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Antiféminisme Aimeles

Indignation : l’élection de Conchita Wurst à l’eurovision ou la victoire du laid et de l’intolérance.

Publié le 14 mai 2014 par Léonidas Durandal à 7 h 43 min

Depuis des mois que nous luttons contre le mariage homosexuel, ce ne sont qu’insultes, mépris, violences à notre égard. Sans même parler de la censure active que nous subissons. Quand Mme Boutin s’exprime sur l’élection d’un transsexuel à l’eurovision et parle d’une Europe qui est paumée, il faut que I Télé montre en arrière plan les images de joie, de pleurs de la gagnante pour modérer la portée des paroles contestataires, voire pour les caricaturer (1). Tentant de la faire passer pour une homosexuelle qui ne s’assumerait pas, d’autres parlent du “malaise de Madame Boutin sur tweeter face à l’élection de Conchita Wurst” et non de son malaise de voir l’Europe dégénérer (3) . BoutinWurstUn autre exemple encore plus significatif montre à quelle sorte d’idéologie nous faisons face. Hier la ministre , Mme Rossignol s’est faite copieusement arroser de sperme par quelques militantes de l’inter LGBT (2). Cette femme politique avait pourtant soutenu le combat de la partie la plus extrémiste des homosexuels jusqu’à ce que ce ne soit plus politiquement possible. Mais ces militants ont jugé cela insuffisant. Eux, considèrent avoir raison envers et contre tous. Dès lors il faudrait que le peuple avale la couleuvre des procréations eugéniques (PMA pour lesbiennes) comme on lui a fait avaler la couleuvre du divorce, de l’avortement, ou des unions homosexuelles et quel que soit l’état présent de l’opinion publique sur le sujet. Seulement les lendemains déchantent de plus en plus. Et le peuple devient frileux. Il n’est pas si idiot que ces propagandistes veulent bien le croire. Le peuple français sent bien, de manière assez diffuse, à quel point on lui a menti. Il garde mémoire de ces mensonges parce que le bonheur qu’on lui a promis est loin. On a beau essayer de l’émouvoir, de jouer sur la corde sensible de « la différence », des lendemains idylliques, de l’égalité, ces ressorts manipulatoires marchent de moins en moins dans une France riche qui échoue justement à cause de cette idéologie niaise. Car la réalité du totalitarisme LGBT est en train de percer de partout. Face à un petit refus de la société, leurs représentants piétinent de rage. Ils attaquent en justice ceux qui osent remettre en question leur démarche. Mais surtout, ils travestissent la nature de l’opposition en déformant ses propos et en l’invectivant du crime d’homophobie. Ces personnes qui, non seulement ne sont pas sensibles à l’altérité sexuelle, mais la refusent, n’arrivent plus à cacher leur vrai visage : celui de l’intolérance.

Au milieu de ce flot de bêtise, l’élection de Conchita Wurst pourrait être considérée comme bien anecdotique, et un militant du beau et du bien pourrait vouloir l’ignorer et ne lui apporter pour toute réponse que son mépris. Cette élection est pourtant significative. Elle est le signe que nous sommes arrivés à un point de rupture civilisationnelle.

wurst

Les militants LGBT ont réussi à nous faire confondre amour des différences et indifférenciation.

Issu de la doctrine catholique, le respect des différences a ici été travesti, sur la forme et dans le fond. Tout d’abord, de différences, il n’y en a point dans cette élection. Conchita Wurst n’est ni homme, ni femme. Elle est tout, elle n’est rien. Cet entre-deux devrait pourtant être célébré comme une victoire de la tolérance en ce qu’il nous apprendrait à respecter l’autre dans son altérité radicale. Au comble de l’allégorie catholique, un professeur agrégé de philosophie en vient même à faire une comparaison christique (4). Conchita Wurst serait le nouveau Jésus issu de notre culture moderne et que l’on aurait élu par amour. Or d’altérité il n’y en a point. Et en cela, l’amour qu’on nous demande d’avoir est une gageure. Pour aimer, il faut une difficulté, il faut dépasser ses préjugés, il faut se confronter à la différence. Or que ce soit pour des hommes ou des femmes, Conchita Wurst ne peut résonner en nous comme image de différence mais comme image de similarité. Elle est nous. Elle est aussi ce que l’autre a de similaire en nous dans son altérité. Il n’y a rien à aimer dans Conchita Wurst si ce n’est notre propre image. Et cela, ce serait facile de s’y laisser aller.

Esthétique dévoyée.

L’absence de différences, ou toutes les différences réunies en une même personne, “>

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7 Commentaires

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Etats-Unis : la porte-parole de Donald Trump priée de quitter un restaurant”, L’Obs du 24/06/2018.

    Pendant ce temps, les progressistes mènent une guerre folle contre les commerçants qui refusent de participer à la mascarade des unions de duos.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    La vision FDputes sur les représentants français à l’Eurovision :FDP 15/05/2014

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    Aurélie Filippetti s’habille en mec pour monter les marches du festival de Cannes et se comporte en gonzesse en éliminant sa concurrente secrétaire d’Etat :

    Aurélie Filippetti empêche Fleur Pellerin de fouler le tapis rouge de Cannes; Figaro du 21/05/2014

  4. Commentaire de Tchetnik:

    L’Église ne condamne pas les personnes dont elle souhaite le Salut, mais elle condamne les actes, en les évaluant à leur juste valeur, simplement.Par ailleurs, le Christ n’était pas qu’un simple prophète mais le Fils de Dieu. Normal par conséquent qu’Il soit demeuré “célibataire”. Mais Il a béni le mariage aux Noces de Canaa.

  5. Commentaire de ALLINE:

    “Si le Christ a été torturé et tué, il ne l’a pas été parce qu’il flattait nos vices. Au contraire, Notre Seigneur a été tué parce qu’Il était beau, fort, intelligent et masculin, et qu’Il assumait tout cela.  Mois je veux bien”, mais à ma connaissance – quoique des Historiens aujourd’hui le conteste – il est mort célibataire en dépit du “Croissez et multipliez vous” de papa/Dieu rapporté dans la bible. D’ailleurs Benoit XVI nous dit et écrit : On connait trop peu de choses sur la vie de Jésus, il faut donc l’appréhender avec foi. Son successeur en parlant des homosexuels vient de nous dire : “Qui suis je pour les condamner” Alors puisque vous vous réclamez de l’église, ce serait pas mal de reprendre les propos et attitudes de ses chefs, non ? Quant à l’épouse cosanguine, elle a bien fait de changer le nom de sa secte, se réclamer de l’église alors que celle-ci a prôné l’exogamie, ce qui est à mon sens la meilleure chose qu’elle ait faite, épouser son cousin…

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      Justement, vous avez eu un aperçu de ma vision de Jésus avec ma Foi. Quant au reste, je vous renvoie aux analyse de René Girard pour comprendre en quoi celle-ci pourrait avoir un semblant de réalité.
      En outre, si vous lisez bien le reste, je ne condamne pas Conchita Wurst mais son comportement. Au contraire par ma parole, je la remets dans l’humanité et surtout à sa juste place. Elle-même s’est mise dans une démarche de laideur. Et ceux qui applaudissent à cela me semble plus responsables en quelque sorte.

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