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AIMELES Antiféminisme

La fabrique à consentement : l’exemple du féminisme dans les éditions du Reader Digest avant 1968 (2/2)

Publié le 4 juin 2014 par Léonidas Durandal à 14 h 02 min

de la richesse plutôt que de faire naître une génération nombreuse. En tout état de cause, notre transition démographique devra s’achever par le travail salarié et généralisé des femmes, phase ultime du progrès. Et pour ce faire, la femme doit d’abord prendre conscience de la pauvreté matérielle qui est la sienne et vouloir la dépasser. Tel est le sens de « Ne touchez pas à mon standing ! » en 1961, article tiré du best seller de Jean Ferr (Jeanne en Français) « Ne mangez pas les marguerites ».

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Formée à l’université catholique, Irlandaise d’origine, elle écrit sur le ton de l’ironie et évoque l’isolement et les privations d’une épouse « moyenne ». Que cette femme ait été ô combien plus riche que ses mères n’a aucune importance ici. Il lui faut se fixer de nouveaux objectifs de consommation supérieurs aux anciens mais qui sont jugés comme raisonnables. Cette femme mime donc des conditions de vie difficiles qui ne sont pas les siennes, en ne voyant que par ses manques, et indique à ses soeurs le chemin à suivre : celui de l’insatisfaction. Consommer certes, mais consommer d’autant plus, il faut se mettre à produire. En 1960 Betty Lou Raskin avec « Une femme a aussi sa place au laboratoire » traite déjà de la question de la sous-affection des femmes pour les matières scientifiques.

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Le trimestriel cherche à les inciter à s’engager dans ces filières. Hommes et femmes ne sont pas différents, ils peuvent bien entendu faire les mêmes métiers ! Et puis, on manque d’ingénieurs. Durant plusieurs décennies, Betty Lou Raskin sera présentée comme un modèle de foire ayant réussi. On oubliera de préciser qu’elle n’aura ni enfant, ni même mari, et que toute sa fratrie dont une soeur bien placée sera presque aussi infertile qu’elle.

En 50 ans, le discours sur l’investissement des femmes dans les matières scientifiques n’a pas changé d’une once alors même que le chômage se sera considérablement développé entre-temps. Envers et contre toutes les évolutions sociales, nos décideurs politiques laissent les garçons s’enfoncer toujours plus dans l’échec scolaire (9) et les femmes ne vont pas plus en sciences hier qu’aujourd’hui, tout au moins le regrette-t-on. En réalité, encore un peu et la volonté de placer les femmes sur le marché de l’emploi à tout prix par détruire notre société. Le surcroît de consommation et de production apporté par leur arrivée sur le marché du travail salarié, ne suffit même plus à alimenter une croissance positive, sans parler de nos conditions de vie qui sont devenues pitoyables (célibat, séparations, isolement, pauvreté individuelle…) et ce, malgré la croissance. Combien de temps les quelques restes de notre tradition vont-ils pouvoir encore tenir face à tant d’incompétence ?

 

2.c L’indépendance financière des femmes à la mort de leur mari.

 

« Et si vous mourriez, votre femme a-t-elle les moyens de continuer à vivre dans de bonnes conditions ? »

Telle est la question à laquelle Frank J Taylor, ancien journaliste de guerre, tente de répondre en 1966 dans l’article au titre provocateur « Votre femme a-t-elle les moyens d’être veuve ?« .

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Cette formule déjà pleine d’impertinence, met la femme devant un gouffre autrement plus grand que celui de la mort de son mari. Sa fragilité face aux circonstances de la vie est mise à nu. Car si elle n’a pas su accumuler un petit pécule, mort du mari ou pas, elle sera à la merci de son environnement. Or la société n’est pas prête à soutenir les femmes au foyer autant que les salariées. A l’époque, la pension de veuvage ne préserve pas du tout des risques encourus par le décès de l’époux. Aujourd’hui même, après des années de soi-disant « progrès », la pension de reversion pour une femme n’est que de la moitié de ce que gagnait le mari. Autant dire que tous les pauvres ne peuvent se permettre le luxe d’un décès du chef de famille dans un monde où les solidarités intra-familiales tendent à disparaître. Ils devront donc envisager de s’en sortir autrement, ce mouvement se renforçant d’autant plus que l’Etat mettra en place des lois qui, au lieu de soutenir l’autorité du chef de famille, tendra à la remplacer puis à la faire disparaître. Le père sans autorité, finalement absent, l’homme au chômage, le chef de famille déclassé, n’auront jamais plus la même importance en termes de soutien familial. Le pendant de cette mise à l’écart jettera d’autant plus les femmes dans les bras de l’Etat et/ou du « >

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24 Commentaires

  1. Ping de Léonidas Durandal:

    « Comment France-Info fait passer Anne Hidalgo pour sexiste… », MPI du 18/10/2018.

    Je me demande où était la mauvaise foi, et quel était l’effet recherché. En ce moment, les attaques ne cessent pas contre Anne Hidalgo. En même temps dire qu’un politique s’occupe des femmes, c’est plutôt lui rendre service en général.  Bref, cela mériterait d’en savoir plus.

  2. Ping de Léonidas Durandal:

    (Vidéo) « Propaganda – La fabrique du consentement – ARTE » Arte +7 du 29/05/2018.

    Evidemment, les gens sont des imbéciles pour les gauchistes. Somme toute, à part la « libération de la femme », le capitalisme a plutôt réussi dans ses objectifs. Indirectement, ils justifient la propagande, mais surtout, la manipulation. Car leurs solutions n’en sont pas. Evidemment que la société civile doit réussir à s’organiser contre ces trusts. Il n’y a pas d’autres solutions. L’interdiction de la propagande reviendrait à nous priver de nous exprimer. Ce que d’ailleurs les gauchistes ont réussi à faire chez nous, et ce qu’ils entreprennent aux USA.

  3. Ping de Léonidas Durandal:

    « Hollywood prépare un film sur la genèse du mouvement #MeToo », L’Obs du 30/04/2018.

    Est-ce que ce film parlera de la prostitution de la majorité de ces actrices ? Là aussi, où nous apprenons en France que deux femmes ont monté la cabale pour « protéger » leurs soeur, effet ruche oblige.

  4. Ping de julien le jacobite:

    21 pages ! Auriez-vous une version en une page de votre article, qu’on puisse le lire hors-ligne et l’enregistrer ? Je comprends l’idée de présenter en colonnes à la façon d’un livre, mais il faut s’y faire, les règles du livre ne valent que pour le livre… le style contemporain, c’est le rouleau de parchemin…

  5. Ping de Léonidas Durandal:

    « La descente aux enfers de la presse allemande », Bd Voltaire du 31/01/2016.

    Où un ancien journaliste révèle les liens de la presse allemande et de la CIA. La presse, le 4ème pouvoir ? Pas pour les dhimmis des USA.