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Antiféminisme Aimeles

Images de femmes dans les Evangiles : les autres Marie

Publié le 25 novembre 2015 par Léonidas Durandal à 19 h 14 min

pied de la croix (Jean 19-25, Marc 15-40). Jésus, vivant, mort, contesté, elle est là. Car Marie La Magdaléenne ne se préoccupe pas des circonstances. Elle voue un culte à Jésus. Point à la ligne. Confiance totale à l’identique de Marie mère de Jésus lorsque cette dernière invite le Christ à transformer l’eau en vin, mais sans le côté impératif. Semble-t-il un ange jardinier a dérobé le corps de son Seigneur, elle lui demande de le rendre. Elle est tellement aveuglée par sa Foi qu’elle ne reconnaît pas le Christ ressuscité. Puis s’apercevant de son écueil, l’appelle du doux nom de Rabbouni (cher maître) (Jean 20-15) ). Elle n’a pas peur qu’Il la rabroue. Elle se sait aimée de Lui. Tant et si bien qu’elle Lui sauterait bien dessus pour se l’approprier. Mais Jésus la maintient à distance et lui demande de ne pas Le toucher.

Si elle garde la lumière de la Foi, elle n’a pas encore compris que celle-ci devait être pondérée par un amour respectueux et distancié. Elle a les défauts de son sexe, qui saurait le lui reprocher ? Jésus n’est ni son enfant, ni son amant. Elle cherche la bonne distance. Elle voulait le posséder entier, il lui reste encore à l’accepter, tel qu’Il est vraiment.

Il faut dire qu’elle Lui doit tant. Jésus l’a libérée de 7 démons (Marc 16-9), elle, pécheresse d’entre les pécheresses, qui pratiquait sans vergogne les 7 péchés capitaux. Elle souffrait, Il l’a soulagée. Dès lors, sa gratitude ne connaît plus de limites. Elle se veut totalitaire. Jésus doit contenir en elle ce qui risque de sombrer dans le fanatisme.

Parfois présentée comme mère, parfois pas, Marie La Magdaléenne est une femme d’expérience, accomplie dans toute sa féminité. Apôtre des mères de famille dont le mari n’est pas croyant, sa force de conviction abat les montagnes. Pour ce faire, elle suit Jésus, en principal. Voilà le ciment qui la lie également à son entourage et qui en fait pourtant une femme indépendante.

Intuitive à la folie, elle sait avant les autres que sa place est au tombeau au matin de la résurrection (Jean 20-18). L’Esprit Saint porte chacune de ses actions si bien qu’elle agit comme il faut, au moment où il le faut, sans en être perturbée par des raisonnements malicieux. Femme de coeur et donc d’Esprit Saint, elle va prier son cher Jésus mort sur la croix, pour mieux continuer à le faire vivre dans son âme.

Choisie pour annoncer en premier la Bonne Nouvelle (Mat 28-9) en récompense de la constance de sa Foi, eMarie de Magdalalle s’en va voir les autres disciples de Jésus telle une colombe de la paix rapportant son rameau d’olivier sur le bateau de Noé. Pierre est à ce point incrédule qu’il n’arrive pas à concevoir que ce soit la Vérité. Peut-être est-il vexé que la première parole ne soit pas passée par lui. Toujours est-il que le choix de Jésus fait de Marie La Magdaléenne la porteuse d’espérance par excellence. Celle qui peut inspirer dans les nuits de doute.

Car depuis, elle n’a cessé de nous transmettre son message au cours des âges. Il est vivant.

Elle marche à travers nos déserts, indifférente à la solitude et pleine de Foi, venant vers nous qui incrédules, songeons trop que le Christ est mort, et pas assez souvent, qu’Il est ressuscité.

 

 

Marie de Béthanie, l’amoureuse du Christ pleine de sensualité.

Marie de Béthanie regarde amoureusement Jésus tandis que celui-ci lui dispense son enseignement. Elle ne se préoccupe nullement de le nourrir, ou bien de ménage, elle laisse Marthe se débrouiller seule, allant à l’essentiel (Luc 10-42). Ce n’est pas une femme au foyer tel qu’on l’entend aujourd’hui, mais plutôt une apprentie du Seigneur, en constante dévotion, contemplation, oraison. Elle est de ces croyantes ascètes mais n’en reste pas moins belle de toute sa féminité triomphante et soumise qui lui attire les consolations des Juifs au moment de la mort de son frère Lazare (Jean 11-31).

Non pas possédée par des démons comme Marie la Magdaléenne, elle a pourtant fauté au-delà de toute mesure. Elle est appelée par l’unique titre de « pécheresse » dans l’Evangile de Luc (7-37) quand elle vient vers Jésus pour lui verser un parfum de grand prix sur les pieds (Jean 11-2 ) et l’essuyer avec ses cheveux.

Semblant vivre en famille, mais célibataire. Pauvre étant passée par les affres du péché d’avidité, elle transcende sa tendance vénale par un amour inconsidéré mais considérable envers le Christ. Jésus l’aime particulièrement “>

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7 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    “Notre monde est en crise : vers qui se tourner sinon Marie ?”, RITV du 28/11/2015.

    Et vers Jésus ? Non ?
    Le puritanisme marial d’essence protestante décrit dans toute sa splendeur. Aucun personnage politique ne trouve grâce à ses yeux, même pas Vladimir Poutine. Pourquoi ? Parce qu’il défend ses intérêts. Parce qu’il est trop homme. Parce qu’il ne réalise pas la prophétie mariale et qu’au contraire, il prend bien la direction opposée. Et en plus ça marche. Pire, en défendant ses intérêts, il sème la paix. Une bonne leçon de Dieu donnée à ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir. Pour les autres, qu’ils continuent dans leur enfermement, ils verront bien où cela les mène. Il leur reste peu de chemin à parcourir pour se convertir à la Marie des Mohamétans.

     

  2. Ping de gastirad39:

    Léonidas: Eh oui, le symbole ” Vierge Marie” devrait être questionné dans l’Eglise catho. Je ne parle pas de vérité historique dont nous ignorons tout, y compris le nombre d’enfants du couple Joseph / Marie ! Pour parler en incroyant, les chrétiens ont 3 Dieux masculins, le Père, le Fils et le Saint Esprit, et une Déesse, Marie. Et selon les temps et les lieux de l’Histoire, les “Valeurs” de chaque Dieu et Déesse ont varié. A l’époque byzantine, Marie prit une importance exceptionnelle qu’elle a conservé dans l’Eglise Orthodoxe. L’Eglise Catholique préféra mettre l’accent sur la Sainte Trinité. Puis le courant protestant relativisa le Culte marial. De nos jour, les Cathos mettent à nouveau l’accent sur Marie et son amour qui colorient semble-t-il l’enseignement de Jésus. Ne peut-on y voir aussi l’influence des femmes au sein des Cathos ? Influence due en grande partie au dédain des hommes pour nos religions ?  Bref, l’accent mis sur l’une ou l’autre de nos déités viendrait surtout de circonstances historiques bien trop humaines … et variables au gré des circonstances. Le féminisme a certainement contaminé notre religion. Peut-être faudrait-il réapprendre à mieux respecter Notre Père Eternel et son représentant en ce monde: l’homme actuel.

  3. Ping de François ALLINE:

    Méfiez-vous Léonidas. Tout ça va mal finir si vous remettez en cause la parole de l’église. Savez-vous ce que dit le talmud sur Marie et sa maternité ? Le talmud était tout de même plus d’époque que les évangiles, non ?

    Au train ou vous allez vous allez nous faire un article sur « Marie » et sa PMA ou GPA en n mettant l’accent sur Joseph en père adoptif… Attention !

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