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AIMELES Antiféminisme

La fabrique de l’image des pères (Edouard Leport nous sert la soupe)

Publié le 16 février 2021 par Léonidas Durandal à 12 h 37 min

Aquitaine, la première année de mise en place du recouvrement par la CAF, le dispositif a coûté presqu’aussi cher que les sommes recouvrées, sommes qui auraient été majoritairement récupérées par le système habituel. Passons sur la bonne allocation des moyens dans un pays qui ressemble de plus en plus au tiers monde, et penchons-nous sur cette vérité : s’il y a un système de recouvrement étatique, il doit bien y avoir un problème. Mais pour prouver cette assertion, il faudrait que les femmes portent plainte. Or elles ne le font « pas assez » selon notre auteur. Pas de bol. Cette fois, la prise de responsabilité n’aurait plus cours. L’excuse de minorité mise si souvent en avant par les féministe quand elles raisonnent sur les femmes, ne permettrait pas à ces femmes de faire valoir leurs droits dans un milieu pourtant entièrement dévolu aux femmes (femmes juges, travailleuses sociales, femmes dans les caf, dans les postes de greffier, et même maintenant à l’accueil dans la police…) . Et elles ne porteraient pas assez plainte alors qu’elles subissent des discriminations majeures… discriminations inventées de toute pièce ou qui en tout cas, ne reposent sur rien d’observable. 

En fait, notre auteur va jusqu’à ignorer que les filles-mères n’ont pas besoin de porter plainte pour obtenir gain de cause, eu égard aux moyens de répression énormes qui pèsent sur les mauvais payeurs. Défenseur de ces dames, il ne veut surtout pas voir que le recouvrement par la CAF n’est qu’un confort de plus pour des femmes qui veulent être payées rubis sur l’ongle, et qui ne supportent aucun retard dans les paiements, même de deux ou trois jours. Et puis, il ignore tout des combines de femmes pauvres pour truander le système, de celles qui avant ce nouveau dispositif,  s’entendaient avec leur ancien conjoint pour falsifier leurs déclarations. Elles touchaient l’argent, avaient le droit à beaucoup plus d’aides, et l’homme pouvait négocier de payer moins auprès de leur petit capo. En résumé, l’homme versait au black à sa femme, et elle touchait le reste en surplus, comme d’un bénéfice. Tant que la plainte rapportera…

Permettez-moi ici de donner un conseil aux hommes qui voudraient voir leurs enfants et qui en ont les moyens : négociez avec votre femme l’achat de temps de présence auprès d’eux. S’il lui est impossible de vous plumer grâce au système judiciaire, votre femme vous déroulera le tapis rouge.

Notre pauvre thésard lui, ignore ces astuces de pauvres. Il pense peut-être que seuls les riches sont capables de corruption. Innocent. La femme pauvre qui n’existe pas contre l’homme qui abuse, le retour. Voilà ce qui arrive lorsque le réel n’est pas étudié sous tous ses aspects, notamment humains. 

 

10 sur 10 pour tout le monde

Les demandes des hommes devant la justice seraient très majoritairement comblées. Tout comme celles des femmes. Notre monde patriarcal satisferait les pères comme les mères, mères qui seraient sous l’emprise d’un système de domination qui les obligerait à s’occuper de leurs enfants. Le ronron universitaire féministe pourrait continuer de plus belle. Rien ne justifierait de dire que les rendus des hommes seraient différents des rendus de femmes, même au sein d’une justice entièrement féminisée, puisque c’est l’état qui le dit, et malgré les récriminations montantes envers le monde judiciaire. Tout irait dans le meilleur des mondes patriarcal qui recruterait pourtant à tour de bras des juges femmes (§ 32). La cohérence ? Aucune.

Que les rendus de femmes soient identiques à ceux des hommes, je suis prêt à le croire. Mais que notre homme, comme tout bon féministe, n’interroge pas la féminisation de la profession, et plus encore la possible féminisation de décisions masculines, je ne peux pas valider ce double standard. Car pour les féministes, combien de femmes sont accusées d’être complices du patriarcat quand elles défendent des positions antiféministes ! Mais l’inverse n’existerait pas : des hommes ne défendraient jamais des positions féministes comme notre thésard burné avec tous ses raisonnements basés sur un système de « domination patriarcale » ! C’est y aller un peu fort dans l’aveuglement. 

 

Le père machiavélique

Le méchant père machiavélique embrumerait les esprits, abuserait de statistiques auxquelles il donnerait trop d’importance. S’il demande une loi sur la résidence alternée automatique, ce serait pour imposer les enfants à la mère (§ 37). Se déclarant individuellement inapte, il ne les verrait alors qu’une semaine sur deux et la moitié « >

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