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Hugh Laurie, le Docteur House ou l’autorité paternelle qui manque à notre société

Publié le 10 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 25 min

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Les familles traditionnelles qui fonctionnent bien sont toujours là. Elles résistent aux modes. Dès lors, on les retrouve plus souvent que les familles ratées à la télévision. Cependant le modèle raté, lui, évolue au fur et à mesure qu’il échoue et comme il a tendance à s’étendre, il prend de plus en plus de place sur nos petits écrans.

 

  • D’un côté, le père qui était capable de s’occuper seul de toute une famille est devenu progressivement le papa idéal déclassé qui sauve la working girl et son enfant, ou bien la fille-mère. De nos jours, il s’est transformé en père célibataire qui fait fantasmer toutes les filles-mères modernes, parce qu’il a un côté raté rassurant.

  • De l’autre, les femmes mal assurées et déséquilibrées qui voudraient bien réussir à vivre leur indépendance tombent, d’abord sur l’homme idéal, puis sur de petits caniches hommes juste là pour les servir dans leur parcours personnel, et enfin, naturellement, finissent seules mais tellement heureuses (il vaut mieux être seule que mal accompagnée).

Madame est servieLe jardinier italien s’occupe du gazon de madame.

Dans les séries télévisées pour personnes en quête de sens dans leur vie, le dialogue de sourd grandit : les enfants veulent des pères forts, les femmes des compagnons rassurants, et les hommes des modèles virils. Chacun regarde ses propres séries et se conforte dans ses convictions, parfois réfléchit quand même un peu. Voilà pourquoi la plupart des histoires d’amour finissent mal dans les séries atypiques, ou bien pourquoi les scénaristes évitent aux personnages principaux ce genre de situation, et de plus en plus, quand bien même ils pourraient les vivre : quand chacun tire la couverture à soi, il n’y a pas de logique heureuse dans les scénarios de films pas plus que dans la vie. Les personnages de TV aussi doivent vivre leurs contradictions. En dehors de celle-là, ils ne sont plus rien. Ils n’ont plus d’identité. Le malheur qui les faisait vivre, ne leur offre plus d’opportunité d’exister quand ils rencontrent le bonheur : les gens heureux n’ont pas d’histoire dit-on. Une certaine modernité reflétée dans ce genre de séries télévisées cultive le malheur et s’en nourrit. Miroir et acteur de la décomposition, la série télévisée progressiste ne peut pas s’extraire d’une forme de logique de vie sans s’approcher de la religion, ce qu’elle fait rarement, pour l’instant.

 

 

Où en est-on aujourd’hui du côté des familles impossibles ?

 

 

Du côté des femmes, on sent bien que le narcissisme est devenu la règle d’identification. Les héroïnes trouveront bien des hommes objets prêts à les accompagner sur le chemin de leurs désirs personnels, avec enfant ou pas. Qu’importe finalement…

 Samantha MicelliLa petite Samantha Micelli dans « Madame est servie », est devenue une sorcière, tout un programme…

Du côté des hommes, l’image du père a fini par s’effacer, tout autant que dans notre société d’ailleurs. Celui de « Castle », poussif au possible, irresponsable, enfantin, dépassé par les femmes de son entourage, peine à convaincre de sa masculinité. Ce père-célibataire riche et fantasque nous est vendu amoureux d’une serpillière masculine. Quel homme peut s’y retrouver ? Cette série censée redorer le blason des pères divorcés, permet surtout aux petites filles de rêver d’un improbable père puissant et permissif qu’elles pourraient retrouver quand elles en auraient besoin. Pour souligner toute l’ambiguïté de telles séries et pour parler plus précisément de son côté néfaste, le monde irréel de Castle maintient filles et pères dans des fantasmes dangereux d’enfance éternelle (d’ailleurs le père romancier cherche dans sa vie son roman).

 La petite maison dans la prairie

Le dernier vrai mec dans les séries télévisées.

A côté de ce genre de série médiocre, il y a eu ces dernières années Hugh Laurie et le « Docteur House ». Ce personnage n’est pas père à proprement parlé. Il en est pourtant la véritable icône. Celle que le tout à chacun cherche secrètement dans notre monde moderne déstructuré, la nouvelle image qui pourrait guérir notre société malade… peut-être.

 

 

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo coub) « Il n’aime pas l’autorité de Donald Trump, cependant… » Durandal coub du 09/11/2018.

  2. Ping de Zorro le renard:

    « J » en plus d’être profondément débile a du mal à se choisir un pseudo. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous les petits kapos à venir poster ici ? La charité religieuse doit avoir ses limites n’importe qui vient dire portnawak ici. Allez tire toi pauvre demeuré, va te suicider crâne d’œuf ! Moi ce qui me déprime c’est que des individus aussi neuneus que J existent et que cela prouve que notre combat est plus nécessaire que jamais. Allez ducon pour ta gouverne on lutte ici contre le féminisme pas pour la restauration d’un patriarcat t’as rien compris normal ta caboche est aussi vide que la signification de ton post.Ici c’est toi qui en insultant fait preuve de propos lénifiant et dogmatique tu es un fanatique qui s’ignore les plus dangereux à mon sens

  3. Ping de J.:

    Vous vous
    dites chrétien ? Drôles de valeurs que vous affichez là.
    Savoir que des gens comme vous existent
    me déprime profondément.

    Et, pour en venir à cet article sur ce
    qui est, je pense, ma série préférée… C’est encore une fois
    complètement ridicule, risible ! House, l’autorité paternelle
    qui manque à notre société ? Certains aspects du personnages
    me semblent relativement bien décrits dans l’article, je peux au
    moins vous accorder ça. Mais ils sont tout de suite complètement
    extrapolés et tournés à votre sauce de misogyne obsédé par le
    phallus (il faudrait s’amuser à compter le nombre de fois où vous
    l’employez dans nombre d’articles). La relation House-Cuddy n’a rien
    à voir avec la façon dont vous la traitez, et le portrait de Cuddy
    (fille mère : elle a 40 ans!) est simpliste et méprisant.
    House a autant besoin de Cuddy qu’elle (et l’hôpital) ont besoin de
    lui : leur jeu de séduction est basé sur la domination, mais
    sous la forme d’un jeu ; il est évident que c’est l’amour et le
    respect qui sont entre eux deux, et non une espèce de relation
    malsaine domination homme/femme…

    House n’a rien d’autoritaire: il joue
    avec les règles et se comporte en gamin, il rejette l’autorité.
    S’il a une quelconque autorité, c’est de par son statut de chef de
    département, et par ses aptitudes de médecin qui imposent le
    respect. Son autorité (même symboliquement) n’a rien à voir avec
    une quelconque autorité paternelle, d’homme viril qui apprend la vie
    à tout le monde et mène tout le monde sur le chemin de la vérité !
    D’ailleurs, cette sacro-sainte autorité, il la fuit en permanence.
    Il ne cherche pas à éduquer son entourage, ses collègues, amis et
    les spectateurs ne sont absolument pas ses enfants, même
    symboliquement… Cela n’a pas de sens.
    Cessez de croire que le monde entier
    recherche un père ou un Dieu. Les gens aiment House pour de
    multiples autres raisons : son humour, l’aspect fascinant de sa
    personnalité, la façon dont il voit le monde et dont il interagit
    avec les autres… Je ne vois franchement pas le lien avec un père
    idéal qui mènerait sa famille et la société bien droit comme il
    faut…

    Vous voyez tout ce qui vous entoure (et
    y compris les séries TV, apparemment) par le prisme de votre
    « idéologie » délirante et vous salissez une superbe
    série par votre vision misogyne, réactionnaire et patriarcale qui
    n’existe (heureusement) plus depuis bien longtemps. Cette série a
    bien d’autres buts, bien plus intéressants et louables que vos idées
    détestables…

    Vous faites partie des gens qui se
    battent avec vigueur pour des causes minables, alors qu’ils ne
    comprennent visiblement rien à la société et à la vie en général.
    L’ensemble de votre site est d’abord risible tant vos propos sont
    insensés, puis simplement profondément déprimants.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Joli exposé de vos névroses…..
      Vous voyez la différence entre vous et moi qui suis catholique, c’est que votre existence ne me déprime pas du tout. Par contre cela me fait de la peine que vous soyez à la limite de sombrer dans le cannibalisme. Elevez vous un peu spirituellement.

  4. Ping de flashou:

    Je penses que votre analyse ce trompe sur un point fondamentale : House n’est pas une image paternel pour la simple et bonne raison qu’il ne prend jamais ce rôle. S’il conteste l’autorité, s’il refuse de laisser place aux émotions et s’il agit contre la volonté des gens, c’est avant tout parce que c’est un égocentrique qui ne cherche que la vérité, SA vérité.Il veut donner du sens à tout, prouver ses théories, et surtout l’imposer aux autres via son point de vue. House est un être aux aspirations théoriques très « pures » et il s’applique a lui même (jusqu’à un certain point : ce n’est qu’un homme) cette rationalité alors qu’elle est justement inhumaine. Si on prend sa relation avec Wilson : ce dernier est parfois otage de House qui veut diriger sa vie. Il refuse ainsi le libre arbitre à un autre homme qui devrait être son égal puisque leur relation est une relation d’amitié.La surdomination de House sur son entourage sert sa mégalomanie qui elle même est un refuge face a la médiocrité de sa vie : oui c’est un grand medecin, oui il est le meilleur dans sa partie, sauf qu’a coté de ça c’est un piètre être humain, seul, sans famille et dont le seul ami est son exact opposé. Tout du long de la série il va lutter contre ce comportement et essayer autant que faire ce peut de changer. Il est tragique car ce qui fait de lui un medecin d’exception est ce qui le rend aussi pathétique et sordide.House est un personnage ou on peut se retrouver parce qu’il exprime ce qu’on aimerai dire et faire, mais c’est aussi le miroir de notre propre bassesse, des mesquineries infantiles auquel on se livre parfois avec les autres. House est un gamin, pas un père.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      House est une image de père dans notre société parce qu’il n’est pas père et que sinon, notre société le refuserait tel quel, comme je l’écris.

      House est-il une image de père pour notre société mais aussi de gamin ? Peut-être. Chez tous les hommes il y a un côté gamin qui prend des risques qui aime dominer. Il a des limites, qu’il ne dépasse pas, donc pas si gamin que ça…

      A noter que pour moi, ce n’est pas une image de père à proprement parlé, mais l’image d’un père qui est fantasmé par toute une société. Si tel n’était pas le cas, les gens ne regarderaient pas de simples gamineries à la télévision. Ils s’éduquent en regardant docteur House…

  5. Ping de kasimar:

    Il y a aussi la série Walking Dead où les personnages principaux transpirent la masculinité bien que le langage des personnages est limite ordurier. Excellent pour que les jeunes hommes et les gamins puissent s’identifier à un archétype, dommage que les personnages soient grossiers