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La difficulté de se rencontrer entre hommes et femmes ou la piqûre dans les boîtes de nuit

Publié le 15 juin 2022 par Léonidas Durandal à 16 h 19 min

Le miroir aux alouettes du tout sexuel réfléchissait l’idée que les rencontres entre hommes et femmes seraient facilitées si l’institution du mariage et plus généralement des rencontres, étaient administrées par les enfants seuls. J’ai déjà étudié comment la multiplication du nombre de partenaires sur toute une vie s’était soldée par une diminution du nombre des relations sexuelles. A présent, j’aimerais revenir sur un autre fantasme de ce mouvement, à savoir que la licence sexuelle individuelle permettrait de faciliter la rencontre entre hommes et femmes.

L’emploi de l’alcool/de drogues dans les soirées a toujours eu pour rôle de permettre au cadre social de se distendre afin de faciliter les rencontres. Rencontres amicales entre les hommes, et amoureuses entre les sexes. Déjà par le passé, malgré les arrangements entre familles, il n’était pas facile de passer outre la gène occasionnée par la présence d’une personne de l’autre sexe. Même dans le cadre d’un arrangement, les familles mêlaient leurs enfants pour qu’ils aient la possibilité de se choisir, renforçant ainsi le lien qui unirait les intérêts de chacun. Car un arrangement pur, c’était courir le risque d’une passion dévorante prompte à remettre en question les décisions des adultes. Mieux valait donc organiser une forme de restriction des choix, en favorisant une proximité avec des partis semblables qui avaient l’aval de la famille. La proximité a toujours suffi, à cette époque et à la nôtre, pour créer des liens. L’humain est un être de relation. Permettre à des jeunes, avec leurs fortes pulsions, de se rencontrer, donnait forcément les résultats attendus. De nos jours, cette proximité a été bouleversée par la licence sexuelle.

Tout d’abord, la mixité scolaire l’a neutralisée. Les jeunes sont à côté les uns des autres, mais ils sont rarement proches. Toujours sous le regard de leurs collatéraux, le jugement du groupe n’est jamais absent d’une rencontre, quand cette dernière est possible. Plus généralement, dans un tel cadre, seuls les plus à l’aise socialement peuvent dépasser leur peur d’être critiqué par le collectif.

La pornographie a aussi créé une fausse proximité qui a détourné les énergies qui servaient précédemment à la rencontre, principalement vers la masturbation. Idem pour la relation sexuelle occasionnelle qui n’est qu’une autre forme de masturbation. Hommes et femmes se sont habitués à se voir dans toutes les positions, et en ont perdu leur pouvoir de s’émouvoir. Phénomène qui était réservé à des personnes expérimentées, désormais nombre de jeunes sont blasés par l’autre, incapables de se surprendre à aimer, pourtant avides de baiser. Après deux trois expériences malheureuses, ils ont le coeur de petits vieux, usé. Ils ont l’air de se ranger par dépit. Et il faut dire qu’à leur décharge, effectivement, leurs collatéraux ne donnent pas envie de rêver. Car cette attitude médiocre qu’ils adoptent, quand ils la perçoivent chez les autres, elle leur fait horreur : si tout le monde a envie de se masturber, qui a envie d’une relation avec une personne qui se masturbe ? Qui a envie d’une personne incapable de se réserver ou de faire des efforts ?

Le désenchantement autour du mariage et de la vie à deux, n’en est pas moindre. Je m’entends, la passion des premiers temps survit rarement. Mais contrairement à hier, avant même d’essayer, de nombreux jeunes sont convaincus de leur échec et ne veulent plus se marier, surtout si leurs parents ont divorcé.

Encore en matière de proximité, les changements de lieu de travail, d’étude, ne permettent pas un ancrage identitaire fort, la prise de repères assurés dans un environnement stable. Au contraire, faut-il perdre beaucoup de temps à se faire confiance, à se renseigner sur l’autre, à étudier ses réactions, tandis qu’avant, le caractère de chacun était bien connu dans tout le village/quartier.

Repousser l’âge du mariage pour s’assurer une rémunération supérieure à la génération suivante, a aussi déstabilisé la rencontre. Celle-ci doit se faire durant les études ou dans le milieu professionnel. Or durant les études, il est justement suggéré au jeune qu’il est impossible de s’engager. Quand bien même un jeune serait dans l’idée de rencontrer une personne pour la vie, encore faudrait-il qu’il sache gérer cette attente jusqu’à ce qu’il soit inséré professionnellement. S’il devient sérieux suite à un recrutement, il doit abandonner ses vieilles habitudes de célibataire et se tourner vers les personnes de son milieu. Alors s’apercevra-t-il du manque de choix par rapport à sa situation précédente. En effet, la plupart des métiers restreignent de manière drastique le nombre de partenaires possibles. D’abord, nombre d’employés sont déjà en couple, mais encore, le nombre de personnes avec qui il est possible d’avoir une discussion sérieuse est quasiment nul au cours d’une journée de travail.

Reste donc les bars et les boîtes de nuit. Pour ces dernières, l’illusion de la rencontre est la plus forte. Elle se fait uniquement sur des critères animaux, et en sus, le regard du groupe est insistant tant que tout le monde n’est pas sous l’emprise d’une drogue quelconque. Quant au bar, il ne permettra qu’aux dragueurs de se faire une place, dragueurs qui ne la recherche pas forcément.

De nos jours, les jeunes tâtonnent et l’attirance entre hommes et femmes est si forte, qu’ils réussissent à former couple, mais de moins en moins pour de moins en moins longtemps. La stérilité se propage. La différences des sexes qui était difficile à gérer par le passé, l’est encore plus depuis qu’elle est niée. Les enfants de notre époque grandissent avec l’idée qu’hommes et femmes sont identiques. Quand ils s’aperçoivent de l’ampleur de leur erreur, erreur qui cause forcément leur chute, il est déjà bien tard.

La rencontre entre hommes et femmes a toujours été compliquée. Elle est devenue l’objet de psychoses de nos jours. Le tout sexuel, loin de nous avoir libéré, est en train de nous enfermer dans une ambivalence faite de peur pour l’autre sexe, et d’attentes démesurées. Je m’entends, cette dualité a toujours été latente dans les relations hommes femmes. Mais laissée libre de tout encadrement social, elle atteint à la psychose sociale, notamment avec l’affaire des vraies/fausses piqûres.

 

Analyse de ce phénomène

Tout d’abord, il est à souligner que cette affaire intervient suite aux campagnes de vaccination massives et inutiles contre le covi19. Symboliquement, l’abus est généré par la piqûre, dont notre société a abusé sous prétexte de contrôle social. Dans l’imaginaire des jeunes, ce moyen est donc inextinguiblement lié à une profanation du corps de l’autre, pour celui qui donne la piqûre comme pour celui qui la reçoit d’ailleurs, au vu du nombre de plaintes déposées. Généralement, les analyses toxicologiques révèlent l’absence de poison. Mais qu’importe, la peur est là car « l’agresseur » mélange la flore bactérienne de tout le monde, et qu’il « aurait pu le faire ».

En boîte de nuit, le fantasme de la drogue du violeur injectée par seringue ou par cachet dans les verres, va bon train. Là encore, la peur en dit plus long que la pratique elle-même, anodine. Privés de femmes, les hommes cultivent l’idée de se les approprier par le viol. Et les femmes d’être violées. Des protections pour les verres ont même été inventées pour éviter qu’un « drame » ne se produise.

Reste le désir inassouvi des hommes, et l’économie de l’attention développée pour les femmes, qui tourne autour de cette pratique. Ce qui est rare est cher. La femme convoitée est à ce point rare qu’il faut désormais la droguer, contre son consentement, pour y avoir accès. Rare ou économie de la rareté organisée artificiellement. Qu’importe. Le désir mimétique est en marche. Si le violeur cherche à abuser de sa victime, une armée de singes se propose de la protéger, et la convoite par la même occasion. Ou quand l’exacerbation des fantasmes doit permettre la rencontre, car celle-ci ne se fait plus.

Les femmes, socialement, sont passées maître dans l’art d’attirer l’attention à elles alors même que le désir de relation s’effondre. Le jeu qu’elles jouent en attirant les immigrés clandestins et en s’en défendant, procède du même principe. L’immigré les met possiblement en état d’être prises par des étrangers. Il exacerbe la concurrence entre les hommes de pays différents pour obtenir un trou, c’est à dire un vide, image qui en dit long sur l’inanité de tels fantasmes. Le violeur et le chevalier maman, se regardent en chiens de faïence comme le natio et l’immigré, jouant un rôle qui devrait permettre la fécondation de femmes pour lesquels les hommes ont du mal à s’émouvoir.

Car si les plupart des hommes conservent encore leur instinct sexuel, leur volonté de rationalisation de la vie de couple a été bien attaquée. Dans une société du tout sexuel, cette volonté est laissée au libre desiderata de femmes qui appuient sur le pire chez les hommes, pour leur reprocher ensuite de ne pas être à la hauteur. Il n’y a qu’à voir les modes en matière d’habillement dans cette société du tout sexuel. Les femmes cherchent à attirer les hommes, puis se récriminent s’il leur en est fait le reproche. Elles n’avaient pas remarqué. Elles ne le faisaient pas pour ça. Ce sont les hommes qui sont lubriques. Disons plutôt qu’elles vivent à l’aise sur le dos de la bête, une bête pleine d’inconscience.

Le retour des femmes voilées n’a d’ailleurs qu’un seul but dans la relation hommes-femmes : retrouver le désir perdu des hommes. Puisque les femmes n’ont pas atteint leur but en jouant les putes, certaines pensent y arriver en jouant les prudes. Le débat fait rage. Les hommes ne savent pas vraiment ce qui se joue là. La mère/la petite fille l’épouse, se disputent le timbale. Il vaudrait mieux pour ces hommes de taper du point sur la table pour imposer des nuances en la matière, mettre une bonne fessée à toutes ces grognasses, mais ils préfèrent rester fascinés par la pute ou la mère et participer à un combat dont ils seront les cocus, quelle que soit la gagnante.

La rencontre a toujours été difficile entre hommes et femmes. Nous nous aimons sur des manques, des quiproquos, parfois une absence d’exemple parental. Nous sommes différents, pour pas dire opposés. Et nous avons peur les uns des autres, surtout à partir du moment où nous prenons conscience de ces différences. Quand le cadre social ne sécurise plus les rencontres, voire ne les permet plus du tout, il devient urgent de réagir.

Pour commencer à résoudre ce vrai problème de société, je crois que nous devrions retrouver une capacité à nous émouvoir, d’abord en redevenant respectables. Il est inutile de demander aux femmes de changer, si nous-mêmes en tant qu’hommes, nous confondons respect des femmes respectables et soumission à toutes les femmes, même des traînées. Il est inutile de demander aux femmes de changer, si nous nous complaisons dans la masturbation, dans le laisser aller moral, ou la démocratie.Tels des enfants, en sommes-nous encore au stade d’attendre que maman vienne nous sauver de nos bobos, parce que la femme serait l’avenir de l’homme ? Il le semble bien dans cette société capitaliste d’enfants mal sevrés qui attend que le communisme vienne l’exonérer de toute responsabilité individuelle.

De telles solutions ne déboucheront que sur les mêmes maux qu’ils ont produit par le passé : massacres de civils, mensonges médiatique, guerres entre nations. Pour éviter ce mouvement qui naît de relations familiales corrompues, devenons des hommes sérieux, en attente de sérieux chez nos femmes.

Un commentaire

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    (Vidéo) "La grande illusion : pourquoi les femmes n’arrivent plus à trouver d’hommes ?" L'observateur du 30/06/2022.

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