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Jacob et Esaü : fils de la mère et fils du père

Publié le 28 décembre 2017 par Léonidas Durandal à 16 h 33 min

de faiblesse. Quelle que soit l’explication, Esaü n’est donc pas quelqu’un de très réfléchi. Soit il a été emporté par sa passion de la chasse au point de se mettre en danger. Soit par fainéantise, il n’a pas voulu se mettre à préparer un repas, voire demander à un serviteur, à sa mère, à un ami de le faire. Soit encore, il a eu peur de mourir. Il a alors tenu son droit d’aînesse pour quantité négligeable (Ge 25:34).

Cependant, inconséquent et irresponsable, il ne rencontre pas la bienveillance de son frère. En effet, Jacob est ambitieux, intéressé, et même immoral en ce qu’il profite d’une situation de faiblesse de son propre frère.

Le premier est fort physiquement, mais inconséquent. Le second semble efféminé mais détient le pouvoir. Aucun des deux n’est un homme accompli. Ils ne sont pas le fils de leur père et de leur mère, mais chacun agit selon les modalités d’un seul des deux parents. 

 

Jacob insiste

La « séquence » suivante de cette quête pour la prédominance a lieu quelques années après. Le temps n’efface pas les coeurs. Isaac se sent vieillir, il est déjà aveugle, il lui faut auréoler son préféré de sa bénédiction. Cette cécité en dit long sur l’aveuglement du “patriarche”. Il a certainement attendu trop longtemps pour accorder ses grâces à qui de droit…

Le droit d’aînesse ayant été cédé à Jacob, il peut paraître étonnant que la bénédiction ne lui revienne pas automatiquement. Mais ces deux onctions se distinguent. D’abord, ce droit d’aînesse appartient à Esaü seul et il peut donc en disposer comme bon lui semble, quand bien même il eût fait affront à la réalité en s’en privant. A l’inverse la bénédiction appartient entièrement à Isaac quand bien même il se tromperait au moment de la donner.

 

La complicité de la mère et de l’enfant

Or Isaac ne s’imagine certainement pas que sa femme va comploter contre lui. Voilà pourtant ce qui va se produire. Le « patriarche » a exprimé bien imprudemment devant elle son souhait de bénir son fils Esaü. Ayant le temps d’anticiper, elle va perfidement encourager Jacob à organiser la trahison de son père. Un huis clos intime va donc décider de l’avenir politique du peuple hébreux.

 

Considérations morales

Les humains sont libres de choisir le bien ou le mal, et l’absence de Yahweh dans ces passages n’en est que plus cruelle, car les humains poursuivent leur propre malheur en prenant des décisions douteuses. Certes Jacob est plus subtil qu’Esaü. Mais utilisant son intelligence à des fins coupables, il salira sa race. Celle-ci sera désormais condamnée à ne vivre qu’en état de guerre perpétuelle, guerre contre ses propres membres, guerre contre le monde entier, la morale ayant dû plier une fois face à l’avidité au sein de cette famille.

Ainsi, le mal ne naît pas de l’intelligence ou de la bêtise en elles-mêmes, mais d’une mauvaise intention. Il naît des coeurs. A partir de là, le peuple hébreux choisira toujours l’intelligence et le calcul face à la morale, pour simplement survivre, et il finira par fabriquer à la pelle de ces pharisiens dont Jésus dénoncera l’attitude plus tard.

L’avidité d’Esaü est moins coupable que celle de Jacob, en ce que justement elle n’est pas éclairée. La personne intelligente a une responsabilité particulière qui l’oblige à en user tout en prenant l’autre en compte. Le monde ne progresse pas sans sacrifices, en particulier de ceux qui possèdent en surplus, mais ceci est une autre histoire. Revenons à l’avidité de Jacob qui n’est autre que celle de sa propre mère.

 

Jacob s’effraie devant l’audace de sa mère

Jacob a peur d’accomplir un tel forfait. Profiter d’un aveugle, son propre père, risquer d’attirer à lui une malédiction ? Jamais il n’entreprendrait une telle action sans la caution morale de sa mère. Jamais il ne saurait mettre en œuvre une telle forfaiture sans ses conseils qu’il suit d’ailleurs scrupuleusement.

Ainsi, il s’avance vers son père déguisé des vêtements d’Esaü mais aussi de peaux de bête qui imitent sa pilosité. Il porte un plat de deux chevreaux cuisinés par sa mère, symbolisant l’innocence et la confiance sacrifiées. Car il ne va cesser de mentir à toutes les questions de son père. Il affirme être Esaü. Il affirme avoir chassé le gibier. Mais surtout il se justifie de l’avoir trouvé rapidement grâce à Dieu : « : C’est que l’Eternel, ton “>

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Un commentaire

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) “Judaïca – Figure du Féminin: Sarah, Rebecca, Rachel et les autres (Bible)” Tao enseignements immaculés du 18/02/2018.

    Elles n’ont jamais rien fait de mal selon cette femme. Un tour de force pour imposer un mensonge en novlangue :

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