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AIMELES Antiféminisme

La fabrique de l’image des pères (Edouard Leport nous sert la soupe)

Publié le 16 février 2021 par Léonidas Durandal à 12 h 37 min

au lieu de partir du vécu des personnes, et jugent que les seules raisons qui concourent à leur apparition sont un sexisme issu d’un système de « domination patriarcale ». Comment peuvent-elles en arriver à un tel résultat ? En sélectionnant les critères qui les intéressent, critères de réussite au masculin par ailleurs, et ignorant les autres, puis en accusant les hommes d’arrières pensées quand ça ne suffit pas. Pour l’exprimer plus clairement, le critère de réussite principal utilisé par ces faussaires, est l’insertion sociale. Dans un monde matérialiste, elle définirait tout. Si nous étions dans un monde matérialiste… Or ce que l’univers entier constate depuis l’aube des temps, c’est à quel point les relations humaines ne sont pas matérialistes, combien les intérêts matériels même cachent des sentiments d’avidité, de jalousie, de concupiscence ou autres, qui s’opposent souvent à l’intérêt premier. Combien les rencontres sont faites d’attirances ou de répulsions irrationnelles ou pour le moins, inconscientes. L’avidité matérielle explique peu le fonctionnement du monde, encore plus rarement les relations personnelles, alors même que cette avidité matérielle s’explique très bien par des failles sentimentales issues de l’enfance plutôt que par un intérêt bestial. 

En somme, pour ces idéologues, l’idée simpliste d’un père animal qui oppresserait le monde, expliquerait tout, et pourquoi pas la relation mère enfant, dont le père est pourtant, pratiquement exclu dans les âges les plus importants du petit. Ridicule ? Non, féministe. En contrepoint d’un père monstrueux, la mère n’apparaît toujours pas, si ce n’est comme « victime ».

Maintenant, si j’accréditais le point de vue matérialiste des féministes, pourquoi celles-ci ne veulent pas intégrer l’immense détournement de moyens organisé au profit des femmes et de tout temps, en particulier dans nos sociétés occidentales par le biais de l’impôt et des lois ? Pourquoi le fait avéré que les femmes sont les principales bénéficiaires des régimes sociaux, légaux, et matrimoniaux, n’est jamais interrogé par ces féministes qui ne voient pourtant que par l’argent ?  

 

Des pères qui n’ont pas le droit d’être des victimes

Il serait donc un comble que, comme les femmes, ces pères s’approprient ce statut de « victime » pour mieux être reconnus, ou plutôt, pour asseoir leur « domination patriarcale » comme les féministes l’avancent. Du coup, pour notre auteur de thèse, cette volonté d’apparaître comme « victimes d’un système inégalitaire » ne serait qu’une ruse d’oppresseur. Ici, les pères demanderaient l’égalité que les féministes demandent, mais de manière malhonnête, contrairement à elles.

En vérité, la revendication égalitaire des uns entre en résonance avec celle des autres, pour devenir reproche. Toujours le même mimétisme égalitaire simiesque, qui finit par l’écrasement du plus faible, ici les hommes. Car notre auteur le reconnaît lui-même : les hommes utilisent ce discours égalitaire pour être légitimes auprès des pouvoirs publics. Plus encore doivent-ils reprendre le discours féministe pour être entendus (§ 11 : « égalité parentale, coparentalité, résidence égalitaire« ).  C’est dire à quel point ils n’ont pas les outils pour se défendre, puisqu’ils en sont à devoir reprendre le vocabulaire féministe pour avoir l’espérance d’exister politiquement.

Plus largement, pour notre auteur, l’égalité est vécue comme une valeur qui devrait bénéficier uniquement aux femmes, posture dont il reconnait qu’elle est adoptée par l’état (§ 13). Soit le contraire de l’égalité. Mais comme je l’ai démontré un peu plus haut, ce désir d’égalité, n’est qu’un désir d’abuser les hommes. Il est à sens unique puisque par définition la catégorie « femme » est considérée par les féministes comme minorité oppressée.

Pour approcher le ridicule d’une telle posture, nous sommes dans des démocraties où les femmes représentent une majorité des électeurs, et où pratiquement, en tout cas en France, elles décident du sort des élections depuis qu’elles ont le droit de vote.  Et ce n’est qu’un exemple pris parmi des dizaines d’autres : la « minorité » femme est majoritaire, privilégiée au niveau légal ou patrimonial, sans même parler des relations humaines où elles dominent depuis toujours. Comme minorité oppressée, on a vu pire.   

L’ « égalité » mise en avant par tous les protagonistes, c’est la guerre et le désir de guerre. Elle nourrit le monstre, notamment féministe, hommes et femmes en venant à se jalouser. L’homme est un monstre de revendiquer l’égalité. Et s’il ne la demande pas, il contribue à encourager l’infériorisation des hommes. En somme fait-il toujours mal, quoi qu’il demande. A vouloir passer pour une victime (§ 17), le voilà accusé d’être irresponsable, de ne pas vouloir assumer. Allons « >

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