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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

est forcément l’irresponsable qui a engrossé la pauvre fille-mère. Jamais la femme n’a voulu cette situation, elle en est toujours victime. Qu’importe que de nombreux hommes célibataires aient été forcés « d’épouser la bonne » dans ce cas comme dit la maxime populaire, ou que des filles aient couché avec des hommes mariés pour s’approprier un époux qui n’était pas le leur, ce sont les hommes les coupables. Pire l’article évoque que le nombre de filles-mères serait le double tous les ans, sans les infanticides par avortement. L’infanticide par avortement comme bienfait contre le phénomène des filles-mères. Il fallait oser. Par la suite, Jacqueline Aknine qui a transposé l’article de M Rinehart pour la France avance des chiffres fantaisistes de 200 000 enfants nés de filles-mères soit proche du quart de tous les enfants nés en France en 1965 (4). L’extrapolation et la dramatisation manipulatoire sont déjà là avant même le débat sur l’avortement. Bien entendu, tout le monde accueille ce petit monde et « ne juge pas« . Tous ces bien-pensants auraient pourtant bien fait de s’interroger, au moins sur la notion de responsabilité des femmes et comment les rendre vraiment indépendantes. Non, on se sert de la caution de l’Eglise et de ses vierges consacrées :

« notre rôle n’est pas de juger nos petites mamans, mais de les secourir matériellement et moralement. Le plus grand obstacle à surmonter est certainement celui des préjugés…« 

50 ans de laxisme plus tard, les familles ont explosé et les enfants sont toujours plus victimes des désirs avides des adultes. Les bonnes intentions ont fait long feu. Si l’action des bonnes soeurs était nécessaire humainement à l’époque, faire de leur discours un modèle de gestion politique global relevait de la manipulation et permettrait la propagation de la pauvreté et des comportements irresponsables.

Le coup de la bonne soeur, c’était formidable. Quel bonheur cela a dû être de faire parler l’Eglise contre le monde. En 1966, le Reader’s Digest renouvelle la manipulation et double même la mise en utilisant une star du cinéma, Loretta Young pour convaincre les petites gens dans « L’inoubliable soeur Winifred ». Il faut dire que Loretta Young connaissait parfaitement le sujet puisqu’en 1935, elle avait couché avec un homme marié célèbre lors d’un tournage, Clark Gable, tant et si bien qu’elle était tombée enceinte de lui. L’article de Wikipédia précise que la petite issue de ces ébats aura souffert de la situation durant toute son enfance parce qu’elle ressemblait à son père biologique et qu’on se moquera d’elle à ce sujet… tandis qu’elle était éduquée par le deuxième mari de sa mère. Evidemment, on apprendra tout cela bien plus tard et jamais rien ne sera reproché à celle qui aura changé de mari comme de chemises, trompé d’autres femmes, mais en soutenant les filles-mères qui, comme elles, n’avaient pu retenir leurs pulsions sexuelles mettant ainsi leurs enfants dans des situations inextricables.

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En attendant que la société renonce définitivement à toute morale sous la pression de ces irresponsables, on propagera donc l’image de saintes femmes comme Winifred qui sauvent les pauvres filles-mères dans le besoin, même celles qui ne seraient pas des stars, parce que tout le monde a besoin d’amour ! Aucune question politique n’est ici abordée directement. La manipulation en est d’autant meilleure que le problème de société s’efface entièrement derrière des cas personnels dont on ignore volontairement l’absolu laideur. Ce procédé s’est aujourd’hui généralisé dans des feuilletons comme « Plus belle la vie » où les situations individuelles expliquent seules, la conduite du monde. Un déséquilibre flagrant, une catastrophe civilisationnelle sous des airs faussement objectifs. Je ne conteste pas le travail formidable qui a dû être mené par ces religieuses, mais en cette époque de libéralisation des moeurs, le Reader’s Digest n’avait-il pas un autre message à faire passer s’il avait vraiment voulu aider les gens ? Et puis pourquoi la noirceur du monde ne se retrouvait jamais réellement dans les descriptions de ces « victimes » dont on faisait un portrait superficiel sinon parce qu’elles seraient apparues pour ce qu’elles étaient aussi : des bourreaux d’enfants. Ce monde unicolore et sans morale, abandonnait déjà la génération arrivante. Il a progressé dans sa marche de plus belle depuis, notamment en résumant l’éducation à la sexualité. Et ce mouvement avait commencé bien avant 1968.

6.b Pratiques sexuelles

 

Si le titre de cet article de 1961 « Prudence dans l’éducation sexuelle » d’Ardis Rumsey Whitman aurait dû inviter le lecteur à une certaine mesure, dans le fond de l’article, il n’en est rien. Admettre qu’une éducation « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.