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Jacob et Esaü : fils de la mère et fils du père

Publié le 28 décembre 2017 par Léonidas Durandal à 16 h 33 min

L’Ancien Testament est un formidable terrain d’étude sur plusieurs milliers d’années des mœurs des hommes et des femmes de temps qui ont suivi ceux du culte à la déesse mère, et où le monothéisme commença à se distinguer du paganisme.

Dans ces débuts hasardeux en termes de croyances, de peuplades forcément nomades sur ces terres généralement trop arides pour être cultivées par des méthodes d’agriculture issues du néolithique, l’histoire de Jacob et d’Esaü nous offre une illustration de la persistance du pouvoir des femmes au sein même d’une société que certains ont appelée de manière bien impropre « patriarcat ».

Car ce n’est pas parce qu’il y avait des patriarches, que les femmes étaient dénuées de tout pouvoir comme nous allons le voir. La prise en compte du rôle de l’homme dans la procréation vint surtout compenser un pouvoir totalitaire et qui était tout dévolu à celles qui enfantaient. Depuis, ce pouvoir totalitaire a toujours tendance à resurgir à cause d’une philologie qui n’est pas acceptée. Il s’appelle féminisme. Le pouvoir des hommes apparaît bien fragile face à cette « évidence » de la maternité. A cause d’une antériorité de perception dans la fécondation, mais aussi d’une évidente antériorité de la gestation dans le lien à l’enfant, la dépendance entre hommes et femmes risque toujours d’être remise en cause au profit des femmes seules . Les enfants ne sont alors que les fils de la mère, et jamais ils n’accèdent à une autonomie psychologique voire divine.

 

Esaü Jacob, histoire de la genèse

Jacob et Esaü sont deux jumeaux qui réitèrent à leur manière l’histoire de Caïn et d’Abel. Alors que Dieu a toujours tendance à préférer le viandard, les hommes jaloux de leur frère ne peuvent le supporter. Le bon comme le beau excitent une jalousie naturelle contenue dans l’humanité. Accablés par leur destinée, les révoltés contre Dieu fuient toujours plus loin le jardin d’Eden, privilégiant la technologie à la nature telle qu’elle est, la préciosité à l’acceptation de notre rude condition.

Ici, une femme va se charger de ce détournement. Et Jacob va finir par s’imposer envers et contre tout, instituant un Israël en proie à la division, dès ses débuts, et en son sein même. Voici l’histoire d’un peuple dont la destinée entière, vouée à la rédemption, est ici le fait d’une femme irrésolue, et qui n’en démontre pas moins aux hommes de ce peuple en matière de nuque raide.

Genèse

Esaü et Jacob naissent à la suite l’un de l’autre du ventre de Rebecca. Au moment de l’accouchement, Jacob tient le talon d’Esaü et le suit de près. Ils resteront ainsi liés l’un à l’autre pour la vie, et plus encore. Jacob, qui prendra bientôt le nom d’Israël, ne pourra jamais s’accomplir sans celui qu’il va bientôt trahir, destinée prémonitoire qui le poursuivra jusqu’à récemment.

 

Fils du père contre fils de la mère

Le premier est roux, avec une forte pilosité. Le second est plutôt imberbe par rapport à son frère, et nous pouvons supposer qu’il est brun. Esaü est donc marqué d’un des attributs de la masculinité dès sa naissance : le poil. La rousseur d’Esaü renforce encore cette impression. Ce poil masculin est animé par un caractère sanguin. Leurs trajectoires respectives vont confirmer ce signe originel. Esaü est un habile chasseur. Jacob préfère rester sous la tente près de sa mère.

Le père d’Esaü l’aime objectivement parce qu’il est chasseur, et qu’Isaac y voit là le caractère d’un héritier fort. Rebecca préfère Jacob, mais le texte ne donne pas de raison à cet amour de femme.

Ainsi, l’homme est considéré aimer pour des raisons objectives, tandis que la mère s’oriente avec le coeur et pour des raisons qu’il est difficile d’exprimer par des mots (Ge 25:28).

 

La jalousie de Jacob, la bêtise d’Esaü

Dieu et la nature n’ont pas sanctifié Jacob. Il va se rebeller contre eux. Le drame débute alors qu’Esaü, revenant d’une chasse, au bord de l’inanition, demande de la nourriture à son frère. Ce dernier veut bien lui en offrir, il a fait un potage de lentilles et a fait cuire du pain, mais seulement en échange du droit d’aînesse d’Esaü.

Le chasseur cède.

La cohérence du récit veut donc qu’Esaü se soit mis dans une position délicate en chassant outre mesure, ou bien qu’il ait négligé son droit d’aînesse dans un simple moment « >

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Un commentaire

  1. Commentaire de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Judaïca – Figure du Féminin: Sarah, Rebecca, Rachel et les autres (Bible) » Tao enseignements immaculés du 18/02/2018.

    Elles n’ont jamais rien fait de mal selon cette femme. Un tour de force pour imposer un mensonge en novlangue :

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