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Hugh Laurie, le Docteur House ou l’autorité paternelle qui manque à notre société

Publié le 10 décembre 2013 par Léonidas Durandal à 15 h 25 min

à s’imposer au milieu d’un système qui n’a pas voulu de lui comme d’un adulte. Il a gardé les principaux traits d’un homme au prix du sacrifice de sa vie familiale et sentimentale. Il prend donc des risques comme un homme, refuse le train-train au boulot. Il aime se battre, il aime la confrontation, c’est un enfant bagarreur, et son haut niveau culturel n’est pas tant un marqueur de catégorie socio-professionnel qu’une façon de mettre son entourage et le téléspectateur dans la position d’être dominés. Sa voix éraillée évoque l’expérience d’une masculinité usée par les combats. Il est le père idéal de notre début de 20ème siècle. Il n’a pas d’enfant car chacun des téléspectateurs est un de celui-là. Sa relation sentimentale avec Cuddy, sa patronne est donc vouée à l’échec, le téléspectateur comprenant difficilement comment un tel homme pourrait trouver sa place auprès de cette espèce de femme « moderne ». Les scénaristes qui ont cru, ici, sauver la série, l’ont enterrée. Le Docteur House est trop masculin pour une working girl telle que Cuddy. La tension moderne décrite plus haut entre la recherche de père et la femme indépendante n’a pas pu être résolue dans cette série, si elle ne pourra jamais l’être dans aucune série. Tant que ces deux sortes de personnages seront séparés, ils pourront jouer l’un de l’autre pour faire valoir leurs côtés brillants. Ensemble, ils perdront toute saveur. Tel est certainement le drame de notre modernité. Le monde qu’on nous a vendu est un monde où les hommes virils, ne pourront jamais s’accoupler avec des femmes-hommes sans que le résultat ne soit catastrophique. Il aurait été très intéressant de donner au docteur House une femme très féminine, et soumise pour compagne qui aurait énervé Cuddy (et qui en même temps aurait représenté toutes ses aspirations profondes), puis de faire évoluer ce personnage comme une sorte de dompteur d’animal qui s’y serait pris progressivement pour dominer le Docteur House (un archétype féminin bien plus parlant pour le téléspectateur) et faire passer l’agressivité de Cuddy de la petite amie de House au docteur lui-même au fur et à mesure que le docteur House se serait soumis sentimentalement à sa compagne. Avec des si…….

 

La voix éraillée du docteur house, plus aiguë qu’en France (plus cassée encore dans sa masculinité).

L’addiction.

 

Le docteur House souffre d’addiction (drogue, côté maniaque…). Cela est dû à un symptôme physique, mais on comprend très bien qu’il y a plus derrière cette souffrance. On sent bien que le docteur House est aussi un enfant non fini, qu’il a été trop materné puis qu’il s’est affronté violemment à la réalité, à son père, et qu’il y a perçu le mensonge de toute une vie sans se l’expliquer. Ce trait de caractère renforce l’identification de ses fans souffrotants au personnage. Ils peuvent s’imaginer avec leurs faiblesses, devenir un héros (un anti-héros) formidable, fort tout au moins, et capable de dépasser leurs blessures malgré l’absence de père ou son rejet.

 Janus

 Le côté Janus du docteur House : réparateur et détruit.

Conclusion : le docteur House, un dieu stérile.

 

 

Ayant offert sa vie en sacrifice à son égo, le docteur House ne trouvera jamais la rédemption. Il ne sera jamais réellement père, il restera un fantasme pour ses fans, enfermé à jamais dans ses contradictions, peut-être comme nous le sommes tous un peu. Le docteur House n’est pas vraiment un exemple, c’est un anti-héros, mais il nous renseigne sur notre société : nous voudrions des hommes, que nous sommes incapables d’accepter. Nous voudrions des familles que nous sommes incapables de construire. Nous voudrions des pères que nous ne sommes pas capables d’aimer et qui refusent d’ailleurs d’être aimés parce qu’échardés par un monde dur, vil et féminisé dont ils ne sont pas ressortis indemnes. Nous fantasmons un retour à la tradition comme la tradition ne l’a jamais été. En regardant le docteur House, nous pleurons sur la masculinité perdue de nos sociétés. L’homme a été détruit, et il ne s’en sortira pas. Il ne sera reconnu dans ses compétences qu’au prix de la destruction de sa propre vie et de tous ceux qui l’approcheront. L’hôpital peut vivre sans lui, mais dans une forme de médiocrité généralisée. C’est un « >

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8 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo coub) « Il n’aime pas l’autorité de Donald Trump, cependant… » Durandal coub du 09/11/2018.

  2. Ping de Zorro le renard:

    « J » en plus d’être profondément débile a du mal à se choisir un pseudo. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous les petits kapos à venir poster ici ? La charité religieuse doit avoir ses limites n’importe qui vient dire portnawak ici. Allez tire toi pauvre demeuré, va te suicider crâne d’œuf ! Moi ce qui me déprime c’est que des individus aussi neuneus que J existent et que cela prouve que notre combat est plus nécessaire que jamais. Allez ducon pour ta gouverne on lutte ici contre le féminisme pas pour la restauration d’un patriarcat t’as rien compris normal ta caboche est aussi vide que la signification de ton post.Ici c’est toi qui en insultant fait preuve de propos lénifiant et dogmatique tu es un fanatique qui s’ignore les plus dangereux à mon sens

  3. Ping de J.:

    Vous vous
    dites chrétien ? Drôles de valeurs que vous affichez là.
    Savoir que des gens comme vous existent
    me déprime profondément.

    Et, pour en venir à cet article sur ce
    qui est, je pense, ma série préférée… C’est encore une fois
    complètement ridicule, risible ! House, l’autorité paternelle
    qui manque à notre société ? Certains aspects du personnages
    me semblent relativement bien décrits dans l’article, je peux au
    moins vous accorder ça. Mais ils sont tout de suite complètement
    extrapolés et tournés à votre sauce de misogyne obsédé par le
    phallus (il faudrait s’amuser à compter le nombre de fois où vous
    l’employez dans nombre d’articles). La relation House-Cuddy n’a rien
    à voir avec la façon dont vous la traitez, et le portrait de Cuddy
    (fille mère : elle a 40 ans!) est simpliste et méprisant.
    House a autant besoin de Cuddy qu’elle (et l’hôpital) ont besoin de
    lui : leur jeu de séduction est basé sur la domination, mais
    sous la forme d’un jeu ; il est évident que c’est l’amour et le
    respect qui sont entre eux deux, et non une espèce de relation
    malsaine domination homme/femme…

    House n’a rien d’autoritaire: il joue
    avec les règles et se comporte en gamin, il rejette l’autorité.
    S’il a une quelconque autorité, c’est de par son statut de chef de
    département, et par ses aptitudes de médecin qui imposent le
    respect. Son autorité (même symboliquement) n’a rien à voir avec
    une quelconque autorité paternelle, d’homme viril qui apprend la vie
    à tout le monde et mène tout le monde sur le chemin de la vérité !
    D’ailleurs, cette sacro-sainte autorité, il la fuit en permanence.
    Il ne cherche pas à éduquer son entourage, ses collègues, amis et
    les spectateurs ne sont absolument pas ses enfants, même
    symboliquement… Cela n’a pas de sens.
    Cessez de croire que le monde entier
    recherche un père ou un Dieu. Les gens aiment House pour de
    multiples autres raisons : son humour, l’aspect fascinant de sa
    personnalité, la façon dont il voit le monde et dont il interagit
    avec les autres… Je ne vois franchement pas le lien avec un père
    idéal qui mènerait sa famille et la société bien droit comme il
    faut…

    Vous voyez tout ce qui vous entoure (et
    y compris les séries TV, apparemment) par le prisme de votre
    « idéologie » délirante et vous salissez une superbe
    série par votre vision misogyne, réactionnaire et patriarcale qui
    n’existe (heureusement) plus depuis bien longtemps. Cette série a
    bien d’autres buts, bien plus intéressants et louables que vos idées
    détestables…

    Vous faites partie des gens qui se
    battent avec vigueur pour des causes minables, alors qu’ils ne
    comprennent visiblement rien à la société et à la vie en général.
    L’ensemble de votre site est d’abord risible tant vos propos sont
    insensés, puis simplement profondément déprimants.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Joli exposé de vos névroses…..
      Vous voyez la différence entre vous et moi qui suis catholique, c’est que votre existence ne me déprime pas du tout. Par contre cela me fait de la peine que vous soyez à la limite de sombrer dans le cannibalisme. Elevez vous un peu spirituellement.

  4. Ping de flashou:

    Je penses que votre analyse ce trompe sur un point fondamentale : House n’est pas une image paternel pour la simple et bonne raison qu’il ne prend jamais ce rôle. S’il conteste l’autorité, s’il refuse de laisser place aux émotions et s’il agit contre la volonté des gens, c’est avant tout parce que c’est un égocentrique qui ne cherche que la vérité, SA vérité.Il veut donner du sens à tout, prouver ses théories, et surtout l’imposer aux autres via son point de vue. House est un être aux aspirations théoriques très « pures » et il s’applique a lui même (jusqu’à un certain point : ce n’est qu’un homme) cette rationalité alors qu’elle est justement inhumaine. Si on prend sa relation avec Wilson : ce dernier est parfois otage de House qui veut diriger sa vie. Il refuse ainsi le libre arbitre à un autre homme qui devrait être son égal puisque leur relation est une relation d’amitié.La surdomination de House sur son entourage sert sa mégalomanie qui elle même est un refuge face a la médiocrité de sa vie : oui c’est un grand medecin, oui il est le meilleur dans sa partie, sauf qu’a coté de ça c’est un piètre être humain, seul, sans famille et dont le seul ami est son exact opposé. Tout du long de la série il va lutter contre ce comportement et essayer autant que faire ce peut de changer. Il est tragique car ce qui fait de lui un medecin d’exception est ce qui le rend aussi pathétique et sordide.House est un personnage ou on peut se retrouver parce qu’il exprime ce qu’on aimerai dire et faire, mais c’est aussi le miroir de notre propre bassesse, des mesquineries infantiles auquel on se livre parfois avec les autres. House est un gamin, pas un père.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      House est une image de père dans notre société parce qu’il n’est pas père et que sinon, notre société le refuserait tel quel, comme je l’écris.

      House est-il une image de père pour notre société mais aussi de gamin ? Peut-être. Chez tous les hommes il y a un côté gamin qui prend des risques qui aime dominer. Il a des limites, qu’il ne dépasse pas, donc pas si gamin que ça…

      A noter que pour moi, ce n’est pas une image de père à proprement parlé, mais l’image d’un père qui est fantasmé par toute une société. Si tel n’était pas le cas, les gens ne regarderaient pas de simples gamineries à la télévision. Ils s’éduquent en regardant docteur House…

  5. Ping de kasimar:

    Il y a aussi la série Walking Dead où les personnages principaux transpirent la masculinité bien que le langage des personnages est limite ordurier. Excellent pour que les jeunes hommes et les gamins puissent s’identifier à un archétype, dommage que les personnages soient grossiers