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AIMELES Antiféminisme

« La domination féminine », Vincent Dussol (2011) : extraits

Publié le 14 mars 2014 par Léonidas Durandal à 16 h 05 min

sens, elle va le plus souvent tout mettre en œuvre pour dissimuler son crime. Pour autant, les femmes conserveront toujours cette réputation de mère aimante, tendre et attentionnée à l’égard de leurs enfants. Il faut se méfier des lieux communs et des évidences. »

Sur le rapport de la femme à son propre corps et à la séduction.

P148

« La femme n’a rien à refouler et ne ressent donc aucun interdit. Le sexe de la femme, cet organe vagino-oral qui l’établit dans le manque, est aussi une image de la castration et de l’anéantissement. Elle captive attire et s’approprie sans retenue. Cependant, l’absorption, qui caractérise sa sexualité, pourrait tout aussi bien glisser vers la prédation pour peu que ses instincts s’enkystent dans le déni la privant ainsi de l’altérité.

En outre la femme n’a jamais totalement abandonné le tout premier et le plus ancien objet de jouissance, c’est à dire l’investissement à sa mère. Cette intimité lui fait appréhender son corps sur un mode narcissique et incestueux. La femme jouit d’elle-même, de sa féminité, de son intériorité comme elle jouissait enfant du corps de sa mère… dès lors l’accès symbolique, condition de l’accomplissement de sa sexualité et de sa féminité, que ce soit à travers son plaisir sexuel comme à travers ses activités maternantes et culturelles, doit se situer dans l’ordre du signifiant qui peut seul la transcender. C’est le passage obligé par le discours « fondateur ». »

Sur la confusion des genres en occident.

p196

« A l’opposé de la distinction radicale et précoce, observée dans les sociétés traditionnelles, l’Occident souscrit à une confusion des genres qui tente d’annuler la différence entre les sexes, source de hiérarchisation et d’inégalité. … La mixité qui en est le corollaire a titularisé cette confusion des genres. Dès lors, l’imaginaire se substitue au réel, la subjectivité l’emporte et annule toute objectivité à l’endroit du sexe. Ce refus de la différence s’inscrit dans un besoin narcissique et auto-suffisant. Le sujet ne peut se rapprocher et aimer un autre soi-même, dans une relation redevenue fusionnelle, infantile et narcissique. C’est l’échec à l’altérité, le rejet de la procréation, le déni de généalogie pour un retour à l’état indifférencié des origines. »

Sur l’égalité.

P255

« Le débat sur l’égalité entre les hommes et les femmes repose sur un malentendu parce que le concept d’égalité est fondamentalement de nature juridique et politique, et s’avère impuissant à traiter des rapports entre les sexes qui eux sont, avant toute autre considération, de nature biologique. »

Sur la position du père par rapport à la procréation.

P307

« Si la mère a toujours la certitude biologique de sa maternité, le père en revanche vit dans l’incertitude constante sur sa paternité. Rien n’est jamais acquis et il reste à la merci de la destitution, du désaveu ou du déshonneur. La peur ne cesse de le talonner face à cet ennemi intérieur, dont l’exorcisme ne repose que sur la seule confiance qu’il peut éprouver envers sa compagne. Après la fécondation, l’incertitude demeure et l’angoisse des premiers ébats amoureux ne va pas pour autant l’abandonner. »

Sur le phénomène des femmes battues.

P314

« Il est facile pour un homme de battre une femme et d’abuser de sa force physique. La différence morphologique est là, irréfutable et place systématiquement l’homme dans le rôle de l’agresseur et la femme dans celui de la victime. Mais un homme peut-il frapper (à mort comme le relève souvent l’actualité) sa compagne sans raison, par plaisir et par simple défoulement, celle qui est là pour assouvir sa pulsion sexuelle en même temps que son désir inconscient mais toujours présent de filiation ? A l’origine de ce dérèglement et de ce déchaînement passionnel, il faut toujours rechercher une frustration, un rejet quand ce n’est pas une humiliation. L’homme, il est vrai, n’est pas toujours en mesure de contenir et de réprimer son désir pour la femme, mais si tel n’était pas le cas, que deviendrait alors le pouvoir de séduction dont les femmes savent jouer si habilement et de quel ascendant sur leurs partenaires pourraient-elles alors se prévaloir ? »

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7 Commentaires

    • Ping de gastirad39:

      Leonidas: Cet article est très intéressant, car il montre bien qu’aux USA , dès 1930, la « libération des femmes » était en cours. Pas étonnant, puisqu’elles avaient déjà le droit de vote.

      Elles dominaient déjà la littérature depuis le 19 ième siècle (G. Sand et sa promo du mariage d’amour, Agata Christie et son intelligence policière…) et étaient de fidèles spectatrices. Il a suffit de la « pilule » pour les libérer totalement … des hommes. A moins qu’en fait de liberté des femmes, il ne s’agisse d’établir « l’esclavage des hommes ».

      Mais, je continue à penser que derrière les metteurs en scène d’avant garde, il y avait des politiciens qui flairaient une bonne occasion d’établir leur pouvoir pour mieux détourner la « démocratie » à leur profit.

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    Aristote rapporte que les femmes spartiates vivaient dans
    une licence extrême et s’adonnaient à tous les plaisirs (Polit., B, 9.
    1269 b).

  2. Ping de gastirad39:

    Je pense depuis longtemps que la soit disant domination patriarcale n’est qu’une apparence.  En fait, les femmes ont toujours bénéficié de protections particulières selon leur statut de future mère, mère ou ex mère.Protections d’ordre religieux ou d’Etat.Un petit groupe d’hommes, soutenu par les femmes exerçaient le pouvoir, ce qui signifiait une domination quasi absolue sur les autres hommes, avec l’approbation de l’ensemble des femmes, qui étaient prêtes pour cela à TOUTES les compromissions envers ce groupe d’hommes, y compris sur le plan sexuel. Dès qu’un homme a le pouvoir, elles se jettent littéralement à ses pieds ! (voire affaire récente !)C’est par l’intermédiaire de ces « mâles alphas »que  les femmes exercent leur domination et leur violence, pouvant aller jusqu’au meurtre !

    • Ping de Léonidas Durandal:

      Raison pour laquelle l’insertion sociale joue comme un facteur progressif de respect et d’attirance de la part des femmes. Les hommes sont poussés à s’élever dans leur métier, et à l’intérieur de leur classe sociale, de protéger leur femme. Double contrôle. Les féministes essaient d’ailleurs de sortir de cette logique car il y a également une forme de dépendance des femmes envers les hommes (être la plus séduisante pour conquérir le meilleur parti, attitude qui les oblige un peu).

  3. Ping de kasimar:

    Excellent cet auteur je ne connaissais pas. Moi qui commençait à pencher un peu sur la psychanalyse et ses spécificités, me voilà servi.