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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

nous avons vécu une régression terrible, et que toutes les découvertes scientifiques auraient pu avoir des effets positifs, si nous avions accepté de les mettre au service du développement humain au lieu de croire en la force de notre propre avidité. En outre, remonter le temps nous permettra peut-être en tant qu’hommes, d’assumer un travail d’introspection que nos aïeux n’ont pas su mener collectivement jusqu’au bout et de manière consciente. S’il est plus difficile de revenir sur soi que d’interroger le monde, surtout en période de dégénérescence, peut-être qu’en prenant conscience d’où nous venons, quelle a été la pensée de ceux qui nous ont engendrés, et surtout comment ce processus d’anihilation a pris corps pour détruire nos ancêtres, nous pourrons peut-être relever le défi que les femmes et la société libéralo-communiste nous proposent.

 

 

Avertissement sur l’emploi du terme « fabrique à consentement ».

 

Si j’utilise dans le titre de mon article, un terme que Noam Chomsky a largement contribué à vulgariser, « la fabrique à consentement » (la « fabrication du consentement » pour les traductions françaises, traduction qui me semble moins juste), je pense que sa démarche, bien qu’excessivement intéressante, a péché gravement par son incomplétude sur des points essentiels. S’il a bien étudié en lui-même le mécanisme institutionnel de cette fabrique à consentement, s’il a même décrit le rôle des organisations religieuses comme contrepoids à cette mécanique médiatique, son anarchie politique naïve a fourvoyé de nombreuses personnes. En le suivant sur son chemin intellectuel, les tenants de sa démarche en ont oublié que le vrai problème c’était eux-mêmes, leur moralité, leur situation pécheresse, leur passé, leur histoire et au final, leur liberté. En éfleurant seulement la responsabilité religieuse de chacun, en niant l’importance des phénomènes de croyance dans la marche de nos démocraties, en ménageant les susceptibilités individuelles, en pensant le dialogue et la médiation par des cas de politiques concrets et non par des exemples personnels de décision humaine, il a permis qu’une dissidence devienne aussi aveugle que le pouvoir qu’elle avait contesté. Ses dénonciations se sont donc faites à juste titre, mais elles n’ont pas permis une prise de conscience efficace. Au contraire, elles ont alimenté une nouvelle fabrique à bonne conscience pire que celle d’hier. Voilà comment le féminisme a pu s’imposer sous ses yeux et avec son soutien comme nouvelle forme de fabrique à consentement en renouvelant le capitalisme dans ce qu’il avait de plus destructeur. Si on n’y prête garde en général, et surtout si on exclut l’examen de conscience religieux d’une prise de décision ou d’une idéologie, la dissidence d’hier engendre forcément la fabrique à consentement d’aujourd’hui. Cette dissidence alors soulagée de tout examen moral n’est plus freinée dans ses ambitions intellectuelles et accouche d’une société pire que celle qu’elle se targuait de dépasser. Ici, nos dirigeants passés emprunts de religiosité chrétienne ou contraints par ce cadre, ont laissé place à des personnes qui organisent maintenant le consentement sous forme matérialiste/laïque et peuvent se donner bonne conscience à meilleur compte qu’avant. Libérés de toute incarnation de la rédemption, ils s’imaginent être capables de défendre seuls, et plus qu’avant, la veuve et l’orphelin. En fait, ils en sont venus à pratiquer le mal sans même s’en apercevoir. Car les péchés d’hier sont les mêmes que ceux d’aujourd’hui, tout comme les vertus dont un être élevé doit s’armer pour réussir à se dépasser. L’être qui ignore cette constante vit en aveugle tout en étant imbu de son handicap. Il est amené à multiplier les erreurs et à vivre en parasite de ce monde mais restera persuadé d’agir au mieux. On ne peut agir au mieux sans cadre religieux. Ce genre de forfaiture dure autant que l’argent coule à flot. Nous en voilà, for heureusement, au bout.

 

Précision sur la validité scientifique de mon travail.

 

J’ai pu étudier une trentaine d’exemplaires du Reader’s Digest, soit une vue d’ensemble pour 8 années d’après-guerre. La plupart des exemplaires que j’ai pu récupérer se concentrent entre 1954 et 1966. Vous trouverez souvent un article féministe par numéro, plus rarement deux, pour la simple et bonne raison que les articles qui attaquaient la famille se répartissaient de manière uniforme : un ou deux à chaque numéro. Je ne crois que cette répartition ait été le fruit du hasard. Au-delà des nécessités d’édition qui imposent de varier les sujets, je pense que le rythme de bourrage de crâne féministe envers des femmes de « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.