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AIMELES Antiféminisme

Hugh Laurie, le Docteur House ou l’autorité paternelle qui manque à notre société

Publié le 10 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 25 min

égaux pour lui.

 

 

Toujours attaqué, jamais abattu.

 

 

La vision du monde du docteur House est l’héritage d’un passé tortueux qu’il a dépassé comme une évidence. Les problématiques qui se posent à lui ne le surprennent plus. Le monde ne le surprend plus. Sans passé, sans avenir, sans morale si ce n’est celle de réussir, le docteur House s’est libéré de toutes attaches. Il est libre, mais seul et détruit. Il ne donne pas des coups à ses patients pour se venger de sa situation personnelle, mais parce qu’il sait que s’il n’agit pas ainsi, les coups qu’ils devront recevoir de la vie seront encore plus rudes. Il ne s’attend pas à être aimé. Il sait bien que les gens ne vont pas accepter facilement d’être mis face à leurs contradictions (ils veulent être soignés ou soigner, sans faire ce qu’il faut pour cela). Cela ne l’empêche pas d’agir avec une totale désinvolture. Tel un père qui essuierait les reproches de ses enfants avec patience, il anticipe les réactions de chacun sans s’échapper. Ses enfants (patients, étudiants, collègues) vont résister à la contestation de « ses » règles, il le sait, face à ce monde qu’il domine, il sera toujours remis en question par des gens qui ne le comprendront pas et qui ne seront certainement jamais, à sa hauteur. Et tel un père, il finira toujours ou presque par avoir raison. Il y arrivera, non pas comme le ferait un père de l’ancien monde, à force d’autorité non discutée, mais en rusant, en faisant réfléchir ses acolytes et surtout en les manipulant tout en usant de sa position de force pour arriver à ses fins.

 

 

Le père qui sert de repoussoir pour entrer dans la vie.

 

 

Surprenant le spectateur féminisé en attente de repère, le docteur House n’en devient que plus grand au fur et à mesure que ce téléspectateur se prend à le détester tout en reconnaissant sa force. On aime le docteur House parce qu’on le déteste. Le docteur House est le père qui révulse tout en suscitant l’admiration. On l’aime parce qu’il résiste, qu’il ne plie pas face à la féminisation d’un monde trop sécurisé et qui en est devenu incompétent. Le Docteur House sait prendre des risques, bousculer les institutions, les personnes. Il est irrévérencieux, ne connaît rien à la galanterie, il a abandonné toutes ses illusions sur ce point, sur les femmes en général. Il est un exemple assez inatteignable. Il reste un personnage lointain, un père qu’on ne peut qu’admirer de loin, car on imagine assez bien que le moindre quidam qui s’essaierait à le prendre pour exemple finirait immanquablement licencié, au chômage et à la rue. Cependant le spectateur régressif, lobotomisé devant sa télévision, avide d’expérience en zyeutant une série télévisée, pitoyable en fait, voilà en tous cas comment le dirait le docteur House, sent bien qu’il lui faudrait rencontrer un tel homme pour grandir dans sa vie. Il se prend à rêver de pouvoir en trouver un sur sa route qui le ferait enfin plier, lui et son ego d’enfant à maman. La relation du fan du Docteur House à son héros est donc une relation de type sado-maso. Cet enfant spectateur sait bien qu’il a été trop materné durant sa jeunesse et qu’il lui aurait fallu connaître la présence d’un père tel le docteur House pour pouvoir grandir. Ne l’ayant pas rencontré, il regarde la série télévisée en se disant que peut-être, il pourra en retirer quelque chose. Il prend les coups en même temps que les patients, que les collègues du Docteur House. Il les donne aussi, toutes les fois où il aurait voulu dire aux autres leurs quatre vérités mais qu’il n’en a pas eu le courage ou qu’il ne s’est pas senti assez habile pour ça. Le docteur House sait donner les coups. Il le fait à la place du spectateur médusé. Pour ce faire, il agit sans haine, par simple dépit envers l’humanité et par soucis de vérité. On se demande où les Américains ont été pêcher le côté aristocratique si prononcé du personnage, eux qui n’en ont jamais eu.

 

Le côté aristocrate raté.

 

 

Le père d’aujourd’hui ne peut être qu’un raté bougon. Il doit avoir passé son existence « >

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo coub) « Il n’aime pas l’autorité de Donald Trump, cependant… » Durandal coub du 09/11/2018.

  2. Ping de Zorro le renard:

    « J » en plus d’être profondément débile a du mal à se choisir un pseudo. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous les petits kapos à venir poster ici ? La charité religieuse doit avoir ses limites n’importe qui vient dire portnawak ici. Allez tire toi pauvre demeuré, va te suicider crâne d’œuf ! Moi ce qui me déprime c’est que des individus aussi neuneus que J existent et que cela prouve que notre combat est plus nécessaire que jamais. Allez ducon pour ta gouverne on lutte ici contre le féminisme pas pour la restauration d’un patriarcat t’as rien compris normal ta caboche est aussi vide que la signification de ton post.Ici c’est toi qui en insultant fait preuve de propos lénifiant et dogmatique tu es un fanatique qui s’ignore les plus dangereux à mon sens

  3. Ping de J.:

    Vous vous
    dites chrétien ? Drôles de valeurs que vous affichez là.
    Savoir que des gens comme vous existent
    me déprime profondément.

    Et, pour en venir à cet article sur ce
    qui est, je pense, ma série préférée… C’est encore une fois
    complètement ridicule, risible ! House, l’autorité paternelle
    qui manque à notre société ? Certains aspects du personnages
    me semblent relativement bien décrits dans l’article, je peux au
    moins vous accorder ça. Mais ils sont tout de suite complètement
    extrapolés et tournés à votre sauce de misogyne obsédé par le
    phallus (il faudrait s’amuser à compter le nombre de fois où vous
    l’employez dans nombre d’articles). La relation House-Cuddy n’a rien
    à voir avec la façon dont vous la traitez, et le portrait de Cuddy
    (fille mère : elle a 40 ans!) est simpliste et méprisant.
    House a autant besoin de Cuddy qu’elle (et l’hôpital) ont besoin de
    lui : leur jeu de séduction est basé sur la domination, mais
    sous la forme d’un jeu ; il est évident que c’est l’amour et le
    respect qui sont entre eux deux, et non une espèce de relation
    malsaine domination homme/femme…

    House n’a rien d’autoritaire: il joue
    avec les règles et se comporte en gamin, il rejette l’autorité.
    S’il a une quelconque autorité, c’est de par son statut de chef de
    département, et par ses aptitudes de médecin qui imposent le
    respect. Son autorité (même symboliquement) n’a rien à voir avec
    une quelconque autorité paternelle, d’homme viril qui apprend la vie
    à tout le monde et mène tout le monde sur le chemin de la vérité !
    D’ailleurs, cette sacro-sainte autorité, il la fuit en permanence.
    Il ne cherche pas à éduquer son entourage, ses collègues, amis et
    les spectateurs ne sont absolument pas ses enfants, même
    symboliquement… Cela n’a pas de sens.
    Cessez de croire que le monde entier
    recherche un père ou un Dieu. Les gens aiment House pour de
    multiples autres raisons : son humour, l’aspect fascinant de sa
    personnalité, la façon dont il voit le monde et dont il interagit
    avec les autres… Je ne vois franchement pas le lien avec un père
    idéal qui mènerait sa famille et la société bien droit comme il
    faut…

    Vous voyez tout ce qui vous entoure (et
    y compris les séries TV, apparemment) par le prisme de votre
    « idéologie » délirante et vous salissez une superbe
    série par votre vision misogyne, réactionnaire et patriarcale qui
    n’existe (heureusement) plus depuis bien longtemps. Cette série a
    bien d’autres buts, bien plus intéressants et louables que vos idées
    détestables…

    Vous faites partie des gens qui se
    battent avec vigueur pour des causes minables, alors qu’ils ne
    comprennent visiblement rien à la société et à la vie en général.
    L’ensemble de votre site est d’abord risible tant vos propos sont
    insensés, puis simplement profondément déprimants.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Joli exposé de vos névroses…..
      Vous voyez la différence entre vous et moi qui suis catholique, c’est que votre existence ne me déprime pas du tout. Par contre cela me fait de la peine que vous soyez à la limite de sombrer dans le cannibalisme. Elevez vous un peu spirituellement.

  4. Ping de flashou:

    Je penses que votre analyse ce trompe sur un point fondamentale : House n’est pas une image paternel pour la simple et bonne raison qu’il ne prend jamais ce rôle. S’il conteste l’autorité, s’il refuse de laisser place aux émotions et s’il agit contre la volonté des gens, c’est avant tout parce que c’est un égocentrique qui ne cherche que la vérité, SA vérité.Il veut donner du sens à tout, prouver ses théories, et surtout l’imposer aux autres via son point de vue. House est un être aux aspirations théoriques très « pures » et il s’applique a lui même (jusqu’à un certain point : ce n’est qu’un homme) cette rationalité alors qu’elle est justement inhumaine. Si on prend sa relation avec Wilson : ce dernier est parfois otage de House qui veut diriger sa vie. Il refuse ainsi le libre arbitre à un autre homme qui devrait être son égal puisque leur relation est une relation d’amitié.La surdomination de House sur son entourage sert sa mégalomanie qui elle même est un refuge face a la médiocrité de sa vie : oui c’est un grand medecin, oui il est le meilleur dans sa partie, sauf qu’a coté de ça c’est un piètre être humain, seul, sans famille et dont le seul ami est son exact opposé. Tout du long de la série il va lutter contre ce comportement et essayer autant que faire ce peut de changer. Il est tragique car ce qui fait de lui un medecin d’exception est ce qui le rend aussi pathétique et sordide.House est un personnage ou on peut se retrouver parce qu’il exprime ce qu’on aimerai dire et faire, mais c’est aussi le miroir de notre propre bassesse, des mesquineries infantiles auquel on se livre parfois avec les autres. House est un gamin, pas un père.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      House est une image de père dans notre société parce qu’il n’est pas père et que sinon, notre société le refuserait tel quel, comme je l’écris.

      House est-il une image de père pour notre société mais aussi de gamin ? Peut-être. Chez tous les hommes il y a un côté gamin qui prend des risques qui aime dominer. Il a des limites, qu’il ne dépasse pas, donc pas si gamin que ça…

      A noter que pour moi, ce n’est pas une image de père à proprement parlé, mais l’image d’un père qui est fantasmé par toute une société. Si tel n’était pas le cas, les gens ne regarderaient pas de simples gamineries à la télévision. Ils s’éduquent en regardant docteur House…

  5. Ping de kasimar:

    Il y a aussi la série Walking Dead où les personnages principaux transpirent la masculinité bien que le langage des personnages est limite ordurier. Excellent pour que les jeunes hommes et les gamins puissent s’identifier à un archétype, dommage que les personnages soient grossiers