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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

respecter ces obligations sociales. Ainsi les hommes sont sélectionnés sur leur capacité à ne jamais remettre en cause le fonctionnement social et les femmes sur leur libre-arbitre. Se dessine ici comme ailleurs, l’image d’une société pourtant traditionnelle où les femmes se sont arrogées le contrôle institutionnel de manière indirecte. Les hommes accèderaient à l’humanité grâce à une compagne. A l’inverse, les femmes décideraient quel homme est à même d’obtenir une descendance ou non. Le mâle alpha devrait remplir des conditions précises pour les rassurer, dont la principale serait celle-ci : avoir besoin d’une femme et faire ce qu’il faut pour être sous sa dépendance. En fait cela n’a rien de surprenant si l’on songe que chez tous les mamifères, la femelle autorise, ou non, la reproduction (excepté dans les cas de viol). A mon avis, le désir de vivre avec quelqu’un de riche ne passe qu’en second plan chez pas mal de femmes. Beaucoup de femmes préfèrent un homme soumis à ses pulsions et donc plutôt maladroit, qu’un homme riche qui se contrôlerait entièrement, or fantasme. Si aux deux extrêmes, le nigaud et l’homme conscient ont peu de chance de plaire dans la perspective d’une relation durable, il vaut encore mieux être de la première catégorie pour finir sa vie à deux. A mon avis, toute une population d’hommes est sélectionnée pour se reproduire en ne remettant jamais en cause le pouvoir des femmes, parce qu’ils en sont issus, que les femmes les font naître sur beaucoup de plans, et que par conséquent, ils sont incapables de concevoir leur propre domination. Malheureusement pour elles, ce formatage extraordinaire, au niveau des élites, dans l’intimité familiale, dans le discours social, dans l’inconscient collectif, dans bien des aspects de la fausse religion, peut connaître quelques accrocs. Si je n’ai pas toujours pu exercer pleinement ma liberté de penser, je peux dire qu’après de nombreuses années et de nombreuses embûches tant matérielles qu’intellectuelles ou affectives qui ont été mises devant moi pour que je reste un « intégré » pacifié, j’ai réussi à parcourir un chemin idéologique dont une majorité ignore même l’existence. Et si j’en suis là, je dois l’avouer, c’est aussi par chance. Avant d’accéder à une quelconque forme de sens, beaucoup de mes frères de souffrance ont fini à la rue (une très grande majorité d’hommes), ont échoué scolairement et n’ont pas acquis les moyens intellectuels de revenir sur leur propre aliénation (une très grande majorité d’hommes), ont dû se soumettre à une pensée sociale qui les nourrit (une majorité d’hommes), sont devenus aigres, ou tout simplement n’ont pas voulu se poser ces questions par intérêt immédiat.

J’en viens donc à l’article le plus tendancieux que je posterai ici. Celui de Marya Mannes en 1964 « Du pouvoir des hommes sur les femmes », auteur dans le New York Time et The Reporter déjà mentionné plus haut comme journal politiquement très en lien avec l’idéologie de la CIA (12), écrivain dite « caustique » sur son Wykipédia (3) et il faut bien savoir cela pour échapper à la lecture qu’une féministe pourrait faire au premier degré de cet article. Car loin d’être l’écrit d’une femme soumise comme il semble l’indiquer au premier abord, cet article est un véritable brûlot ridiculisant les hommes.

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Tout d’abord, elle y affirme en semblant se départir de toute ironie, que ces derniers impressionnent les femmes par leur port de cravate, et parce qu’ils sont plus grands physiquement, même s’ils ne sont « pas forcément plus intelligents » (sic), et que les femmes leur sont soumises tel le chien à son maître bien que le chien ait le pouvoir d’être totalement indépendant d’eux. Pour satisfaire leur compagne, les hommes devraient donc être capables d’une attention à leur femme égale à celle qu’ils donnent à leur chien, prodigant caresses, regards scrutateurs, paroles bienveillantes. Ici, l’homme est ramené à une relation animale avec sa femme, femme qui lui donne des conseils pour bien s’occuper d’elle. On imagine mal un animal parler et avoir ce genre d’exigence. Il s’agit donc bien ici de ridiculiser ces hommes qui se croient supérieurs à leur compagne mais qui sont incapables de les aimer tel qu’elles le désirent. La femme narcissique et intelligente est le centre du monde. Celle-là se mariera trois fois et n’aura qu’un enfant « qui lui survivra » selon son Wikipédia. Un avant goût de la femme moderne telle que nous la connaissons actuellement, instable, à la limite du lesbianisme, qui collectionne les relations stériles pour satisfaire ses pulsions animales.

 

Il faut dire « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.