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AIMELES Antiféminisme

La fabrique de l’image des pères (Edouard Leport nous sert la soupe)

Publié le 16 février 2021 par Léonidas Durandal à 12 h 37 min

celui de sa famille. Sinon, il est accusé d’alimenter le conflit, accusation d’ailleurs proférée par notre thésard (§ 39). Le justiciable homme n’a pas intérêt à apparaître comme querelleur devant madame le juge. Souvent, l’avocate lui fera très vite comprendre qu’il doit être raisonnable s’il veut revoir ses enfants (évitant toutefois de lui détailler les mécanismes de non représentation d’enfants, fausses accusations d’abus sexuels ou de violence, qu’il aurait du mal à imaginer possibles). Or heureusement, d’autres hommes, une minorité certes, ne se plie pas à cette admonestation, et montre la tartuferie d’un tel système. Ce sont les 20 % qui ne s’entendent pas avec leur femme avant l’audience (§ 28), et parmi cette minorité, celle qui demande une résidence paritaire d’avec la mère. Ces hommes là sont considérés comme particulièrement dangereux parce qu’ils mettent à nu les désirs des femmes de s’approprier les enfants pour maintenir une forme de pouvoir social. Ils sont outrageusement discriminés devant la justice, ce que les propres chiffres de notre thésard révèlent d’ailleurs.

 

Pourquoi les pères doivent être abusés par la société en période de décadence 

Notre thésard a beau minorer la proportion de pères injustement traités, jusqu’à la considérer comme nulle, il est un fait qu’ils sont injustement traités. Et il faut qu’ils le soient, car ils servent de contre-exemple, de boucs émissaires, pour tous ceux plus paisibles qui seraient tentés d’avoir de telles revendications. La justice n’aime pas se laisser déborder. Elle a tapé fort durant des années jusqu’à réduire ce chiffre au minimum et ceci afin de protéger le pouvoir des mères. Cependant, persiste-t-il encore quelques fous qui insistent. Ceux-là, nos sociologues féministes sont en charge de dénaturer leur revendication. Elle est grossie lorsqu’il s’agit de fabriquer un danger imaginaire, notamment de réseautage auprès des parlementaires. Ou bien minorée lorsqu’il faut délégitimer la plainte masculine à cause de sa faiblesse (§1).

Je suis d’autant plus à l’aise pour traiter de la question, que je trouve la position égalitaire de ces hommes ridicule, que je l’ai affirmé à plusieurs reprises (1, 2, 3), et que je continuerai à le faire. Ces pères qui se récrient d’être des extrémistes (ils n’osent même pas citer des gens comme moi par peur de l’amalgame § 18), ressemblent comme deux gouttes d’eau à ces féministes qui cherchent à les stigmatiser de manière injuste. Ils ne s’assument jamais en tant qu’hommes et courent tous après la chimère égalitaire. Les uns, pères exclus, veulent rentrer dans le cercle restreint de la respectabilité. Les autres, féministes labellisés, veulent les maintenir au dehors, jusqu’à suggérer qu’ils sont déséquilibrés psychologiquement ( § 21) ou motivés par la simple envie d’avoir le dessus sur leur femme (§ 25). Image d’hommes fous prêts à tout pour avoir raison. Image d’hommes qui refuseraient de négocier avant le juge, incapables de dialogue (§ 27). La résidence alternée et égale n’aurait droit de cité que si l’homme réussissait à convaincre son épouse avant la rencontre avec le juge. En matière de domination, pas de meilleure preuve de la domination des femmes. 

Car oui, contrairement à ce qu’avance notre auteur, un homme peut s’occuper plus des enfants que sa femme, travailler en même temps, et pourtant être débouté devant la justice. Ce genre d’homme n’est pas forcément un affreux antiféministe plein d’arrières pensées comme notre auteur l’affirme (§ 2). Ce serait trop facile. Des statistiques de répartition des taches ménagères faites à partir de déclarations parfois mensongères de femmes intéressées, n’expliquent d’ailleurs en rien, des différences individuelles. Il arrive qu’une mère soit une grosse fainéante, et qu’un homme ait été le cocu du discours féministe. Si je trouve personnellement que c’est bien fait, la manière que ces hommes en recherche « d’égalité » ont d’être brimés, m’offre là une occasion de plus de dénoncer cette mascarade idéologique, qui n’est qu’une autre de ces armes de destruction massive contre notre civilisation. D’un côté des pères féministes brimés, et de l’autre des thésards féministes qui ne veulent pas s’imaginer pouvoir leur ressembler, et prêts à tous les amalgames possibles entre masculinisme et antiféminisme pour parvenir à leurs fins. Les uns comme les autres me font horreur parce qu’ils sont le ventre mou de notre envie collective de disparaître.  

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