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Jacob et Esaü : fils de la mère et fils du père

Publié le 28 décembre 2017 par Léonidas Durandal à 16 h 33 min

confrontation d’avec Esaü, tel David d’avec Goliath, et remettre encore une fois son destin dans les mains de l’Eternel, prendre ses responsabilités, tout expliquer à son père, miser sur sa clémence. Non, la situation est devenue inextricable à cause des agissements de sa mère. Il s’en va chez Laban, le frère de Rebecca.

Ayant appris à devenir fourbe, il partira aussi de chez son oncle en douce après avoir pris femmes sous sa tente. 

 

Le désir de l’épouse devient celui du mari qui devient celui d’Esaü

Avant le départ de Jacob, les paroles d’Isaac sont claires. Esaü intègre qu’il lui faut prendre femme parmi sa propre famille pour satisfaire son père. Difficile de ne pas penser que ce choix endogamique n’ait pas été aussi le résultat de la manipulation de Rebecca, qui ferme Jacob au monde, et qui par ricochet, ferme Esaü au monde.

Ce dernier va donc prendre épouse parmi les filles d’Ismaël, le frère de son père, pour suivre les directives de ce vieil homme, en fait dépassé par sa femme.

La notion d’inceste est ici plus lâche que dans notre société traditionnelle. Elle est voulue par la mère dans une culture où se marier avec ses cousines est bien vu, quand bien même elles seraient les filles de l’oncle maternelle, et donc de la famille de la mère. Le cousinage d’Esaü, moins incestueux en ce qu’il ne concerne qu’un demi-frère et qu’un demi-frère de son père, n’en reste pas moins étrange à nos yeux. Ce monde est clos, et il est voulu clos par des femmes qui y cultivent ainsi leur pouvoir. Cette ascendance est faite de polygamie, de polythéisme, de tribalisme. 

D’ailleurs, il est à noter que polythéisme et polygamie se côtoient encore dans cette société, non sans hasard, les deux étant indissociablement liés, à mon avis : Jacob épouse plusieurs femmes, plusieurs soeurs, dont l’une s’enfuit de chez son père en emmenant avec elle les pénates de son aïeul (idoles de maison faites d’argile). Tandis que son mari devient monothéiste, qu’il n’est l’homme que d’un Dieu, Rachel voue un culte à plusieurs dieux. Etrange, au premier abord.

Seulement, il est très important de comprendre que notre intimité est structurée par l’image que nous nous faisons de Dieu. Rachel ne peut aimer qu’un seul homme parce que Jacob se sent déjà monothéiste. A moins que ce ne soit l’inverse, peu importe. De même, Jacob aime plusieurs femmes parce que ses compagnes sont polythéistes. Dans ce jeu de miroirs, l’idée à retenir est celle-ci : la société que nous construisons correspond aux croyances que nous cultivons. Et il n’est pas étonnant que la nôtre soit celle du divorce, car elle ne croit en rien. La polygamie, dans bien des périodes de l’humanité, a servi les femmes, en leur donnant un mari prompt à les entretenir, en leur offrant beaucoup plus de chances de finir en couple, la protection d’un homme puissant etc… Et cette polygamie ne peut se concevoir sans une forme de polythéisme qui, comme tout système matrimonial, répond à une image intérieure de perfection, ici avec de multiples visages.  

Des pénates, figures polythéistes protectrices du foyer

L’explication du Zohar selon laquelle Rachel aurait volé les pénates de son père Laban pour l’empêcher de blasphémer, est tout simplement ridicule. Si tel avait été le cas, elle les aurait détruites au plus vite, non seulement pour ne pas commettre un acte impie, mais aussi pour éviter toute possibilité d’être considérée comme impie, ou enfin seulement par peur d’être prise la main dans le sac. De même, faire de cette mauvaise femme une défenderesse du monothéisme parce qu’elle aurait voulu garder le “mal” sous son contrôle, le mal ne pouvant être détruit, n’en est pas moins incohérent. Laban avait bien d’autres possibilités de se trouver d’autres figurines pour continuer le culte et il n’est pas dit qu’il ne l’a pas fait, ni que d’ailleurs, le polythéisme ait cessé à partir de Rachel (?). 

 

Rebecca a obligé Isaac qui a obligé Dieu

L’Eternel est tenu lui-aussi par la bénédiction d’Isaac. Il ne peut aller contre les institutions auxquelles il demande aux hommes d’obéïr. La bénédiction d’Isaac est confirmée durant le voyage de Jacob chez son oncle, quand bien même elle aurait été obtenue de manière injuste. Voyant que Dieu respecte ses propres règles, Jacob croit en Lui. A partir de cet instant, il fait “>

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Un commentaire

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) “Judaïca – Figure du Féminin: Sarah, Rebecca, Rachel et les autres (Bible)” Tao enseignements immaculés du 18/02/2018.

    Elles n’ont jamais rien fait de mal selon cette femme. Un tour de force pour imposer un mensonge en novlangue :

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