Accueil » La pieuvre féministe » La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)
AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

Digest.

 

On s’adressa à l’intelligence des femmes parfois directement, mais plus souvent par de nombreux sous-entendus. Aujourd’hui, la fabrique à consentement s’est tellement industrialisée, elle est devenue tellement brutale et généralisée quand elle s’adresse aux enfants par le biais de tant de dessins animés, aux adolescents et aux adultes par le biais de tant de séries télévisées, ou de téléfilms niais dans lesquels la réflexion est orientée à dessein, qu’on a du mal à entrevoir que cette manipulation ait pu tâtonner et avoir du mal à convaincre à cette époque. Et pourtant… il fallut y mettre les formes avec ces femmes. Bien mieux armées que les nôtres pour résister à une forme de manipulation moderne, elles avaient reçu une instruction de base, elles bénéficiaient également des leçons d’un père, et possédaient surtout une longue tradition culturelle féminine pour les accompagner tout au long de leur existence. Ces femmes là avaient toutes les cartes en main du bonheur. Il paraissait difficile de les en déposséder sauf à leur faire croire qu’elles méritaient toujours plus, ou bien qu’elles fussent oppressées. L’idéologie libérale et communiste encouragèrent donc en elles ces deux penchants, tandis qu’une sorte de féminisation des esprits participait également à l’élaboration de ces théories. Cela prit plusieurs décennies de discours protéiformes mais elles y arrivèrent par degrés. On les flatta en leur suggérant qu’elles n’étaient peut-être pas si heureuses que cela, qu’elles bénéficieraient sans mesure de l’époque qui s’annonçait, que le monde des hommes serait leur prochaine conquête. Bref on joua alternativement sur leur désir d’épanouissement personnel et sur leurs rancoeurs mais aussi sur leur désir de plaire aux hommes. Il fallut en outre la défaillance de leurs compagnons de route pour qu’elles finissent par se laisser convaincre par les plus folles d’entre elles. Car beaucoup d’hommes accompagnèrent les femmes dans ces « évolutions » avec une naïveté d’adolescents. Immatures, ils générèrent l’immaturité. Certes, notre société est devenue plus riche que jamais et elle a réussi dans les objectifs qu’elle s’était donnée. Les femmes ont poussé au maximum leurs avantages et Dieu sait qu’ils se sont accumulés eu égard au développement technologique que nous avons connu, mais aussi aux « progrès » de la représentation démocratique qui a joué directement et indirectement en leur faveur (11). Cependant pour paraphraser M Soljénitsine « entre-temps on nous a enlevé le bien qui nous était le plus précieux : notre vie intérieure ». Oui, il y a des réussites en forme d’échec, des accueils qui ont tout l’air d’abandons. Et contre toute attente, en pleine expansion économique, alors que nos représentants politiques féminisés leur sacrifiait tout, la situation réelle des femmes s’est détériorée : augmentation des viols, des violences conjugales, du célibat, de l’enfermement monoparental, harcèlement de rue et désormais pauvreté. Je ne vous parle pas même pas de la situation globale des hommes et des enfants… De fait, la situation réelle des femmes ne pouvait s’améliorer car elle se concevait comme déconnectée du reste de l’humanité, et finalement indifférenciée de celle des hommes. Elle était impie.

 

Remonter le temps à la recherche de notre avenir.

Méconnaissant nos différences intrinsèques, travestissant nos aspirations, méprisant la nature pécheresse de l’homme, nous avons donc gâché collectivement toutes les possiblités qui nous avaient été offertes. Nous nageons aujourd’hui dans une incompréhension totale de ce qui nous est arrivé. Nous ne nous rappelons même plus cette époque faite de certitudes et d’espérance en l’avenir. Au contraire, toutes les perspectives heureuses semblent s’être éloignées à jamais et une majorité de la population est maintenant persuadée que la chute est inévitable. Des choix individuels enlisés dans un brouillard social sont devenus notre seul horizon. Ce manque de perspectives est allié à un pessimisme objectif : comment pourrions-nous prendre des mesures de bonne intelligence en pleine période de crise tandis que nous n’en avons pas été capables en pleine croissance ? Beaucoup de gens sentent bien que nous subissons des erreurs que nous alimentons tandis que nos décideurs politiques attendent que la croissance revienne, un peu de manière magique. Et certes, elle reviendra peut-être en attendant notre dégérescence complète. En attendant la fin de cette chronique d’une mort annoncée, il nous reste encore un espoir. En remontant le temps, en nous plongeant dans ce passé oublié et falsifié par les féministes, nous réussirons peut-être à éviter de reproduire nos erreurs. Pour cela, il faudra que nous comprenions et que nous intégrions que la libération de la femme n’en a pas été une, qu’humainement, moralement, collectivement, « >

Lire la suite

24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.