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(Insee) Familles: les pauvres s’enfoncent, les familles traditionnelles survivent

Publié le 17 décembre 2015 par Léonidas Durandal à 15 h 15 min

L’Insee vient de mettre à jour un dossier sur la famille regroupant des données jusqu’en 2011 (Publications 2011 Insee). Celles-ci montrent des résultats surprenants dans notre époque féministe mais pas tant que cela si on songe que le bon sens a encore cours dans notre monde et jusqu’à preuve du contraire.

Partie 1 : Couples et familles entre permanences et ruptures.

Le divorce entraîne bien le divorce et donc les situations de grande pauvreté.

Alors que notre pays est devenu plus riche, la proportion de familles monoéducantes a augmenté de 25 % entre 1990 et 2011 (passant de 16 à 20 % du total) : (40 % de pauvreté dans les familles monoéducantes contre 14 % dans les traditionnelles).

La monoéducation concerne en principal les cas sociaux.

Ce type de famille concerne plutôt des femmes non diplômées et de plus en plus (25 % de femmes en famille monoéducante chez les non diplômées contre 12% des diplômées). Les familles monoéducantes font aussi un peu moins d’enfants contrairement aux préjugés.

Partie 2 :Les familles monoparentales en Europe : de nouvelles façons de faire famille pour de nouvelles normes ?

La société de la séparation aboutit bien à l’augmentation du célibat et non à de nouvelles unions. La baisse du taux de personnes mariées fait baisser le nombre de personnes en union libre. La fragilisation de l’institution du mariage, c’est la fragilisation de l’institution couple en général.

divorce solitude

NB : les familles monoéducantes sont passées de 10 % à 15 % d’hommes (entre 1996 et 2012)

Les hommes ont moins de chance de survivre au mariage que les femmes. 80 % des veufs avec enfants sont des veuves et 20 % sont des hommes.

Partie 3 : Résidence et pension alimentaire des enfants de parents séparés : décisions initiales et évolutions

S’il y a contrat de mariage, lors d’une séparation, les enfants se retrouvent deux fois plus en résidence alternée (11 % contre 21%) :

Hypothèses probables : fuite des pères et manque d’implication dans une famille dans laquelle ils ont moins de place, ou folie appropriative de la mère ? Dans tous les cas, l’engagement de chacun favorise la place du père auprès des enfants.

Si un changement de résidence intervient, c’est plus souvent en faveur du père (dans le cas d’un changement de résidence, 30 % des enfants se retrouvent exclusivement chez le père (2014) alors que ces mêmes enfants n’étaient que 7% à y résider deux années auparavant) ,

Les changements de résidence sont demandées à 56 % par l’enfant. Demande d’altérité naturelle.

Les divorces en contentieux n’apaisent pas les conflits. La situation de contentieux au départ alimente le contentieux par la suite : en situation de contentieux 55 % des parents s’accordent sur un changement de résidence de l’enfant le cas échéant, contre 70 % s’ils ont connu une procédure amiable.

Le chiffre des féministes de 40 % d’impayés de pension alimentaire réguliers et irréguliers (1) est un chiffre délirant :

Les payeurs de pensions alimentaires déclarent qu’elles sont payées très régulièrement à 92 %

Les receveurs de pensions alimentaires considèrent que c’est de l’ordre de 72 %

Je vous laisse deviner qui se plaint le plus ? Allez, on tranche la poire en deux : 82 % soit 18% d’impayé (au lieu des 40% annoncés par les féministes) c’est mon dernier prix sachant que cela veut dire que tous ceux là ne connaissent aucune difficulté financière sévère ou qu’ils se débrouillent pour payer leur dîme quoi qu’il arrive, ce qui relève bien de la bonne volonté ou de l’obligation martiale.

Partie 4 : Les variations de niveau de vie des hommes et des femmes à la suite d’un divorce ou d’une rupture de Pacs

Hommes et femmes souffrent tout autant financièrement lors des séparations. Les femmes souffrent plus (financièrement) de la séparation que les hommes, mais hors prestation compensatoire (argent alloué à une femme suite à un divorce) et hors charges que le père doit endosser pour accueillir matériellement son enfant.

En ne prenant pas en compte ces facteurs, le niveau de revenu entre 2008 et 2010 d’un homme divorcé a augmenté de 3,5 %. Celui d’une femme a baissé de 14,5 %.

Dans le temps (sur deux ans) la perte de revenu espéré est évaluée à 3% pour les hommes contre 20 % pour une femme.

Quel que soit le nombre d’enfants le système de redistribution sociale maintient le niveau de vie de la mère de manière égale.

Le schéma traditionnel de l’homme pourvoyeur de fonds dans le couple reste d’actualité tandis que le chômage des hommes est supérieur à celui des femmes. Dans 53 % des couples, l’homme pourvoit à plus « >

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7 Commentaires

  1. Commentaire de kasimar:

    Effectivement j’ai vu les nombreux titres racoleurs de la presse comme elle le fait bien souvent vis à vis des sujets comme le féminisme.

     

     

  2. Commentaire de gastirad39:

    Léonidas: Il semble bien que la pauvreté soit générale, en France comme dans la première économie mondiale: les USA. En voici des témoignages. — la proportion, dans la population en âge de travailler, de personnes employées ou cherchant du travail — est à son plus bas niveau depuis 1977. Pour les hommes, il n’a jamais été plus bas. S’il est vrai que l’économie est en bonne santé, comment se fait-il que les hommes aient plus de mal que jamais à trouver un emploi ?

     Jamais depuis la fin du 19ème siècle l’Amérique n’était devenue à ce point ultra-inégalitaire. Les Prix Nobels pleuvent sur la tête de ceux qui en apportent la démonstration depuis deux ans. Certains membres de l’hyperclasse devenus un peu paranoïaques déclaraient à Davos en début d’année redouter un méga-1789 planétaire .

    le « rêve américain » est mort pour plus de 50% des personnes sondées… Un pays où la « reprise » à coups de relance monétaire a enterré la classe moyenne… et où 0,1% de la population (même pas les 1%) a confisqué plus de 100% de la richesse additionnelle créée grâce à l’action de la Fed. A l’entame des années 70, la classe moyenne composait 61% de la population américaine et engrangeait 62% de tous les revenus distribués aux Etats-Unis (salaires, primes, pensions, dividendes, coupons obligataires, etc.). Ils ont manifestement très mal mené leur barque : 40 ans plus tard, ils n’en captent plus que 43%. Quel laisser-aller, quelle négligence coupable ! 

  3. Commentaire de Léonidas Durandal:

    « A Detroit, une appli a réenchanté le rapport à la ville » Rue89 du 17/12/2015.

    A Détroit, la ville-poubelle remplie de filles-mères, les citoyens commencent à s’organiser pour sortir du marasme.

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