Accueil » Etat de droit et politique » Je te déshérite
Antiféminisme Aimeles

Je te déshérite

Publié le 16 juin 2018 par Léonidas Durandal à 11 h 16 min

Chère enfant,

Je te déshérite.

N’y vois rien de personnel. La vie est ainsi faite. Souvent, elle nous oblige à faire des choix que nous n’aurions jamais imaginé, heureusement. Et puis viennent les évidences et la réalité.

Dans notre société, de nombreux pères agissent comme je le fais. Mais ils n’osent pas le dire. Perclus de mesquinerie, indécis avec eux-mêmes, ou aigris, ils dépensent tout avant de mourir, ou cèdent l’ensemble de leur patrimoine à leur nouvelle compagne, sous prétexte de sénilité. Mais ton père n’est pas ainsi. Lui, il cherche à assumer ses décisions jusqu’au point de vouloir te l’écrire.

Tu es une victime de nos choix. Hommes et femmes se rencontrent. Ils veulent des enfants. Mais ils ne les font pas toujours en prenant leurs responsabilités. Bien sûr, le silence de ta mère te suggérera que c’est de ma faute, qu’il aurait fallu que j’agisse autrement. Et elle n’aurait pas tort de te l’exprimer ainsi. Les personnes qui se disputent ont souvent toutes les deux raisons, pour leur plus grand malheur, chacune de leur côté. Personne ne m’empêchera donc de penser que les femmes sont en position de force avec leurs enfants, surtout dans notre société, et qu’il leur incombe une grande responsabilité quant à la qualité du lien qui unit leurs enfants et le père de leurs enfants. Ta mère ayant décidé que je ne serai qu’un détail de ta vie, et devant l’évidence de mon impuissance, en retour, je ne te donnerai rien de matériel. C’est la seule réponse qui m’est possible. Et encore…

L’Etat n’acceptera jamais ma décision. Lui aussi, considère les pères à l’égal de détails. Et s’il croit pouvoir les remplacer, il les oblige tout de même à donner leur argent à tous leurs enfants, de manière indifférenciée, coups d’un soir compris. Il ne veut pas de bâtards. Il les fabrique à la pelle.

Si l’Etat a tous les moyens de nous asservir, il n’a aucun moyen d’obliger ma conscience. Il n’y arrive sur les autres pères que par des abus, des artifices, des mensonges, des roueries. Rien de très durable. Le parasite a besoin que l’hôte se porte bien.

Tu me diras, il ne s’agit pas de conscience ici, mais d’argent. Effectivement, cela n’a rien à voir, si ce n’est symboliquement. Je ne veux pas que tu aies mon argent, non pas que je souhaite ton malheur, mais parce que la vie doit avoir un sens.

J’ai été privé, tu seras privée. Cela peut paraître injuste et inhumain. C’est tout simplement la part ingrate qui incombe aux pères. Faire prendre conscience à leurs enfants que le monde est régi par des règles, des lois. Et qu’il faut les respecter pour pouvoir vivre et aimer. L’amour paternel ne se paye pas de bons sentiments niais et de servilité. Il s’applique aussi à la justice. Vouloir donner de l’argent ici, ce serait récompenser l’ingratitude, l’absence, le déni. Un père doit savoir dire non. Il est celui qui pose les limites et fixe celles de la loi et du bon ordre. Sans cela, c’est le règne de l’inceste, et la souffrance qui va avec.

Ainsi un père ne peut-il accepter l’insubordination de sa femme, qu’argent sentiments et relations humaines soient à ce point séparés, qu’un homme soit réduit à un pourvoyeur de sperme, un portefeuille sur pattes par des mères qui jouent sur les sentiments de leurs enfants pour vivre comme des parasites à leur égard et en abusant de leur pouvoir dans la société. Les hommes sont garants de la tenue de leurs femmes. S’ils acceptent tout, les femmes finissent par faire n’importe quoi. A eux de savoir établir des règles justes et équilibrées.

Or les règles qui fixent les héritages dans notre société ne le sont pas. Je ne les accepte donc pas. Tu vois, cela n’a rien à voir avec toi et ce que tu es. C’est ainsi. Aujourd’hui, les hommes et la législation sont en contradiction. C’est le signe de temps de déchéance, où beaucoup d’enfants souffrent, où des femmes toutes puissances se perdent, et les hommes avec eux. Mais ne t’inquiète pas. Si tu n’auras pas un sou, et si j’entérine cette déchirure ignoble de la bâtardise d’Etat, je ne te laisse pas sans moyens de poursuivre ton histoire.

Tout d’abord, je te lègue mon irrésolution, et en particulier mon irrésolution à chercher le bien, le beau et le vrai, ici-même, sur ce blog. Je te dédie tout ce que j’y ai écrit et tout ce que j’y écrirai.

Je te lègue mon mépris de l’argent, des circonstances, et “>

Lire la suite

6 Commentaires

  1. Commentaire de mercilajaf@mercimaman.fem.gouv:

    Mon fils,

    Tu avais tout pour réussir et ne manquer de rien. J’avais prévu pour toi, les meilleurs écoles et une enfance où tu ne manquerais de rien. Je t’aurai mis le pied à l’étrier, comme mes parents l’on fait pour moi. Avant que ta mère me révoque ad nutum avec la complicité de la JAF de service, tu étais pré-inscrit dans une école maternelle bilingue, celle qui te ferait rentré dans l’école primaire qui te ferait ensuite rentré dans les meilleurs collèges et lycées puis les classes préparatoires.

    Depuis plusieurs générations, dans notre famille, les nouvelles générations font mieux que les précédentes. Tu es la première génération qui va redescendre.

    Tu n’as connu que les écoles publiques, et te voilà bien peu armé pour une vie facile avec un diplôme qui ne vaut rien. J’aurai voulu t’expliquer que dans la vie il y a des filières a éviter…. . Je comprends qu’avec tes revenus espéré (quand tu ne seras plus en stage …..)  il ne vas pas être évident de devenir primo-accédant sauf à prendre un emprunt sur 15 ans. Tu ne recevras pas le petit coup de pouce paternel, pas plus que tu ne profiteras de mon réseau. Pourtant des patrons qui me doivent un retour d’ascenseur  j’en connais mais …. non).

    Je crois qu’il faut que sache pourquoi. Ta mère et une JAF ont décidé qu’il était dans ton intérêt que je ne te vois qu’une fois tous les 15 jours et que soit fixé une pension alimentaire indexée sur mes revenus et non sur tes besoins. A 2 ans, pour tes besoins, je devais verser une pension de 1500 euros par mois. Pourtant tes couches n’étaient pas soie. Tout JAF intelligent aurait à minima compris que le parents le plus apte à assurer l’avenir de l’enfant était celui qui gagnait 9000 euros par mois et non pas 2100 euros et qu’une garde partagée ou un droit de visite élargi aurait été une bonne chose…. mais non. Dont acte.

    Et bien je vais te dire, non ça ne se passe pas comme ça. Enfin pas dans mon monde.

    Le pire c’est que j’avais proposé à ta mère une pension alimentaire de 800 euros/mois + logement familial (3 pièces à Paris) que j’aurai fait évoluer selon tes besoins sans compter les choses que j’aurai pris en charge avec plaisir et sans problèmes …. mais non elle a voulu jouer les dures avec son avocate avec les 1500 euros ….. LOL.

    Au bout du compte, ta mère et la JAF ont fait un bien mauvais calcul.

    Ta mère avait gagné une bataille, mais je savais du jour où je suis sorti du tribunal qu’elle perdrai la guerre. Ne jamais humilier un homme qui a des principes.

    La pension de 1500 euros est devenue rapidement 250 euros car il n’était pas question de bosser 80h par semaines dans ce contexte. Alors mes revenus ont chuté et je m’y suis employé avec scrupule. Oui c’est sur ce fut moins simple pour vous…. . Ta mère voulais s’émanciper, je lui est fait boire l’émancipation jusqu’à la lie. Elle a connu toutes les galères de la monoparentalité. Mais bon c’était son choix de femme. Je l’avais prévenu.

    Quand je pense à ce que ta mère projetait pour toi avant ta naissance et ce que tu es devenu …. je me marre.

    Sur 20 ans, c’est un patrimoine familial diminué de 1 440 000 euros avant impôts. Sans compter que tu n’hériteras de rien, je vais consommer mon héritage afin de compenser ma chute de revenus, donc au bout du compte je vais m’y retrouver largement. Chez moi tout à un prix et tout se paye.

     

     

    • Commentaire de Léonidas Durandal:

      A noter que pousser les pères au suicide social, voire au suicide tout court, participe au contrôle. Le tout étant qu’il n’y ait plus personne pour témoigner.

    • Commentaire de Mindstyle:

      Les tribunaux aux affaires familiales ne sont que des antichambres de transferts forcés de revenus des hommes vers les comptes bancaires féminins.

      Cette femme avec l assentiment de la justice à ruiné la vie de son fils qui n avait rien demandé.

      On leur bourre le mou en leur faisant croire qu elles sont les plus fortes, mais la plupart ne sont que des galeriennes en puissance avec une demi-vie de 15 ans maximum sur le marché du travail, dans leurs filières complètement pétées.

      Mais au fait, vous n avez pas voulu retenter l expérience avec une autre femme ? Ou vous avez très vite compris l arnaque du système ?

      • Commentaire de Ir-Ahmõn:

        je suis entièrement d’accord. En tant qu’homme, on peut être détruit par les femmes à tout moment. L’idéologie féministe les encourage à tous les extrêmes, y compris celle de détruire leur famille.

        Non seulement elles détruisent leurs hommes et familles mais en plus elles se font payés par ce qu’elles appellent « la pension alimentaire ».

        L’homme ensuite n’a plus qu’a  dépérir, seul et ruiné pendant que madame bénéfice de toutes les aides féministes et se remet en ménage avec un nouveau pigeon.

        C’est pour cela qu’un homme lucide et averti ne peut pas risquer sa vie en fréquentant les femmes en France, le prix à payer est trop élevé.

         

        • Commentaire de Mindstyle:

          Ce procédé à un nom: Cela s’appelle de l’EXTORSION, ni plus ni moins. Mais il devient curieusement légal dès que la femme rompt intentionnellement avec l’homme en utilisant un enfant comme otage. Je ne sais pas quelle est la solution pour éviter cela; les femmes sont devenues vaindicatives, affichent en permanence cet air revendicatif qui coupe toute érection chez un homme normalement constitué. Un aller simple vers la dépression.

  2. Commentaire de Léonidas Durandal:

    “Une étude dresse le portrait-robot des testaments en 2018”, Breizh du 16/06/2018.

    Ca, c’est pour la maigre part qui, en France, est laissé au choix des parents. Le père n’a aucune prérogative sur la mère pour désigner ses héritiers. Et comme les mères vivent plus longtemps…

    Laisser un commentaire

    Ne laissez votre courriel que si vous voulez que votre gravatar soit affiché

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.