dossier complet : http://www.aimeles.net/5bconfu.html (oups, je viens de m’apercevoir que celle que j’avais mise en lien a été supprimée !)

      je me demande d’ailleurs pourquoi cette vidéo ressort en ce moment. Comme si les gens commençaient juste à comprendre. Je l’avais déjà trouvé édifiante au moment de sa publication. A noter que Yann Carrière a été bien attaqué à l’époque par les homosexualistes, qui, ne pouvant contester son discours, ont affirmé que c’était un psy de pacotille. Bravo le niveau des attaques, comme d’habitude. Pour eux, les arguments, ça ne peut être utilisé que par des gens qu’ils reconnaissent, preuve que leur capacité réflexive est souvent limitée à un potentiel de dénigrement envers ceux qui ne servent pas leurs intérêts immédiats.

  7. Ping de kasimar:

    Si j’en ai parlé effectivement c’est que j’ai jugé utile de présenter des auteurs  comme Rauch, Pölony ou encore Badinter et leurs bouquins respectifs : « L’identité masculine à l’ombre des femmes » , « l’homme est l’avenir de la femme » « fausse route » et « XY de l’identité masculine  » afin de faire ouvrir les yeux à des adversaires ou des gens qui ne rejoignent pas forcément nos points de vue. Et Dieu Sait que je ne suis pas toujours d’accord avec ces trois là. D’ailleurs ces trois personnes bien que dénonçant des conséquences liées directement ou pas au féminisme, ont un point commun, l’un que vous avez très bien décrit dans ce billet, l’une est en désaccord avec les psys sur la symbiose mère-enfant et l’autre qui dit que l’instinct maternel n’existe pas. Là dessus je ne suis absolument pas d’accord, mais je ne développerais pas ici mon point de vue, par manque de temps et que ce n’est pas le but.Voici le secret de ma stratégie 🙂 Pour mes lectures personnelles j’en suis à Soral, Zemmour et Schneider. Je compte bien attaquer du Rousseau ou du Céline un jour 😉 

  8. Ping de alexandre:

    A l’opposé de la vision d’André rauch, le dernier billet d’humeur de Papacito: http://fdpdelamode.com/

  9. Ping de kasimar:

    Ainsi vous avez vous-aussi lu le livre ? J’ai lu le dernier tome il y a presque un an (le premier j’ai d’autres priorités de lectures avant de le dévorer )et j’ai senti rien que dans son résumé la position faussement neutre de l’auteur. Le mérite de ce bouquin- car soyons honnête tout n’est pas à jeter loin de là – est d’éclairer quelque peu le quidam sur l’Histoire et le déclin de la virilité. Et il faut reconnaître qu’effectivement la Grande Guerre a joué un rôle dans la dévirilisation. Ce qui rejoint le point de vue de Zemmour et d’autres. C’est d’ailleurs depuis cette époque que la chute de la virilité, l’ « émancipation » des femmes a commencé à prendre une tournure un peu plus significative.C’est le lecteur averti ou pas qui doit avoir l’esprit suffisamment critique pour ne pas se laisser emporter par un idéal ou un autre. (on en a tous). Donc quoique l’on dise de cet auteur, rares sont ceux de sa trempe qui arriveront à reconnaître l’évidente chute de la virilité en Occident.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      J’ai lu ce livre parce que vous en avez parlé à plusieurs reprises. Il y a bien une chute de la virilité en occident. S’il l’a identifiée, le problème est que cet auteur ne la trouve pas forcément négative. Et ça, c’est vraiment un problème en ce qui me concerne. Continuez à me parler de vos lectures et ne soyez pas offusqué que je les aborde sous un autre angle ou que je vous contredise. Nous n’aurons pas toujours les mêmes points de vue et c’est tant mieux, ceci d’autant plus que l’idéologie antiféministe est en train de se construire et qu’elle doit se trouver une cohérence. Je ne suis pas ici pour prouver que j’ai toujours raison mais pour chercher la Vérité. Faîtes de même et nous saurons bien nous respecter.

  10. Ping de observateur:

    La lecture de votre article est intéressante comme d’habitude.

    Juste une suggestion:
    Est ce que nous ne devrions par remplacer le mot féminisme par le mot gynocentrisme?

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Non parce que :

      Pour l’instant, nous n’avons pas la force politique d’imposer un néologisme aussi éloigné du langage des gens.
      L’obligation qui nous est faite de ne pas critiquer le féminisme constitue justement le moyen de nous enfermer idéologiquement. Utiliser un langage détourné n’empêchera pas nos adversaires de nous ostraciser.
      Il faudra passer à un autre mot vraiment significatif comme gynocentrisme quand cette idéologie mortifère aura abandonné le terme de féminisme. L’identification du gynocentrisme au féminisme est pour l’instant une chance pour nous. Le loup est sorti du bois politique. Entièrement caché, ce serait plus difficile.

      Acceptons enfin l’affrontement.

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