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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

la société implicitement féministes, féminisme d’avenir et favorisant le capitalisme libertaire.

A force d’abrutissement, le consommateur régulier du Reader’s Digest après-guerre aura pu s’imaginer aller vers le meilleur des mondes féministe, et en un sens, vers la fin de l’histoire à une époque cruciale du développement humain. S’il ne lisait pas cette revue, il aura forcément été en contact indirect avec elle grâce à  des personnes qui y auront été abonnées et qui auront eu tendance à lui faire croire que ce genre d’idées était à la pointe d’un développement acceptable pour nos sociétés. Sans qu’il le sache, elles se seront donc imposées à lui, tout comme la télévision sait influencer aujourd’hui l’esprit de nombreux téléspectateurs mais aussi l’esprit de ceux qui refusent de l’allumer.

« L’art d’être écolier » en 1969 résume bien ce mouvement. Cette publication reprend un pamphlet de 1850 sur la peur des adultes de l’époque de voir les écoliers prendre le pouvoir. Après 1968, le Reader’s Digest tente de rassurer son lectorat conservateur. Dormez tranquille petits Français, le monde a toujours été le monde et sera toujours le monde, nos peurs ne sont qu’illusions et les changements sociaux un progrès. En prenant un peu de distance, nous serions plus sages. Nous nous apercevrions qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil et que tout restera à l’identique :

art

Tout a changé depuis et pour le pire : baisse du niveau scolaire, illettrisme, abandon ou abus des/sur les enfants.

Dans le même état d’esprit beaucoup de gens se servent du texte de Platon sur la jeunesse pour dire que le monde reste le même quoi qu’on fasse (7) et qu’il faut s’y faire. Ce genre de texte serait d’ailleurs affiché dans de nombreuses salles de professeurs.

Toutes ces personnes savent-elles que lorsque Socrates prononce ces mots, la Grèce est en pleine période de décadence, et deviendra petit à petit un amas de ruines ? Non, ils rigolent de leur propre société décadente sans le savoir à travers des vérités qu’ils jugent éternelles, et qui le sont d’un certain point de vue, même s’ils ne le comprennent pas.

Il serait donc urgent de sortir des caricatures bêtes qui nous ont été proposées depuis des années et revenir à la profondeur de la théologie catholique. Ce serait un minimum à prendre en compte avant d’avoir la prétention de la dépasser. Or aujourd’hui, le niveau en est arrivé tellement bas qu’on résume l’éducation à un laisser-faire qui pourrait s’insinuer partout. Laisser l’individu à des choix personnels et en faire une morale sociale livre les petits, pieds et poings liés, devant les forts de ce monde. Ainsi les femmes peuvent tuer leurs enfants dans leur propre ventre, les marchands peuvent vendre et acheter des utérus humains de pauvres en toute bonne conscience (8), la société peut suicider les personnes en fin de vie, personne n’est plus capable de réfléchir à un niveau global, ni même sur les conséquences de ses propres actes et pensées. Les individus se retrouvent dès lors démunis face à des forces qui les dépassent et qu’ils identifient à Dieu.

Ces forces là, bien que puissantes, ne sont pas Dieu, elles sont le diable du laisser-faire, du laisser-aller. La lutte contre le diable est une lutte qui appartient à chaque génération comme le dit si bien Benoit XVI. En cela, rien ne change. La nôtre doit en endosser le fardeau et accepter de porter sa croix. Cette dernière est d’autant plus lourde que la génération antérieure à la nôtre, a refusé de nous soulager d’une charge qui lui appartenait. Nous devons pourtant la reprendre à notre compte malgré les errances de nos aïeux. La lutte perpétuelle pour le bien dans le monde ne peut être abandonnée aux conséquences d’une immanence diabolique qui flatte l’immaturité en nous, la manipulation, la médiocrité, et toutes nos tendances laxistes.

 

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1 « Féminisme et ultra-liéralisme avant 1968 dans les publicités du Reader’s Digest », Aimeles du 15/04/2014.

 

2 « Suivi en temps réel de la féminisation depuis mai 1968 », février 2014, Aimeles.net.

 

3 Wikipédia de Marya Mannes au 29/05/2014

 

4 « La population de la France depuis 1940″, Insee 1996.

 

5 « Les Français font moins l’amour qu’avant », Figaro madame du 26/05/2014.

 

6 « La théorie du genre, un outil au service du totalitarisme », Englishmanif.blogspot.fr 23/04/2013.

 

7 Platon sur la jeunesse et l’excès de liberté, platodialogues.org mai 2012.

 

8 « La GPA en vérité », Aimeles décembre « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.