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Antiféminisme Aimeles

Il y a 4700 ans, Inanna chez les Sumériens, tente l’aventure féministe

Publié le 10 octobre 2012 par Léonidas Durandal à 0 h 00 min

répondit :
« Non ! C’est mon assistante aux paroles habiles,
Ma messagère aux discours efficaces,
Qui n’a jamais failli à mes ordres
Et n’a jamais [fait fi] de mes commandements!
En ma faveur, elle a élevé une lamentation de catastrophe,
Fait retentir le tambour au siège de l’Assemblée
Et visité tour à tour les résidences des dieux,
Se lacérant les yeux, se lacérant la bouche,
Se lacérant la croupe (?) provocante (?),
Et, telle une pauvresse, revêtue seulement d’un pan d’étoffe,
Elle est allée à l’Ékur, au temple d’Enlil,
À Ur, au temple de Nanna,
À Éridu, au temple d’Enki,
Et elle m’a sauvé la vie.
– Bon! (dirent les démons), nous allons poursuivre
Et t’accompagner au Sigkurshagga d’Umma! »

Arrivés à Umma, Shara, sorti du Sigkurshagga,
Se jeta aux pieds d’Inanna,
Accoutré d’un vêtement misérable
Et prosterné dans la poussière.
Et les démons dirent à Inanna :
« Rentre chez toi, Inanna :
Voilà celui que nous allons emmener! »
Mais la sainte Inanna leur répondit :
« Non! C’est Shara, mon ménestrel,
Mon manucure et mon coiffeur!
Je ne vous l’abandonnerai à aucun prix!
– Bon! (dirent les démons), nous allons poursuivre
Et t’accompagner a / Emushkalama de Badtibira! »

Arrivés à Badtibira, Lulal, sorti de l’Émushkalama,
Se jeta aux pieds d’Inanna,
Accoutré d’un vêtement misérable
Et prosterné dans la poussière.
Et les démons dirent à Inanna :
« Rentre chez toi, Inanna :
Voilà celui que nous allons emmener! »
Mais la sainte Inanna leur répondit :
« Non ! C’est Lulal, mon capitaine, qui se tient à mes côtés!
Je ne vous l’abandonnerai à aucun prix!
– Bon! (dirent les démons), nous allons poursuivre
jusqu’au grand Pommier du plat-pays de Kul’aba! »

Ils l’escortèrent donc jusqu’au grand Pommier
Du plat-pays de Kul’aba.
Dumuzi s’y trouvait confortablement installé
Sur une estrade majestueuse!
Les démons se saisirent de lui par les jambes,
Sept d’entre eux renversèrent le lait de la baratte,
Cependant que certains hochaient la tête,
Comme la mère d’un malade,
Et que les pasteurs, non loin de là,
Continuaient de jouer de la flûte et du pipeau!
Inanna porta sur lui un regard : un regard meurtrier
Elle prononça contre lui une parole ; une parole furibonde
Elle jeta contre lui un cri : un cri de damnation!
« C’est lui! Emmenez-le »

Ainsi leur livra-t-elle le pasteur Dumuzi.
Or, ceux qui l’escortaient,
Ceux qui escortaient Dumuzi,
Dédaignaient les offrandes de nourriture et de boisson,
Ne mangeaient point la farine épandue en sacrifice,
Ni ne buvaient l’eau versée en libations ;
Ils ne comblaient pas de volupté un sein de femme,
Ni ne serraient en leurs bras de doux bambins,
Mais arrachaient les enfants des genoux de leur mère
Et emportaient de chez son beau-père la jeune épousée!

Dumuzi, tout en pleurs, et ruisselant de larmes,
Leva les mains au ciel, vers Utu :
Utu (disait-il), tu es le frère de ma “femme”
Et je suis le “mari” de ta sœur!
C’est moi qui apportais chez votre mère de la crème,
Moi qui apportais du lait chez Ningal!
Change mes mains en “mains de serpent”,
Change mes pieds en “pieds de serpent”,
Pour que j’échappe aux démons
Et qu’ils ne me gardent point!
Utu accepta ses larmes :
Il changea ses mains en « mains de serpent,
Et ses pieds en n pieds de serpent,
Si bien qu’il échappa aux démons,
Qui ne le purent garder.

Partie manquant…
Puis les restes du mythe racontaient la fuite de Dumuzi chez sa sœur, Geshtinanna, laquelle adressait alors à Inanna une prière pour qu’on la prît elle-même en Enfer, en place de son frère.
Arrivée de la Mouche , qui révélait aux démons la cachette de Dumuzi, en récompense de quoi Inanna lui « assignait un destin » favorable :
Inanna, la jeune femme, assigna donc
Un destin favorable à la Mouche :
En la maison de la bière, en la taverne, tu ne [ . . ]
Mais, comme les enfants sages, tu ne […]!
Et ainsi en fut-il, selon le destin
Assigné par Inanna à la Mouche!

Puis, comme Dumuzi pleurait,
Ma souveraine (?) vint à lui,
Le prit par la main (et lui dit) :
« Toi, ce sera seulement la moitié de l’année,
Et ta sœur, l’autre moitié !
Lorsque l’on t’y réclamera,
On s’emparera de toi ;
Et lorsqu’on y réclamera ta sœur,
On s’emparera d’elle! »

Voilà comment la sainte Inanna
Fit de Dumuzi son substitut (?).
Comme il est doux de te célébrer, Auguste Éreshkigal!

Une version plus complète ici.

 

Un résumé partiel de cet étrange mythe :

 

La femme désire abandonner son statut de déesse pour devenir mortelle.

Sa soeur, son double maléfique, gardienne du monde sous-terrain, l’emprisonne et la torture.

Son double bénéfique sollicite l’aide de sa famille.

Excepté son père, personne n’accepte de l’aider.

Il crée des êtres d’argiles efféminés qui plaignent la mère universelle, mère qui de sa puissance et pour les remercier délivre Inanna.

Seulement il y aura un prix à payer à cette délivrance : il faut qu’elle sacrifie un de ses proches.

Elle refuse de sacrifier tous “>

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9 Commentaires

    • Ping de kasimar:

      Si maintenant ces conneries de théorie du genre s’exportent dans les pays qui combattent justement les pays où cette “coutume” a lieu… En tout cas, ça va être dur pour elle de trouver un mari, une femme qui fait un sport à risque où même tous les hommes n’y adhèrent pas …du grand n’importe quoi :/

      Autant je conçois que ce soit ridicule d’interdire aux femmes de circuler en 2-roues sur la route (quoique il paraît qu’en voiture les femmes font plus de bourdes que les hommes mais bon je l’ai jamais franchement constaté à part chez les femmes d’un  certain âge à l’instar des hommes du même âge), autant là c’est ridicule de laisser des femmes qui potentiellement donne la vie faire un sport où si elles ont la chance de ne pas finir à la morgue, elles l’ont de devenir paraplégique, voire de perdre des ovules ou un truc dans le genre. Et contrairement à ce que les chantres d’un monde nouveau proclament, les femmes ne se débrouillent pas mieux que les hommes de ce point de vue là, elles sont soumises aux même risques que les hommes en moto, car pas protégées. A la limite faire du quad et encore dans un virage corsé, la course à la médaille risque de faire une hécatombe à ce niveau-là.

      En tout cas, c’est encore une preuve que dans le monde plus personne ne se soucie de préserver les femmes pour une vie de couple, pour enfanter… une société en plein effondrement

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “L’épopée de Gusinde”, Le Point culture du 01/08/2015.

     

    Enième mythologie, cette fois amérindienne, qui nous rappelle combien le pouvoir tyrannique des femmes a laissé des traces dans toutes les sociétés anciennes.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    Voilà un grand moment de poésie religieuse et philosophique. Une conception de l’Eternel par la maternité.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2014/04/etincelle/

    <iframe width=”560″ height=”315″ src=”https://www.youtube.com/embed/MF6s61M-7kc” frameborder=”0″ allowfullscreen></iframe>

  3. Ping de ALEXANDRE:

    ab50d0208c5553d8d113075f49384262

    QUEL TRAVAIL!

    Merci de nous fournir sans cesse de nouveaux arguments pour contrer la mauvais foi féministe.

    A bientôt.

    • Ping de Léonidas Durandal:

      dad0bb8416af8cea57475981ff142636

      Y-aurait un tel champ d’étude à défricher…

      Et puisque vous me donnez l’occasion de le dire : j’ai au moins dix articles de retard. Je croule sous les imbécilités de la théorie féministe moderne, imbécilités qui sont pourtant prioritaires parce que je dois sensibiliser le plus grand nombre possible avant de me faire plaisir. Et franchement, je ne sais même pas comment j’ai pu trouver le temps de faire cet article qui m’a donné une bonne bouffée d’air frais.

      Je suis très heureux que vous l’ayez apprécié. Cela correspond plus à ce que j’aimerais travailler si l’actualité de ces fanatiques ne m’accaparait pas.

  4. Ping de kasimar:

    3c922e3a7946ea2080fabba4a74626c9

    C’est vrai que en temps normal, ç’aurait été très difficile de trouver le temps de lire. Une semaine d’inactivité ça aide 😉

    Quand l’activité en question reprendra de plus belle, ce sera une toute autre histoire

  5. Ping de kasimar:

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    Excellente cette analogie avec cette légende et notre époque, j’ai bien ri surtout vers la fin de cet article, qui est authentique et merci du conseil. 

    De tout temps l’homme a compris la manipulation dont sont capables certaines femmes. Ainsi quand Homère parle des Sirènes dans l’Odyssée d’Ulysse, c’est aussi une légende, qui de ce que j’en comprends, démontre la manipulation par la voix, le charme et la beauté qui fait que l’homme est faible, et vulnérable face à une femme. Ce qui fait que au mieux l’homme satisfera sa femme : combat, cadeaux … au pire il se soumettra complètement à elle et à ses caprices, ce qui en l’occurence décrit l’idéal des hommes modernes. Mais je ne pense pas que la soumission aux femmes date de notre chère époque de libération des moeurs. Le matriarcat a bien existé autrefois, les statues représentant des femmes avec une poitrine et un corps prépondérant datant d’il y a au moins 3000 ans le prouvent. Les hommes vénéraient les femmes avant l’arrivée des deux derniers prophètes sws, la prostituée de Babylone en étant un exemple parmi tant d’autres. 

     

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